Le changement

change 1Etant d’une nature terriblement angoissée, le changement me fait peur. Mais en même temps, ça m’excite terriblement. S’il n’y a pas de changement, bien que je me sente en sécurité, je m’ennuie.

J’ai besoin de nouveaux challenges pour avancer, pour m’occuper la tête et être en perpétuelle évolution.

Mais la peur peut être une grande barrière. Je pars à NY mardi matin et à mon retour je vais commencer un nouveau boulot. Qui dit nouveau boulot, dit nouveau rythme, nouvelle équipe, nouveau management, nouvelles responsabilités. C’est excitant et j’en suis heureuse car c’est tellement difficile de trouver du boulot mais j’angoisse de ne pas arriver à me faire accepter.

Je sais cependant, que lorsque j’entreprends quelque chose de radicalement nouveau, je me sens fière. Fière d’être allée au-delà de mes limites. Peu importe si ça ne marche pas, j’aurais essayé.

Et il n’y a rien de pire que d’être insatisfait de sa situation sans vouloir changer quoique ce soit pour autant.

"Faire un gros changement de vie est assez flippant. Mais tu sais ce qui est encore plus flippant ? Les regrets."
« Faire un gros changement de vie est assez flippant. Mais tu sais ce qui est encore plus flippant ? Les regrets. »

Alors le changement oui mais je me rends compte que je prends toujours des risques limités. Et il me trotte dans la tête de faire des choses qui me mettraient plus en danger. C’est aussi pour cela que c’est difficile de vivre seule. Lorsque j’entreprends quelque chose, en particulier sur le plan pro et donc matériel, je sais que je devrais être seule face à la situation, que je ne peux compter que sur moi-même.

Mais je ne veux plus m’angoisser et anticiper négativement ce qui pourrait arriver. Je me jette désormais dans les nouvelles situations sans (trop) y réfléchir!

Et vous, peur du changement ? Envie de nouveaux challenges ?

Douce nostalgie

Douce sécurité

Pas une semaine sans qu’ils n’apparaissent dans mes rêves… Ma chambre d’adolescente, l’appartement familial, ce cocon de sécurité trop vite abandonné.

Je me vois caresser le papier peint moucheté de vert que j’avais choisi et que mon père avait posé. Je revois mon petit lit une place dans lequel s’est envolée ma virginité, mon bureau en désordre, ma petite armoire qui contenait péniblement ma collection grandissante de vêtements. Je me vois ouvrir la boite aux lettres familiale, gravir les deux étages, ouvrir la porte d’entrée, me sentir (enfin) en sécurité, chez moi, où je me savais attendue.

Le cerveau fait bien les choses. La journée il ressasse angoisses, peurs, solitude, décision à prendre, et la nuit, le sommeil venu, il se met sur pause et m’accorde un court instant de sécurité. Sans facture, sans décision capitale, sans responsabilité si ce n’est se faire de jolis souvenirs d’ado.

Quelques minutes du passé pour repartir confiante le matin venu.

Tout ce que je peux conseiller aux très jeunes filles c’est de profiter. Profiter de ce cocon même si l’envie d’émancipation se fait pressante, profiter même si les autres ont déjà pris leur envol, profiter car on a qu’une enfance, profiter car ces moments en totale sécurité deviennent si rares par la suite…

Plus tout à fait fille, pas encore mère, c’est parfois dur de trouver sa place.