Surmonter son anxiété

anxiety girl
Super Marion… ou pas !

Pour celles (et ceux !) qui me suivent j’avais déjà abordé le thème du Trouble Anxieux Généralisé (TAG). J’ai fait beaucoup de progrès pour gérer mes angoisses et j’ai accompli plein de choses dont je me sentais auparavant incapable.

Malheureusement, ces dernières semaines j’ai du mal à gérer mes angoisses et je perds pied par moments. Elles recommencent à me pourrir la vie et j’ai parfois du mal à les maitriser.

Je sais que s’angoisser continuellement est usant psychologiquement et physiquement. Je ne suis plus du genre à me laisser à abattre. J’’ai besoin de réagir vite avant qu’elles ne m’empoisonnent définitivement et c’est pourquoi je tenais à rédiger ce post.

J’ai appris ces dernières années plusieurs techniques dont je voulais faire part à tous(tes) les angoissé(e)s chroniques. C’est un long travail que d’apprendre à gérer ses angoisses mais ça vaut le coup.

–          Repérer ses pensées négatives automatiques

C’est très difficile pour quelqu’un atteint de TAG de faire le tri entre ses pensées « normales » et celles qui vous minent de façon quasi automatique. Je suis moche, je n’arriverai jamais à rien, je ne rencontrerai jamais personne, Et si ce mec qui me plait n’avait pas envie de me revoir… Ces pensées tournent en boucle et  sont si profondément ancrées en nous qu’elles nous paraissent naturelles, fondées, or, ce n’est pas le cas.

–          Vérifier leur véracité

Si vous prenez chaque pensée négative, qui vous pétrit d’angoisse, une par une, et que vous vous demandez si oui ou non elle est fondée, vous vous rendrez vite compte que ce n’est pas le cas. Qu’est-ce qui prouve que vous n’allez jamais rencontrer la personne de vos rêves ? Qu’est-ce qui vous prouve que ce mec qui vous plait tant n’a plus envie de vous voir ? Ah oui : il ne vous a pas laissé de texto aujourd’hui alors forcément c’est foutu… Vrai ? Non ! Il était peut-être tout simplement occupé et projetait de vous appeler le lendemain !

Votre petite tête, aussi bien faite soit elle, vous trompe en permanence avec ces pensées négatives insidieuses.

Il faut voir ça comme un exercice : prendre chaque pensée négative et les décortiquer pour voir si elles sont fondées. Mais dans quelques temps, ça deviendra un automatisme et elles ne vous pourriront plus la vie !

anxiety

–          Un peu de relaxation

Je n’arrive pas à me poser et à me relaxer. Même pendant un super massage, je ne suis jamais tranquille, toujours tendue, l’esprit qui cogite non stop. Mais il faut parfois prendre sur soi et savoir s’arrêter le temps de quelques exercices de respiration. J’essaye de m’y astreindre dès que je peux, en particulier le soir au calme.

Je commence par respirer doucement par le ventre. Puis j’inspire de l’air et je compte jusqu’à 3 avant d’expirer doucement. Ce petit exercice peut vraiment aider à me canaliser. A chacun sa méthode pour se relaxer, l’important est d’y consacrer un peu de temps surtout lorsqu’une grosse crise pointe le bout de son nez.

–          Soyez dans l’instant

Lorsque vous faites un truc agréable, pour vous, ne laissez pas vos pensées parasites gâcher ce moment. Focalisez vous sur vos sensations corporelles, sur ce que vous ressentez physiquement. Bref, tentez de vous mettre sur pause et de ne plus anticiper durant ce moment.

–          En parler

Parfois j’aimerais pouvoir partager mes angoisses avec mon entourage mais je sais que je ne dois compter que sur moi-même pour les contrôler et je ne veux pas leur faire porter ce poids. Il faut donc que je sois en permanence sur le qui-vive pour les traquer et remettre mon esprit en mode positif !

Il ne faut cependant pas se replier sur soi-même sous peine d’un mal-être grandissant voire d’une bonne grosse dépression.

Commencer par consulter son généraliste, le plus tôt étant le mieux, qui vous orientera vers la personne adéquate si besoin.

Il n’y a pas de honte à aller voir quelqu’un pour se faire aider. Non, ce n’est pas être fou, avoir une tare ni être faible. Il ne s’agit pas de se jeter dans une thérapie à vie mais parfois une ou deux séances peuvent suffire pour mettre des mots sur ses maux (je sais, c’est beau !)
Je remercie d’ailleurs mon médecin qui m’a réellement fait progresser et qui me donne les clefs pour aller mieux.

proverbe anxiété

–          Pratiquer une activité physique

Hier je n’ai pas eu le courage d’aller au sport. Je le regrette car pendant une heure je me concentre sur les exercices qu’on me demande, sur mon corps, sur mes sensations et mes pensées sont pour un temps suspendues.

Je ressors souvent du sport avec un gros poids en moins sur la poitrine (pas sur mes hanches malheureusement !)

J’espère sincèrement que ces quelques « trucs » vous seront utiles. Et si vous aussi vous connaissez l’angoisse généralisée et que vous avez des trucs et astuces pour la contrôler, vos avis sont les bienvenus !

 

Edit du 18/10 : Vraiment un grand merci pour tous vos petits commentaires, vos trucs et astuces, vos partages d’expérience. Ceci m’est vraiment d’une grande aide.

Une autre forme de TAG

Angoisse, quand tu me tiens...

Non, je n’ai pas été taguée. Aujourd’hui c’est d’une autre forme de TAG, moins fun, dont je souhaitais parler… Le Trouble Anxieux Généralisé (T.A.G.).

Qu’est-ce que c’est ? L’anxiété c’est cette appréhension, cette peur, ce malaise, face à une situation imprévue. Elle devient  Trouble Anxieux Généralisé lorsqu’elle ne quitte plus celui qui en est atteint et s’active alors sans raison, à n’importe quel moment.

Rien à voir avec le stress, non. Le stress a du bon, lui. Il active nos défenses face à un danger immédiat. Une fois le danger passé, le stress s’éloigne aussi. Pas l’angoisse. Elle reste tapie, toujours là.

L’anxiété paralyse, empêche toute forme d’action. Aucun imprévu possible. Envolée l’estime de soi. Car il est difficile de s’aimer lorsqu’on n’arrive plus à faire de simples choses uniquement par peur de les accomplir, par peur des éventuelles conséquences. On pense alors à tout ce qui pourrait arriver, le conditionnel est notre ami, avant d’entreprendre quoi que ce soit. La plus infime décision fera l’objet de longues heures de tergiversations… Pour finalement ne rien faire. Laisser passer plein de belles occasions est l’apanage de l’anxieux.  Et à force de voir sa vie passer sans rien faire, par peur de ce qui pourrait se passer, la dépression pointe le bout de son nez. Elle est sympa cette dépression qui ne vous force plus à rien. Ni même à vous lever de votre lit. Elle est enveloppante, sécurisante, plus de décision à prendre, on se laisser engloutir peu à peu.

Quant aux rencontres avec les autres, elles sont difficiles voire impossibles. L’angoisse coupe des autres, éloigne les êtres aimés. Car il leur est parfois difficile de réagir à une maladie invisible. Pas de séquelle physique visible à soigner, pas de pansement à appliquer, ici tout se passe  dans le secret des pensées. Personne ne peut y pénétrer.  Difficile de comprendre pourquoi sortir peut être une épreuve à la limite de la souffrance physique. Un dîner, c’est rien… Difficile de vivre en permanence avec les peurs d’un autre. Difficile de supporter un besoin constant d’être rassuré sur tout, sur rien.

Il n’existe malheureusement pas de médicament miracle. Si ce n’est les anxiolytiques qui endorment pour éloigner les peurs le temps d’un court répit. Non, la seule façon d’aller mieux c’est de changer sa façon de penser. Et c’est difficile. Imaginez que 2 et 2 ne font plus 4 maintenant mais 6. Imaginez qu’un chat ne s’appelle plus un chat mais un chien. C’est toutes vos croyances qu’il vous faut bousculer. C’est un contrôle permanent sur ses pensées qu’il  faut exercer, jusqu’à ce que ça devienne naturel… un jour.

Ce travail sur mon trouble anxieux généralisé je l’ai commencé il y a deux ans maintenant. J’ai ouvert ce blog, j’ai quitté un travail sécurisant mais non satisfaisant, j’ai réorienté ma carrière pour faire ce que j’aime, j’ai coupé les ponts avec les gens nocifs, bref, je me suis réveillée.

Le chemin est encore long cependant, car l’anxiété est mon épée de Damoclès. Elle me suit partout, tout le temps. Je suis encore dans l’effort quotidien pour la contrôler, sans jamais totalement lui échapper.