Mauvaise attraction

Mauvaise attraction

Je revenais chez moi après avoir passé un super moment avec un « ami », lorsque cette question est devenue évidente : pourquoi suis-je toujours plus attirée par les « mauvais garçons » (entendons par là les hommes qui ne sont objectivement pas faits pour moi) plutôt que par les « mecs bien » (entendons par là les hommes qui ont une vraie considération pour moi) ?

Je venais de passer plusieurs heures en compagnie d’un mec super. Gentil, marrant, attentionné, doux, et me voilà à rentrer chez moi le lendemain en sachant qu’entre nous ça ne le ferait jamais.  Je ne ressentais pas ce petit truc qui vous fait sourire toute seule comme une idiote en pensant à lui.

Mais pourquoi ?!

Le « mec bien » semble toujours parfait sur le papier mais c’est comme s’il était trop lisse. Comme s’il était bien trop prévisible pour moi. J’ai sans doute l’impression que je vais m’ennuyer. A l’inverse, j’aime bien penser que je vais pouvoir « réparer » un homme, que je serai celle qui le fera changer.

Et c’est comme ça que je me tourne toujours vers les torturés, les phobiques de l’engagement, les dérangés émotionnels.

Quand j’étais gamine et que je jouais « à la dame » je m’inventais toujours des histoires d’amour compliquées. Je ne sais toujours pas pourquoi, ni d’où ça me vient.

Sans doute est-ce parce que je suis moi-même un peu torturée pour ne pas dire complètement maso ?! J’ai besoin de frissons, que l’histoire sorte un peu de l’ordinaire, qu’il y ait des rebondissements !! Ai-je été trop gavée aux séries sentimentales étant adolescente ?

Je rêve pourtant d’une vie de famille stable et je ne suis pourtant jamais attirée par un homme qui pourrait me l’offrir.

Quand je regardais Sex and The City j’aurais baffé Carrie de ne pas vouloir faire sa vie avec Aidan. Et pourtant je crois que moi aussi j’aurais tellement préféré Mr Big.

Comment peut-on sincèrement vouloir quelque chose et agir consciemment pour obtenir tout le contraire ?

Se remettre en selle

Se remettre en selle

Après une rupture j’ai toujours pris le temps avant de me remettre dans une relation. J’ai toujours trouvé ça plus « sain » de ne pas me jeter à corps perdu dans une nouvelle histoire et de prendre du temps pour digérer la rupture afin d’être totalement libre.

Mais pour certains ça semble inconcevable. Inconcevable de rester seul. On se quitte et 2 heures après on se retrouve sur un site de rencontres à chercher désespérément celui ou celle qui pourra nous faire oublier l’autre. Le souci c’est qu’une personne ne se remplace pas.

J’entends bien la détresse de la séparation. La douleur de se retrouver sans personne du jour au lendemain. La tristesse d’une relation qui se termine. Mais est-ce une bonne solution que de se jeter dans les bras du premier venu afin qu’il tente de remplir le vide laissé ?

Est-ce honnête ? Honnête envers soi déjà ? Et surtout est-ce honnête envers la personne qu’on rencontre ? Le laisser parfois entendre qu’on souhaite quelque chose de sérieux alors qu’on souhaite juste un(e) remplaçant(e).

La solitude nous fait parfois agir trop vite. C’est face à ces situations que je me rends compte des ravages de la solitude. On revendique à cor et à cri notre indépendance mais plus on vieillit plus on a du mal à y faire face.

Mais loin de moi l’envie de juger car y a-t-il seulement une bonne façon de se remettre d’une rupture ?

 

Etre bien entouré(e)

Etre bien entouré(e)

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Plus je vieillis et plus je me rends compte de l’importance d’être bien entourée. J’ai beaucoup de chance autant dans ma famille que dans mes amis : je suis entourée de gens bienveillants.

Plus jeune, je n’osais pas parler de mes soucis à mes proches. Je considérais que j’allais consulter pour ça et que je n’avais pas à leur imposer mes problèmes. Grave erreur ! Qu’est-ce que j’ai appris depuis que je sais me confier ! J’ai déjà appris que, non, je n’emmerdais pas les gens avec mes soucis. On en a tous et en parler fait un bien fou : quel bonheur de pouvoir prendre du recul et de dédramatiser !

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J’ai toujours eu des amis très différents. Ils m’apportent tous quelque chose selon leur personnalité.

J’ai ma coach de vie aux conseils pragmatiques et avisés, ma rigolote, mon cool, … Ils ont tous une place à part. Et sans eux, j’avoue, je serais perdue !

Mais c’est une relation à double sens. J’aime croire que je suis là pour eux quand ils en ont besoin et que je sais aussi les soutenir.

Mais être bien entourée c’est aussi rencontrer des gens dans son univers pro ou perso qui nous veulent du bien. Sans attendre forcément un retour.

Et, heureusement, nous ne sommes pas entourés que par des psychopathes et oui, les gens bien existent encore.

Il faut aussi faire confiance à son intuition. Plus je vieillis et plus j’arrive à cerner les personnes. Je ne me fie plus à ma première impression. Chacun à son histoire et ça peut influencer fortement les comportements.

Alors sachez vous entourer des bonnes personnes. De celles qui vous tirent vers le haut, qui croient en vous. Ne laissez personne vous plomber le moral ou vous faire sentir que vous n’êtes qu’un faire valoir. Et sachez également être une de ces personnes bienveillantes.

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Le cas social amoureux

Le cas social amoureux

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A en croire certains, je pourrais facilement penser que je suis « hors norme » en amour. Lorsqu’un mec me dit que c’est « étrange » que ma plus longue histoire ait duré « seulement » 2 ans alors que j’en ai déjà 32… Lorsqu’une de mes amies me parle de tous ces cas sociaux rencontrés lors d’un voyage : un qui pense encore à son ex, une qui n’a personne depuis plusieurs mois, l’autre qui ne veut pas se caser…

Bizarrement, je me suis sentie visée… Et je n’ai pas réagi comme j’aurai dû (avec un low kick dans les rotules). J’ai acquiescé, ai eu envie de disparaitre sous le tapis et me suis demandée si je n’étais pas moi-même un de ces cas sociaux de l’amour.

Voilà comment j'aurais dû réagir !
Voilà comment j’aurais dû réagir !

C’est vrai que je suis souvent attirée par des histoires compliquées, des mecs peu disponibles. Je ne sais pas pourquoi. Mes histoires sont assez fulgurantes. Fortes mais éphémères. Et oui, je suis « encore célibataire ». A croire que je ne sais pas garder un mec…

Mais faut-il pour autant que je m’excuse de ne pas vouloir terminer avec le premier venu ni de vivre une histoire sans amour, juste pour être avec quelqu’un ? Je ne crois pas.

J’ai toujours vécu mes histoires, aussi courtes furent elles, avec passion et amour. Et ces histoires, même douloureuses, m’ont toujours appris quelque chose.

Mais la pression du regard des autres est encore plus forte lorsqu’on vieillit et qu’on ne rentre pas dans le fameux moule du couple.

Mais ce que les gens ne comprennent pas, c’est que j’aimerais rentrer dans ce fichu moule, rencontrer la bonne personne, me caser, etc.. Mais tout le monde ne rencontre pas le bon à 15 ans et passe toute sa vie avec ! Rencontrer un mec bien c’est un vrai parcours du combattant, croyez moi ! Et une fois qu’on a enfin rencontré quelqu’un qui nous plait, il faut que ça marche ! Ca ne se fait pas du jour au lendemain, et non, ce n’est pas de la mauvaise volonté comme certains ont l’air de le penser !!!

Carrie a raison, ça ne se passe pas toujours comme ça dans la vie.
Carrie a raison, ça ne se passe pas toujours comme ça dans la vie.

Ma vie serait plus facile si j’étais « comme tout le monde ». Le regard des autres serait moins oppressant sans doute. Mais en attendant, il faut apprendre à vivre pour soi, être bien dans sa vie et ne pas vivre pour les autres. Etre bien, seule, c’est la garantie d’être mieux en vivant avec quelqu’un.

Alors je vais continuer à faire toute seule les tests « spécial couples » des magazines féminins en attendant le mec assez fun pour les faire avec moi ! Et je dis merde à tous ceux qui pensent que je ne suis pas normale.

Messieurs, ce qu’il ne faut pas dire au premier rencard !

Messieurs, ce qu’il ne faut pas dire au premier rencard !

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Ces derniers mois j’ai fait des rencontres sympas, passé de très bonnes soirées et plus, mais, parfois, en face de certains rencards, je rêve de m’éclipser aux toilettes pour ne jamais revenir. Car, certes la vérité a du bon, mais au premier rendez-vous, il vaut mieux éviter de révéler que :

  • Vous habitez chez votre mère
  • Vous avez des hallucinations auditives et visuelles
  • Vous attendez une place dans un centre psychiatrique
  • Vous avez plusieurs enfants de femmes différentes
  • Vous êtes alcoolique
  • Vous êtes fétichiste en regardant nos pieds
  • Vous faites partie d’une secte
  • Vous sanglotez en pensant à votre (vos) ex
  • Vous n’avez aucun ami
  • Vous  n’aimez pas les femmes
  • Vous êtes au chômage depuis 5 ans
  • Vous aimez le foot et lisez l’Equipe chaque matin
  • Vous êtes séparé depuis la veille
  • Vous êtes éjaculateur précoce
  • Vous ne supportez pas de vivre seul
  • Vous confiez encore votre linge à maman
  • Vous êtes brouillé avec toute votre famille
  • Vous êtes homophobe (et tout ce qui finit par -phobe en général)

Je vous laisse deviner quelles affirmations ci-dessus j’ai réellement entendu lors de certains rencards !

C. Laura Callaghan
Crédits Laura Callaghan

Ne pensant pas comme un mec (même si j’aimerais bien !), je ne prends cependant pas trop de risques en pensant  que ces affirmations sont également valables pour nous les femmes. Et je rajouterais également qu’il ne vaut mieux pas mentionner de suite que :

  • Vous êtes enceinte
  • Vous vivez encore avec le père
  • Vous avez une mycose/ la gastro/ de l’herpès et toute maladie un peu « honteuse »
  • Vous avez plusieurs chats (croyez moi,  je le révèle le plus tardivement possible !!!)
  • Vous dormez avec eux
  • Vous tricotez
  • Vous êtes au régime
  • Vous devez appeler votre mère en plein diner pour la rassurer
  • Vous vous êtes fait refaire les seins / le nez/ la bouche
  • Vous regardez l’amour est dans le pré / Confessions intimes / Relooking Extrême
  • Vous n’aimez pas regarder les films en VO car vous êtes une feignasse
  • Vous possédez une cinquantaine (ou plus) de vernis

Et vous des trucs inavouables entendus lors d’un premier rencard ?!

Comme tout le monde

Comme tout le monde

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Quand on est seule depuis longtemps et passé un certain âge, il est facile de confondre amour et besoin de combler sa solitude pour rentrer dans la norme.

Il est sympa ce mec. Il est plutôt marrant, si on lui coupait la tignasse, qu’on le relookait un peu, il pourrait même être pas mal.

On le rencontre dans une période solitaire, tristoune. On est seule, il a l’air intéressé alors pourquoi pas s’embarquer dans cette histoire ? On se sentira moins seule, on pourra enfin changer notre statut Facebook, on pourra raconter nous aussi « nos histoires de mec », on n’aura plus peur des soirées-couples. On sera enfin comme tout le monde.

Mais on est lucide. Et à bien y réfléchir ce mec ne nous plait pas des masses, voire pas du tout. Il est juste là au moment où l’on se sent seule. Il est à mille lieues de ce qu’on recherche. Au mieux on passera quelques bons moments, au pire on en sortira dégoutée de soi-même. Ca ne fait définitivement pas de lui l’homme de notre vie.

Car on a beau être seule, il ne faut jamais, jamais, céder à la facilité. Celle qui vous fera vous réveiller un beau jour à côté d’un homme que vous n’aimez pas. Que vous n’avez même jamais aimé. Un bon copain quoi, et encore…. Une vie à se mentir ?

C’est comme ça qu’on passe souvent à côté d’une belle histoire. Que dis-je, de LA belle histoire.

C’est vrai que parfois ça fait du bien de se sentir comme les autres. Mais peut-être n’est-on pas fait pour vivre la même chose que les autres ?

Du virtuel au réel…

Du virtuel au réel…

Merci Pinterest !
Merci Pinterest !

D’un naturel plutôt angoissé, j’ai du mal à « sortir » de ma zone de confort. Pas simple pour moi de rencontrer de nouvelles personnes et de me sentir à l’aise en société surtout ces derniers temps… Mais en commençant mon boulot de Community Manager j’ai eu envie de rencontrer d’autres CM afin de pouvoir en connaitre plus sur le métier dans lequel j’étais novice.

Me voilà donc à rechercher sur le net une façon d’entrer en contact et je tombe très vite sur le site Meet Up dont le but est de créer des groupes de gens aux intérêts/passions communs. Je me suis donc inscrite quelques temps plus tard au groupe de My Community Manager. S’inscrire derrière son écran c’est plutôt facile mais lorsqu’il faut se lancer et rencontrer les gens en vrai, ça se corse !

Mais je sais pertinemment que c’est en relevant des petits défis que je prends peu à peu confiance en moi et que j’arrive à faire des petites choses dont je ne me serais jamais sentie capable.

Pour beaucoup ce que je raconte ici c’est du pipi de chat, mais pour moi c’est  réellement un challenge !

Nous voilà donc en Novembre avec une rencontre du groupe prévue dans un bar du 9ème.

17h mon angoisse monte… 18h30 je quitte le bureau avec la ferme intention de me rendre à cette soirée et me prouver que j’en suis capable. 19h00 je me demande si je ne vais pas faire demi-tour…  19h30 me voilà finalement arrivée devant le bar. Je ne suis pas rentrée de suite, j’appelle ma sœur histoire de ne pas arriver trop en avance… 19h45, prise par une subite impulsion, je rentre dans le bar sans réfléchir ! Là, je rencontre d’autres CM venus seuls, d’autres qui se connaissent déjà, des blogueurs également, bref, je commence à papoter et miracle… tout se passe bien ! Non, personne ne m’a jetée de pierre, exclue, ni regardée d’un drôle d’air !

(Au passage, je tiens à dire un grand merci aux organisateurs de ce groupe qui font vraiment tout pour vous mettre à l’aise !)

21h45, je rentre chez moi, le sourire aux lèvres, fière d’avoir franchi ma peur. Et heureuse d’avoir pu échanger sur mon job ! Ce qui m’a encore rendue plus fière c’est la réaction de mes amis proches lorsque je leur ai parlé de cette soirée. Certains m’ont dit que j’étais « couillue », qu’ils n’y seraient pas allés seuls, etc… Ne serais-je donc pas la seule à être mortifiée avant de rencontrer de parfaits inconnus ?!!!

Depuis, je suis retournée 2 fois aux rencontres organisées par le groupe. Je suis toujours un peu angoissée sur le chemin mais à force, je me sens de mieux en mieux. Plus sûre de moi. Je rencontre des gens différents, j’échange, je discute, je rigole, je tisse des liens. C’est tout bénef de sortir de sa réserve !

En conclusion, je dirais que pour prendre confiance en soi, il faut aller parfois au-delà de ses « limites », se forcer. Petit à petit on se rend compte que ce n’est pas si terrible, que toutes ces montagnes n’étaient finalement pas si hautes (quelle poétesse je fais !). Ce post fait donc écho au dernier sur l’acceptation de soi. Car c’est en se prouvant qu’on est capable de plein de choses qu’on prend confiance, qu’on s’affranchit du regard des autres, qu’on s’accepte, bref, qu’on se sent bien…

Merci SJP !
Merci SJP !