Manger sans télé, un challenge à relever

Quel dilemme !
Quel dilemme !

La plupart des soirs, lorsque je dine chez moi, je mange sur ma table basse en zieutant d’un œil la télé et en pinant de l’autre (n’y voyez rien de sexuel, je passe juste mon temps sur Pinterest !).

Je ne prête donc pas grande attention à ce qu’il y a dans mon assiette. Et le midi au bureau c’est pareil. Autant dire que je ne suis pas un des premiers principes de la méthode Zermati : la dégustation en pleine conscience.

Et puis je  suis tombée sur la version anglaise de super nanny, si si ! Elle montrait le comportement des enfants mangeant devant la télévision et ceux mangeant, à table, en famille. Le résultat était plutôt étonnant. Les gamins ne faisant absolument pas attention à ce qu’ils ingurgitaient, ne coupant même plus leur nourriture. Ils étaient complètement obnubilés par la télé. Et moi je dois être complètement obnubilée par mes écrans !

J’ai donc décidé de tenter l’expérience et d’éteindre la télé, la tablette et d’éloigner le téléphone, le temps de mon diner.

Oh que oui !
Oh que oui !

Ayant pas mal de troubles alimentaires, me concentrer sur mon repas est plus que difficile pour moi. Soit j’engouffre tout vite fait bien fait, soit j’essaye de déguster ce que mange mais sans grande conviction. Je dois bien avouer que ces exercices de dégustation m’ennuient… Je n’arrive pas à prendre mon temps, je m’énerve de ne pas y arriver, bref… Et puis les jours de grosse contrariété c’est mission impossible de faire coïncider nourriture et raison.

J’essaye donc de faire cet exercice à ma façon, en prenant le temps, sans me mettre la pression. Je mets de la musique (j’en profite pour découvir de nouveaux albums sur Deezer), je m’installe à ma »vraie » table, je me prépare un joli diner. C’est une habitude à prendre. Lorsque je dine avec des amis, j’essaye, là encore, de prendre mon temps. De finir la bouchée précédente avant de commencer la suivante.

Ca prend du temps de faire à nouveau ami-ami avec la nourriture mais je suis certaine que c’est tout bénef pour l’avenir.

Et vous, des astuces pour nouer une bonne relation avec votre assiette ?!

 

Conseils pour calmer une période d’hyperphagie

keep calm

Je n’avais pas fait de crise d’hyperphagie depuis un bon moment mais les soucis m’ont rattrapé et avec eux un besoin de compenser en mangeant…

Dur de se raisonner lors de ces crises mais j’essaye tout de même de limiter les dégâts et de ne pas reprendre tous les kilos perdus durant cette période un peu difficile…

Voici donc quelques petits trucs que j’essaye d’appliquer tant bien que mal.

Identifier les raisons de ces crises

La première des choses à faire est de savoir pourquoi on est touchées par ces crises.  Raisons perso, pro, poser des mots sur ses soucis, même si ça ne les résout pas, c’est un premier pas pour calmer ses crises.

Ca peut aussi aider de noter ce qu’on mange, quand, et comment on se sent à ces moments là. Ca permet parfois d’identifier les émotions qui nous traversent et sur lesquelles on n’arrive pas toujours à mettre des mots sur l’instant. C’est d’ailleurs une des méthodes du Dr Zemati.

Pas de changement alimentaire radical

Je crois que ma plus grosse erreur dans le passé à été de vouloir, après chaque crise, me remettre dans une dynamique alimentaire stricte. Passer de gâteaux, pâte et frites à des légumes et des yaourts, c’est juste impossible à tenir sur la durée (voire même sur une matinée !). Le changement doit se faire progressivement. Le lundi on stoppe le gouter si l’on n’a pas faim, le mardi on troque son Twix de l’après-midi contre un yaourt un peu sympa, etc…

Manger des choses fun

Comment réintroduire des aliments sains au cours de crises alimentaires ? Il faut pouvoir trouver des aliments /recettes assez consistantes tout en étant légères. Pas facile hein ?! J’échange mes gratins de légumes contre des cakes, plus consistants mais toujours avec des légumes. Je troque également les pommes de terre contre des patates douces à l’Index Glycémique moins élevé.

Mais souvent, durant ces périodes d’hyperphagie, je n’ai pas envie de passer trop de temps en cuisine et je craque facilement pour des plats tout prêts. J’aime bien alors aller chez le traiteur chinois pour manger des rouleaux de printemps, des vapeurs ou des légumes sautés.  Ca remplit bien et c’est tout de même moins calorique qu’un kebab !

too much food

Ne pas culpabiliser lors d’une crise.

Pas toujours évident car les crises nous poussent à manger n’importe quoi en très peu de temps (c’est la culpabilité qui nous poussent aussi à ingurgiter aussi vite).

Ok, on n’arrive pas à s’arrêter de manger. On a envie de bouffer des tas de trucs, sucrés, salés, gras, caloriques, peu importe, on a juste besoin de se remplir. Soit. Alors autant prendre du temps pour choisir des aliments qui nous font vraiment envie et pour tenter de les déguster (Zermati est encore passé par là !).

Quitte à avoir une crise de bouffe comme je les appelle, autant profiter de ce qu’on ingurgite et manger des aliments de qualité.

Penser à soi

Il est important durant ces périodes peu agréables de continuer à prendre soin de soi, à faire des choses uniquement pour soi. J’essaye de mon côté de profiter du moindre rayon de soleil, tellement bon pour me remonter le moral.

En bref, il faut s’occuper dès qu’on le peut en faisant des choses divertissantes, qui nous sortent d’un quotidien un peu morose.

Se raisonner pour retrouver petit à petit sa faim

S’il était si facile de s raisonner ça se saurait ! Mais prendre le temps de réfléchir avant d’engloutir le moindre gâteau peut vraiment être salvateur. Résister à une impulsion alimentaire c’est  se prouver qu’on arrive à être plus forte que l’hyperphagie. C’est aussi avoir une meilleure estime de soi, primordiale pour se sentir mieux en cas de gros coup de blues. Et n’oublions combien il est meilleur de manger lorsque la faim réapparait…

Bouger

Je ne suis pas allée à un cours de sport depuis une dizaine de jours. Je sens que ça joue beaucoup sur mon moral (et sur mes fesses !). Bouger, ne penser à rien d’autres qu’aux instructions données par le prof permet de me vider la tête pendant 1 heure et c’est toujours ça de pris. Prendre l’air, marcher, aller nager, à chacune de trouver l’activité qui lui convient et qui lui permettra de s’évader quelques heures par semaine.

J’espère que ces quelques petits trucs pourront aider certaines à trouver leurs propres solutions face à l’hyperphagie. D’autres astuces ? Je prends !

Une question de poids

Shootée (et un poil retouchée) par Skulicious.com !
Shootée (et un poil retouchée) par Skulicious.com !

Ce blog est rythmé depuis 3 ans (entre autres, heureusement) par mes problèmes avec la nourriture, ma prise de poids pour cause de ruptures, chômage, mal-être, mes essais Zermatiens, etc…

En novembre j’en ai eu marre. Marre de ne plus être aussi en forme physiquement, marre d’être essoufflée en montant les marches avec mes sacs de courses et puis, il faut bien l’avouer, marre de ne plus pouvoir enfiler toutes ces fringues prenant les ¾ de mon armoire (et les 4 boites glissées sous mon lit) !

Je n’ai pas eu un déclic à proprement parler (mise à part une sale photo dont l’auteur se reconnaîtra !). J’avais enfin accepté que je pouvais plaire telle quelle et que ma confiance en moi ne s’était pas dégradée mais tout le contraire ces derniers mois. Ma vie n’allait donc pas fondamentalement changer en mincissant, puisque je sais que beaucoup de gens m’apprécient telle que je suis. C’était plus une question de santé et une envie de profiter à fond de mon voyage à NY sans avoir mal aux gambettes au bout d’1 kilomètre !

Je suis donc allée voir mon médecin et lui ai expliqué la situation. Je vous rappelle qu’il est contre tout régime et que c’est lui qui m’avait fait découvrir Zermati.

Il a parfaitement compris mon envie et surtout mon besoin de voir mon poids vite descendre sur la balance les premiers temps histoire de rester motivée.

Il m’a donc prescrit (à contrecœur je crois !) en gros, de manger des protéines le midi et de la soupe (n’importe laquelle) le soir.

Autant vous dire qu’au bout du premier sachet de protéines, il était hors de question que je continue ! Trop dégeu ces trucs là ! (Mon médecin me l’a dit plus tard mais il le savait à l’avance !).

Alors j’ai concocté mon propre «programme » piochant ici et là des recettes protéinées, lights,… pour le midi. Le soir je m’en tenais à ma soupe. Evidemment, je ne me privais pas de restos entre amis, faut pas déconner… Et mes compulsions alimentaires se sont considérablement arrêtées, voire envolées. Alors c’était ça le truc ? Etre plus stricte envers moi-même pour faire la paix avec la nourriture ?

Bien sûr j’ai gardé la notion de manger uniquement lorsque j’ai faim de mon cher Zermati. Et là encore, je ressens une plus grande facilité à suivre sa devise. Le soir pas faim ? Je ne mange pas (et passe ma soirée sur Pinterest !)

Bon, le bilan ?! Alors le premier mois j’ai perdu 6 kilos. Beaucoup trop m’a dit mon médecin en me sermonnant (surtout sur le fait que je n’étais pas encore suffisamment fière de moi) ! Pourtant promis, je ne me suis pas affamée, loin de là. En décembre les choses se sont gâtées dû à quelques petits tracas et bien sûr au fêtes de Noël dont je n’allais pas me priver (ma mère cuisine trop bien que voulez-vous !). J’ai repris 1.5 kilos. J’étais bien sûr un peu contrariée mais pas grave, on reprend calmement et tout ira bien ! Et à ce jour j’ai perdu 8 kilos.

Le chemin est long mais je suis plutôt fière de moi et surtout, au-delà du poids perdu, le plus important est de m’être débarrassée de mon aphagie, une vraie victoire ! Plus de compensation par la nourriture et je respecte ma faim.

Attention ! Je sais que cet équilibre est encore fragile. Que j’ai besoin de temps pour être vraiment « guérie » mais je sais aussi que ma force réside dans le fait que je me suis acceptée avec mes kilos en trop avant d’entamer ce programme.

Je ne vais pas mentir, bien sûr que j’ai hâte de maigrir, seulement je ne peux pas le faire à n’importe quel prix. Les privations de régimes dangereux j’ai connus et elles m’ont sans doute en grande partie amenée à mes problèmes de nourriture.

Voilà le récit de cette perte de poids. Je ne la vois pas vraiment sur moi. Mais hier j’ai vu une amie que je n’avais pas rencontrée depuis fin octobre et qui m’a assurée que « ça » se voyait. Elle a sans doute dit ça pour me faire plaisir mais je m’en fiche, ça m’a fait du bien de l’entendre !!!

Je ne renie aucune parole prononcée sur ce blog. Je suis toujours contre les régimes affamant, les régimes qui n’ont pas lieu d’être, les médecins qui prescrivent des diètes strictes à des gamines juste mal dans leur peau sans prendre la peine de leur parler. Je suis à fond pour la méthode Zermati mais parfois, certaines personnes, comme moi, ont du mal à gérer les permissions !

Je continue mon petit bonhomme de chemin, sans objectif précis (« c’est scier la branche sur laquelle on est assis » dixit mon médecin). J’aurais toujours des « rondeurs » mais je m’en fous, je sais qu’on peut m’apprécier avec alors, pourquoi m’en priver complètement ?!!!

Avant j’étais tout le temps au régime, mais ça, c’était avant… Zermati !

Non !

Plus jeune j’étais mince. Oui j’avais des hanches, des cuisses mais j’étais mince, et finalement je ne me sentais pas trop mal dans mon corps. A la sortie de l’adolescence je faisais un petit 38 et ne me préoccupais pas trop de mon poids. Mes parents ne m’ont jamais incité à faire un régime, ne m’ont jamais dit que j’étais rondouillette, enfant,  ou que je devais changer (et je les en remercie vivement).

C’est toute seule que je suis tombée dans mon premier régime. Hyperprotéiné avec sachets… J’allais avoir 20 ans et pendant plus de 2 mois, je n’ai mangé que des milkshakes dégeu.

Ah, oui j’ai maigris. Même trop ! J’avais perdu le peu de sein que j’avais à l’époque et ce n’était vraiment pas joli. Je n’ai pas été suivie pour la stabilisation. J’avais juste une liste d’aliments à bannir. J’ai donc regrossi mais raisonnablement. J’étais toujours mince avec des formes, j’avais le corps qui me convenait voilà tout.  Mais j’étais tombée dans le cercle vicieux du contrôle de mon corps. Je savais que je pouvais le faire obéir, être toujours plus mince, me priver de certains aliments, être euphorique en rentrant dans du 36 ; j’avais mis le doigt dans l’engrenage.

Un régime en entrainant un autre, j’ai alors essayé tout un tas de trucs, hypocalorique avec un petit bouquin récapitulant toutes les calories qui me suivait partout, le régime d’un ex qui consistait à manger pratiquement la même chose tous les jours, le régime IG, etc… Avec cet inévitable effet yoyo entre ces diverses méthodes amaigrissantes…

Mais un jour,  à force de frustration, d’interdits, de quantité limitée, j’ai complètement rejeté cette notion de régime. Après une rupture et un chômage difficile il m’est devenu impossible de me priver, de peser mes aliments, de me retenir devant un gâteau, bref j’ai connu alors une complète euphorie alimentaire. Je m’auto punissais de toutes ces privations que j’avais infligées à mon corps. Non, on ne peut vivre sous contrôle toute sa vie sans un jour péter un câble (surtout lorsqu’on vit des moments difficiles)!

Et puis j’ai découvert la méthode Zermati dont je vous ai déjà parlé (cf le menu des tribulations zermatiennes).  Pour rappel rapide, il s’agit d’écouter sa faim. De manger lorsque celle-ci se fait sentir et d’arrêter lorsqu’on ressent la satiété. Bien sûr c’est légèrement plus compliqué que ça surtout lorsqu’on ne sait plus du tout écouter son corps ni les signaux qu’il nous envoie. Mais c’est tellement libérateur et déculpabilisant !

Mensonges, régime Dukan et Balivernes, hâte de le lire….

 

Tout ce petit laïus pour vous parler de ce nouveau site no-régime lancé par les docteurs Zermati et Apfeldorfer. Ils nous alertent sur les risques des régimes amaigrissants qui nous font trop souvent tomber dans les Troubles du Comportement Alimentaire. Il existe d’autres moyens pour se réapproprier son corps, pour mincir et se sentir enfin bien dans sa peau !

Vous y trouverez également une pétition contre les régimes, bien trop souvent prescrits sans suivi, que je vous invite à signer si vous aussi, vous êtes une victime des régimes !

Il serait temps qu’on arrête de parler contrôle et qu’enfin nous apprenions à écouter notre corps, nos besoins. Il serait temps que les médecins aient d’autres solutions aux problèmes de poids que les régimes frustrants sans suivi et sans discussion avec leur patient. Il serait temps d’arrêter de vouloir rentrer dans un moule (taille 36 !) et de se comparer aux autres.

Chacun est différent, c’est ça qui est intéressant !

Zermati, retour sur mon (petit) parcours

Là où tout a commencer !

Suite à mes derniers billets sur la méthode Zermati, j’ai reçu des commentaires et des questions sur mon propre parcours. Je remercie d’ailleurs celles qui m’ont laissé un message que ce soit pour partager leur propre expérience ou pour m’interroger. Ça me donne encore plus envie de m’investir dans mon parcours Zermati et de le partager avec vous.

Cependant, je ne sais pas si je suis la mieux placée pour parler de Zermati mais toute expérience est bonne à prendre et si cela peut ne serait-ce qu’aider à faire connaitre la méthode, j’en serai déjà heureuse.

Ceci étant dit, sachez surtout que chaque parcours est différent et que chacun rencontre ses propres difficultés, je ne m’impose donc pas grande prêtresse de Zermati !!!

Mais je vais tâcher au travers de ce billet de vous relater mon expérience avec Zermati et peut-être répondre à quelques questions par la même occasion.

Mon médecin a commencé à me parler de la méthode en 2010 je crois. Je ne connaissais ni Zermati, ni Apfeldorfer, ni le GROS. Il m’a juste posé une question : comment fait-on pour maigrir ? J’ai répondu naïvement un truc du genre : manger moins, faire du sport, etc… J’ai été surprise lorsqu’il m’a rétorqué que ce n’était pas la bonne méthode et qu’il fallait seulement manger quand on a faim.

Je m’étais donc renseignée sur le GROS, lu le livre de Zermati et commencé à faire quelques exercices. Encore une fois j’ai voulu avancer trop vite et me suis rapidement heurtée à des difficultés. Et puis la vie s’en est mêlée. Je me suis retrouvée à la recherche d’un emploi, puis j’ai commencé un nouveau job, puis rebelote pour chercher un emploi… Bref, des situations nouvelles et pas forcément faciles à vivre. Du coup j’ai laissé de côté Zermati, mon poids, pour me concentrer sur ce qui m’importait réellement à l’époque.

Fondant aux 2 chocolats, une tuerie !

En juin 2011, j’ai eu la chance de tester le site Line Coaching. J’ai donc voulu reprendre la méthode, j’ai recommencé les exercices mais je me heurtais à la pleine conscience et à la gestion de mes émotions. J’étais comme réfractaire à l’idée de me pencher sur mes émotions qui me faisaient manger. Impossible de mettre des mots là-dessus. Mon vocabulaire se trouve totalement restreint lorsqu’il s’agit de parler d’émotions ! J’ai donc abandonné le site. Je crois que j’ai réellement besoin d’un accompagnement plus personnel. J’ai besoin de faire face à quelqu’un à qui je peux poser toutes mes questions et qui prend le temps d’y répondre.

Et puis il y a quelques semaines j’ai repris ce travail sur les émotions avec mon médecin. J’écrirai prochainement un billet à ce sujet. Le fait d’avoir réellement entamé ce travail m’a donné le déclic pour rentrer à nouveau dans la méthode.

Jean-Pihilippe Zermati & Gérard Apfeldorfer

J’ai commencé avec l’exercice du chocolat mais ça ne m’a pas profondément convaincue. Mon médecin m’a conseillé d’aborder le sujet autrement. Si je ne savais pas gérer l’autorisation, je devais m’interdire de manger tant que je n’aurais pas faim. Un bon moyen pour reconnaitre ses sensations !

La première semaine je me suis trouvée tout un tas d’excuses pour manger, pour ne pas écouter ma faim (resto avec une copine, brunch entre amis, …). Marrant de voir comment on peut ruser et louvoyer pour manger…

La deuxième semaine par contre, je me suis lancée le défi de ne manger qu’avec faim. La première journée j’ai attendu qu’il soit 19h pour manger ! Je peux vous assurer que j’ai bien ressenti ma faim ! Cette journée de « sevrage » m’a été d’une aide précieuse pour les autres jours.

Chaque jour, je lis des articles, des témoignages, des livres sur Zermati. Ça me permet de baigner dans la méthode et de découvrir des petites astuces, de l’aide.

Une des nombreuses illustrations du site Line Coaching

Ce qui est très important également c’est de prendre note de ses journées. Je ne note pas forcément ce que je mange. Mais quand je mange ! Ça me permet de m’arrêter pour réfléchir 2 minutes avant de manger : ai-je vraiment faim ou seulement envie de manger? Le travail sur les émotions m’est alors d’une grande aide, mangeant la plupart du temps pour calmer une angoisse, remplir un vide, …

Une chose également importante c’est de cuisiner. Si j’ai envie de sucré, je me cuisine un gâteau. Le temps de cuisiner un bon petit plat et parfois je n’ai plus faim ! Et puis c’est encore plus savoureux de déguster cette nouvelle recette chopée sur Hellocoton !

J’ai encore bien sur des compulsions mais moindres. Pour l’instant je mange souvent au-delà de ma faim. Ce n’est pas grave, je me concentrerai sur la satiété plus tard, j’ai compris que je ne pouvais pas tout mener de front. Je consolide déjà mon travail sur les émotions et la faim. Il ne faut pas se mettre trop de pression car c’est tout de même pour notre bien qu’on entame ce processus !

Ainsi, j’essaye de ne pas trop me projeter dans l’avenir avec des questions telles que « vais-je perdre du poids ? », «mes compulsions vont-elles cesser ? ». Un jour après l’autre ! Toute petite victoire est bonne à prendre. Me coucher en sachant que je n’ai pas mangé au-delà de ma faim et que la nourriture ne me manque pas, ne pas me relever pour finir la plaquette de chocolat, passer plus de temps devant mon assiette, sont des petites réussites que je note scrupuleusement !

Je sais qu’en 3 semaines j’ai fait plus de progrès qu’en 2 ans ! Il suffit de trouver le bon moment et d’accepter de renoncer à ce qu’on connait en matière de nutrition.

Je perds du poids doucement. Et surtout lorsque j’ai une compulsion, je ne me traumatise plus. Je sais que le lendemain j’aurai faim plus tard. C’est certes un travail à long terme mais le bénéfice est bien plus important que celui d’un simple régime. Ce n’est pas qu’une question de poids c’est surtout une réconciliation avec la nourriture.

 

Edit du 20 juin : un petit concours ici bien appréciable pour toutes celles qui souhaiteraient essayer le site Line coaching et la méthode du dr Zermati !

Zermati : Envers et contre tous

Miam !

En appliquant la méthode Zermati, je me suis vite rendue compte que j’allais être seule contre tous !

Finis les régimes, finie la notion de calories, finies les restrictions, finis les aliments interdits, tabous, finis les 3 repas obligatoires de la journée, bla bla bla !

Or, tous ces préceptes nous sont rabâchés à longueur de journée. Que ce soit dans les magazines que je m’obstine à lire tous les mois, que ce soit à la télé (Special K nous fait bien comprendre que le chocolat c’est le diable mais que grâce à eux on peut en manger en toute sécurité…), que ce soit chez nos médecins.

Il n’y a désormais qu’une seule personne à laquelle je pourrais me fier : moi ! Maintenant c’est ma faim et mes sensations alimentaires que je vais devoir écouter et personne d’autre. Et toc !

Mais ce n’est pas si simple ! Pendant des années j’ai lu tout un tas de trucs sur les régimes, l’équilibre alimentaire et c’est difficile d’oublier tout ça ! C’est difficile de penser que la plupart des nutritionnistes et spécialistes médicaux font fausse route en ne traitant que la quantité de nourriture absorbée sans tenir compte des sensations physiques et des émotions.

Difficile également de ne pas rentrer dans le moule, de ne plus vouloir participer à l’éternel débat comment faire pour maigrir ?, de ne pas se sentir concernée par les messages quasi-subliminaux qui défilent sous les publicités alimentaires. Et puis, il y a ce regard que vous jette les autres lorsque vous tentez de leur expliquez ce que vous faites. Ils vous regardent l’air de dire Encore une bonne excuse pour ne pas te mettre à la diète (mais moi aussi je prends un air ahuri lorsque je leur demande pourquoi ils se forcent à manger le matin s’ils n’ont pas faim…).

J’essaye donc de me rappeler que c’est uniquement pour moi que je fais cette démarche et que si les régimes amaigrissants fonctionnaient vraiment, je serais (restée) très mince !

Et lorsque je me suis  retrouvée dans un supermarché, j’étais complètement paumée ! Au rayon fromage, je n’avais plus besoin de prendre du 0%, au rayon pain, je pouvais prendre autre chose que du complet, au rayon gâteaux, je pouvais prendre autre chose que les « diététiques ».

En fait, je pouvais me laisser guider uniquement par mon plaisir et mes envies : une gamine dans un magasin de jouets avec budget illimité !

Mais j’ai encore du mal à me séparer de mes anciennes habitudes, à acheter des gâteaux ou des confiseries, de peur qu’ils ne fassent pas long feu dans mes placards. Et surtout de peur de ne pas avoir assez confiance dans mes sensations alimentaires. Je ne précipite pas donc pas les choses et y vais à mon rythme. Tant pis si je n’achète pas de gâteaux pour le moment, je le ferai quand j’aurais appris à bien connaitre ma faim.

Tout ce changement prend du temps mais j’ai l’impression que je suis sur la bonne voie.

Et comme me l’a rappelé mon médecin ce jour, je ne dois pas voir ça comme un travail long et pénible mais comme un changement de mode de vie qui va me libérer et dont je peux être fière.

Avec Zermati, c’est chocolat party !

Varier les plaisirs !

J’ai tellement fait de régimes ces dix dernières années que je suis formatée à l’interdit. Confiture : interdit. Chocolat : interdit. Pomme de terre : interdit.  Salade : autorisée. Poulet : autorisé. Fromage blanc 0% : autorisé (mais dégeu).

Alors, lorsque j’ai décidé de reprendre plus attentivement la méthode Zermati, mon médecin m’a conseillé plusieurs exercices que je n’avais jamais pris la peine de faire. Nous avons donc commencé par l’exercice du chocolat. A savoir, remplacer un repas par jour par une plaquette de chocolat. Se peser au premier jour et au dernier de l’expérience pour constater qu’il n’y a pas de prise de poids, voire même une perte et donc arrêter de bannir le chocolat de son alimentation. Car celui-ci, ni aucun autre aliment « interdit » dans les régimes conventionnels, ne font grossir s’ils sont mangés avec faim.

J’adooooore le chocolat !

Mais pour une grosse restriction cognitive comme la mienne, il fallait frapper fort : remplacer tous les repas de la journée par une tablette de chocolat. Super programme !

Il me fallait trouver un moment idéal pour commencer cette chocolat party. Me voilà donc un midi au ciné pour y voir le film Mince Alors ! Idéal je vous dis !

Je sors donc ma plaquette de Nestlé fondant ultime (tout un programme) de son emballage alu histoire de respecter le 3 autres nanas présentes dans la salle et pouvoir suçoter mes carrés de chocolat tranquille.

J’ai essayé de laisser fondre chaque carré doucement sur mon palais… Ce n’est pas une habitude pour moi de déguster. Je dois y réfléchir, me rappeler à l’ordre sans cesse. Je me rends compte de l’ampleur du problème….

J’avoue que ça m’a fait tout drôle de bouffer une plaquette de chocolat en matant un film sur une cure d’amaigrissement à Bride les Bains ! Mais je me suis bien marrer, je pense que c’est le principal !

Vers 17h30, prise d’un mélange de faim et d’envie (plus d’envie je pense), je me suis tapée une tablette de Crunch… Faut savoir varier les plaisirs !

Le soir, en rentrant du sport vers 21h, j’avoue que les odeurs émanant des restos et la description des pâtes de ma copine S. m’ont donné une furieuse envie d’une plâtrée de pasta ! Mais j’ai décidé de faire l’expérience jusqu’au bout (et je n’avais rien à mettre sur mes pâtes) et ai donc jeté mon dévolu sur une tablette de Lindt double lait.

Je l’ai mangée sans faim réelle celle-là et elle m’est un peu restée sur l’estomac…. Trop de chocolat, tue le chocolat !

2ème jour

J’ai commencé ma plaquette de Milka aux éclats de Daim vers 11h car pas de signaux de faim avant. Je vous déconseille ce chocolat pour la dégustation : ça fait mal au palais les petits morceaux de caramel une fois le chocolat fondu !!

Vers 17h30, gros coup de barre avec mal de tête en prime. Vite, du chocolat !!! Bon, j’avoue, j’avais carrément envie d’autre chose comme du fromage, de la viande, ou juste du pain beurré ! Du salé quoi !!

Mais je n’en suis qu’à 2 jours de cette chocolat party, ce serait dommage d’arrêter mon expérience maintenant. Je me rabats donc sur une plaquette de Crunch…

3ème jour

Le chocolat j’en ai marre ! Mais je continue l’expérience en avalant une plaquette à la première sensation de faim vers 13h.

Dans l’après-midi, impossible de manger encore du chocolat. Je me prépare des nouilles sautées façon chinoise. Je les mange avec bonheur !

Au 4ème jour je me suis pesée et j’avais perdu 1.1kilo. Mais ça ne suffit pas à me convaincre intimement que les aliments qui m’ont été si longtemps interdits peuvent être mangés sans culpabilité. Je sais que le chemin est long pour que je cesse toute référence et culpabilité face à mes anciens régimes. Je suis conditionnée…

C’est difficile de prendre conscience de ses troubles alimentaires et encore plus d’y faire face. C’est même bien plus difficile qu’un régime !

Au prochain épisode, les émotions qui nous font manger…

 

Edit : Attention ! Ce que je décris plus haut n’est en aucun cas un régime ! C’est un exercice proposé par le docteur Zermati qui permet de prendre conscience de ses restrictions cognitives et d’apprendre à écouter sa faim.

 

Zermati fait des petits

Marie Claire Février 2012

Le dernier numéro de Marie Claire nous propose le dernier régime de notre vie. Alléluia, je n’attendais que ça…
J’ai donc calculé mon poids idéal selon la méthode Dukan (grincement de dents) qui coïncide pour une fois au poids que j’aimerais retrouver, et me voilà plongée dans la nouvelle méthode Weight Watchers. Finis les points à comptabiliser à chaque repas : il était temps ! Pas très pratiques ni très discrets la calculette et le calepin à chaque repas.

On écoute notre satiété ! En voilà une bonne nouvelle ! Les principes des Dr Zermati et Apfeldorfer seraient-ils enfin en train de faire des émules ?
Mais non. C’était trop beau pour être vrai ! Il y a encore cette liste d’aliments à respecter, ces journées de « rattrapage », cette notion d’écart, d’excès, cette fameuse journée type que j’ai dû lire un million de fois dans chaque dossier spécial régime (et qui ne donne vraiment pas envie de suivre un régime).
On commence donc doucement par reprendre des conseils de bon sens : manger à satiété mais malheureusement on s’arrête là.
Car point d’aliment interdit chez Zermati ! Point de journée de diète après un excès, juste une écoute de ses sensations alimentaires.
J’essaye de nouveau de suivre ces principes et je ne m’en porte pas plus mal. Je ne prends d’ailleurs plus de petit-déjeuner, preuve sans doute que je mange trop le soir.
Je me fais un bon resto ou une bonne bouffe un soir ? Le lendemain, j’attends d’avoir faim pour manger. Je culpabilise toujours lorsque je mange, j’ai du mal avec la satiété, les émotions, mais je prends mon temps. Je me pèse plus régulièrement, je lis de nouveau des conseils des deux médecins, des bloggeuses qui ont suivi la méthode, bref, je me réapproprie la méthode doucement mais sûrement.
Alors, non nous ne sommes pas encore dans la révolution diététique, mais si les nutritionnistes qui conseillent les magazines reprennent peu à peu les principes de la méthode Zermati, on va peut-être  évoluer vers quelque chose de plus sain, de moins restrictif, de plus sensé.