Une question d’orientation

L'orientation, le parcours du combattant !

Me voilà donc entrain de parcourir les nombreuses offres d’emploi et là me vient une idée de post (oui, ça me vient comme ça !). Un post pour parler boulot certes mais surtout pour échanger sur l’accès au travail, sur la réorientation, les périodes de chômage, les remises en question … ! Parce que toute  cette histoire commence à la sortie du lycée, continue pendant nos études et nous suit toute notre vie !

Voici donc un premier post pour parler orientation…

A la sortie du lycée, j’étais complètement paumée. Alors que mes copines savaient parfaitement où s’inscrire à la rentrée, moi je n’avais aucune idée de ce que je pourrais bien faire de ma vie. A 17 ans, ça me parait normal finalement ! A l’époque j’avais déjà peur de suivre une voie et de devoir ainsi faire le même boulot pour le restant de mes jours. Je pense qu’à part les passionnés ; personne n’a envie d’être enfermé dans un poste de nos jours. Et je pense que c’est aussi une question de génération. Nos parents n’avaient pas autant de choix de carrière, se posaient sans doute moins de questions et faisaient souvent passer vie de famille avant carrière surbookée. Ils avaient un boulot, ne se souciaient pas de savoir s’il était épanouissant ou pas. De nos jours nous avons le choix parmi des dizaines de formations, parmi des dizaines de nouveaux métiers qui fleurissent chaque jour. Bref,  on a l’embarras du choix et surtout l’envie d’aimer ce qu’on fait. Plus question de boulot alimentaire, on souhaite un vrai poste qui nous rend heureux, avec de vraies responsabilités et un vrai salaire de grande personne…

Alors à 17 ans, je me suis retrouvée à devoir faire un choix et ce dès le début d’année de Terminale. Je me souviens de la procédure RAVEL sur minitel (suis-je si vieille ?!). Tout le monde parlait de la fac, pourquoi pas moi ? J’ai donc fait un premier choix en psycho et un second en histoire de l’art.

3614 RAVEL

J’avoue que j’ai pris ça un peu à la légère me disant que j’avais bien le temps… Mais le bac en poche et au moment des inscriptions, il n’y avait plus de place en histoire de l’art et je n’avais reçu aucune réponse pour la psycho. Me voilà donc inscrite en toute hâte en fac d’histoire… 2 jours plus tard je me souviens avoir reçu un courrier m’indiquant que j’étais admise en fac de psycho… J’ai bien essayé de modifier mon inscription mais pour vous renseigner dans les couloirs des facs vous n’avez que des étudiants à peine plus âgés que vous et qui ne savent pas forcément de quoi ils parlent… On m’a fait remplir mon emploi du temps comme je pouvais et me voilà au mois d’octobre, déprimée comme jamais suite à ma première rupture amoureuse (mais ça c’est une autre histoire) à devoir affronter la fac. Moi qui venais d’un petit lycée privilégié, j’ai dû me battre non seulement pour savoir où se trouvait la salle mais également pour me trouver une place dans cet amphi de 300 personnes. C’était bien la première fois que je voyais un prof devoir utiliser un micro pour se faire entendre. Des étudiants allaient et venaient, d’autres écoutaient leur musique, d’autres jouaient aux cartes. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai compris que la fac et moi nous ne serions jamais copines… J’étais perdue !

J’ai vainement tenté de continuer mais très vite j’ai abandonné. Et puis moi qui n’avais jamais réussi à retenir la date de la bataille de Marignan, l’Histoire ce n’était sans doute pas fait pour moi…

Je m’arrête là pour la première partie sur l’importance de l’orientation. Avec le recul je me demande comment, à 17/18 ans, on peut décemment choisir sa voie et s’y tenir. En ayant fait 2 pauvres stages dont un au collège comment savoir quelle voie choisir ? Comment savoir quel métier nous conviendrait ? Se connait-on suffisamment ?! A l’époque, rencontrer plus souvent des professionnels, m’immerger dans le monde du travail m’aurait sans doute aidé. Mais non. Il fallait ingurgiter une tonne de cours pour obtenir son bac, pas le temps de prendre ce temps…

J’aurais également aimé qu’on me rassure en me disant que « perdre » une année ce n’était pas si grave, que je pourrais rebondir. J’aurais sans doute été moins angoissée de ne pas avoir trouvé ma voie de suite.

J’ai eu de la chance d’avoir des parents qui ne m’ont pas mis la pression, qui m’ont fait confiance pour reprendre mes études.  Tous les jeunes n’ont pas cette chance.

La suite au prochain épisode ! En attendant, à vous la parole sur votre bonne ou mauvaise orientation !