Tiède…

Elle a pas l'air bien Bridget?!

Vaut mieux être seule que mal accompagnée. Combien de fois ai-je entendu cette phrase ?! Comme si il n’y avait que 2 choix possibles : soit tu es seule, soit tu es avec un homme que tu n’aimes pas.

Je prends le troisième choix : celui de la jolie relation du pays des Bisounours.

Il est vrai que je n’arrive pas à concevoir que l’on puisse rester avec un homme sans l’aimer (l’inverse est aussi vrai !).

Lorsque j’entends ces femmes me dire qu’elles restent avec leur « mec » par peur de rester seule, ça me fait froid dans le dos.

Primo, c’est sans doute parce que je suis célibataire et que j’aimerais leur dire que, non, ce n’est pas une maladie. Je ne vais pas mentir, j’adore la vie à 2 mais on peut aussi très bien vivre, seule (ok faut pas que ça dure trop longtemps).

J’avais une amie dont le mec était assez violent avec elle. Je me souviens encore l’entendre me dire « je le quitterai lorsque je rencontrerai quelqu’un d’autre, j’ai pas envie d’être seule ».

Elle préférait supporter ses coups, ses injures plutôt que d’être seule. Elle avait seulement 21 ans à l’époque, aucun bien en commun, pas d’enfants, elle habitait encore chez ses parents, bref rien ne la retenait…si ce n’est la peur d’être seule. Mais quelle estime de soi a-t-on dans ces cas-là ?

Secundo c’est surtout car je n’imagine pas un instant passer ma vie avec un homme pour lequel je n’éprouve rien ou plus rien. Pour moi ce serait non seulement me mentir et me trahir mais également trahir l’autre.

Attention, je ne suis pas pour la séparation à la première dispute, faut pas déconner non plus : un peu de concessions bordel ! Mais lorsqu’au quotidien on vit plus avec un ami qu’avec son « homme », qu’on pense souvent à partir, qu’on se pose régulièrement des questions sur nos sentiments, on peut se demander raisonnablement si on est heureuse, non ?

Alors pourquoi ne pas sauter le pas ? La question matérielle revient souvent. Et là encore je me dis, quelle horreur de devoir rester avec un homme juste pour une affaire d’argent ou de meubles Ikéa…

Je ne m’aventurerais pas à parler de couples avec enfants, ni marié car dans ce cas-là je comprends qu’il y ait des choses en jeu bien plus importantes.

Alors pour l’instant je n’arrive pas à me détacher de cette fabuleuse relation qui changera ma vie. Est-ce utopique ? Suis-je trop idéaliste ? En demanderais-je trop ? Vivrais-je dans un pur fantasme ? Peut-être. Mais je n’ai pas envie d’une histoire « tiède » et je me laisse encore la chance de vivre l’histoire que je souhaite. Ai-je tort?

 

Edit : Je vois qu’aujourd’hui, mercredi, Yahoo propose cet article : Aimez-vous toujours votre conjoint ?  … Si seulement il suffisait de répondre à des questions pour le savoir !

Et si ?

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Parfois, vaut mieux pas trop réfléchir...

L’autre jour je discutais avec une amie sur nos petits bobos quotidiens. Vivant en couple, elle se sentait rassurée d’avoir quelqu’un sur qui compter en cas de malaise ou de maladie arrivant sans crier gare. La réflexion tant redoutée arriva : Je ne sais pas comment tu fais, toi qui vis seule.Comment je fais ? Je n’y pense pas. Je refoule cette peur, cette frayeur tout au fond de moi. Car si je la laisse émerger, elle me donne des idées bien glauques.

Et si je glissais dans ma petite baignoire sabot ? Au bout de combien de temps quelqu’un s’en apercevrait ? Et si ma maladresse habituelle me conduisait à me sectionner une artère, me viderais-je de mon sang, seule, sur le carrelage de ma cuisine ? Et si je faisais un malaise, tombais, me cognais la tête contre le coin de ma table basse, agoniserais-je de longues heures en entendant au loin les ronflements de mon voisin ?

Ce dont je suis sûre c’est que je ne devrais certainement pas compter sur mes chats pour ameuter le quartier et je sens bien que mes doigts leur feraient office de saucisses apéro au bout de quelques heures jours…

Vous comprendrez donc que je préfère laisser cette angoisse tapie dans un coin de ma tête et compte sur les bons gênes transmis par ma mère pour ne pas tomber malade et sur ma bonne étoile pour me garder des accidents. Merci maman. Merci l’étoile.