Face au ghosting, pas de forcing !

Le ghosting… Un petit mot pour dire que le mec super rencontré il y a peu et sur lequel vous fondiez tous vos espoirs de vie maritale ne vous donne plus de nouvelles. Du jour au lendemain. Fini les textos. Fini les appels. Fini, fini, fini. Est-il mort ? A-t-il été kidnappé par des extraterrestres ? S’est-il fait voler son tel ? Non. Il ne veut juste plus avoir affaire à vous.

Avouons-le, nous avons toutes été ghostées et avons toutes ghosté quelqu’un. Pas bien !

Ecrivant ce blog pour une majorité féminine, je vais donc exposer ici un point de vue purement féminin sur la question.

Pourquoi ?

Ma première réponse serait de vous dire « mais parce que les hommes sont lâches pardi » ! Mais j’aurais l’air d’une vieille acariâtre, ce que je ne pense pas encore être (attention, quand même au prochain qui se permet de me ghoster).

A bien y réfléchir, il y a des tas de raisons possibles. Possibles j’ai dit, pas forcément valables !

  • C’est facile : virer le numéro d’une nana de son portable ça prend 3 secondes. La bloquer, 3 secondes de plus. Vive la technologie.
  • Ca lui évite les discussions à rallonge sur le pourquoi du comment (l’homme est souvent nul en argumentation et sait qu’il pourrait se rendre compte tout seul de sa propre erreur)
  • Il avait juste envie de s’amuser un peu et/ou de tester son pouvoir de séduction
  • Ca lui évite de se sentir comme une merde devant une nana en pleurs (salaud mais humain)
  • Ca évite de se prendre un coup de sac à main ou tout autre objet contondant en pleine tête

 

Les signes annonciateurs

Oui, il peut y avoir des signes annonciateurs.

Vous échangiez sans arrêt des messages avant de vous rencontrer. Après le premier rencard, c’est à peine s’il répond à vos bonjours.

Il met 2 jours à vous répondre.

Il n’a jamais le temps de vous voir. Ou alors à partir de minuit lorsqu’il rentre bourré d’une soirée.

Il n’a pas le temps de vous répondre mais reste connecté 24/24 sur le site sur lequel vous vous êtes rencontrés.

Comment réagir ?

En restant digne ! Oui, on a envie de lui dire à ce fond de capote, qu’un message pour dire au revoir équivaut à avoir un peu de couilles. Mais non !

Sérieusement, un mec qui ne vous donne plus de nouvelles, mérite-t-il vraiment que vous vous retourniez le cerveau ? Non, bien sûr !!!

Oui, c’est désagréable. Oui c’est lâche. Et non, à 30 piges on ne s’attend pas à cette réaction immature.

Peu importe. Jamais vous n’aimeriez faire votre vie avec un mec qui ne prend même pas la peine d’envoyer un texto pour dire au revoir.

Alors on relève la tête. On ne s’acharne pas à vouloir une explication (il n’en n’a peut-être pas lui-même). Il veut couper les ponts. Pas de souci. Nous aussi savons nous servir de la petite corbeille à côté de son numéro.

On respire. Ce n’est pas de notre faute si le mec ne se sentait pas à la hauteur 😉

On va prendre un verre entre nanas. On se défoule au sport. On tricote (pas certaine que ça fonctionne ça). On prend l’air. On écoute une bonne playlist girl power.

Bref, on passe à autre chose et on ne rumine pas. 

Au suivant !

Et la prochaine fois que vous serez tentées, mesdemoiselles, de ghoster à votre tour, rappelez-vous que ça peut aussi être dur à encaisser par la gent masculine et que vous, vous avez assez de classe pour dire ciao !

 

 

Nourriture = 1, Marion = 0

La bouffe aura ma peau

Ça fait bien longtemps qu’on n’avait pas parlé de bouffe sur ce blog et que je ne m’étais pas mise à pleurer sur mes bourrelets…  Une petite mise à jour s’imposait.

L’année dernière j’ai pris pfff… un milliard de kilos (au moins). Et depuis, j’entretiens une relation étrange, une relation amour-haine avec mon corps.

C’est sans doute parce que je ne me suis pas vue grossir. Lorsque vous trainez toute la journée en pyjama à taille élastiquée et chaussettes en pilou, il est moins évident de voir les kilos s’installer. Sauf qu’un jour vous avez un entretien d’embauche. Et là, vous trainez dans les rayons H&M pour tenter, en vain, de trouver une tenue correcte. Vous vous apercevez alors  que non, vous ne rentrez plus dans du 42, ni dans du 44 d’ailleurs… Vous avez basculé dans le camp des filles qui doivent débourser plus cher pour se fringuer correctement. Finies les fringues achetées 3 francs 6 sous dans les boutiques de pouffes (font pas ma taille), finies les fringues au premier prix à la redoute (et hop 5 € de plus pour la taille au-dessus), finies le petit haut acheté en coup de vent sans essayage (en fait, finis les petits hauts, tout simplement).

Et c’est dans une maudite cabine d’essayage que j’ai commencé à  détester mon corps. En fait, à me  détester. Parce qu’il n’a pas grossi tout seul ce corps. Il a grossi à grand renforts de mal bouffe, d’heures passées sous la couette, de journées canapés-séries-gâteaux.

Cette année, de nouveau au chômage, j’ai donc décidé de ne pas commettre les mêmes erreurs (ou du moins de ne pas grossir encore plus). Inscription au sport pour bouger mon corps, sorties tous les jours (ou presque) et surtout, surtout, je tente de résister à la nourriture.

Mais ce n’est pas si facile. Parce que l’appel de la bouffe, le souvenir de son doux réconfort, est toujours là.

Mange-moi et tu te sentiras moins vide c’est ce que j’entends lorsque je passe devant une boite de gâteaux / muffin / … Bizarrement, les légumes, eux, ne me parlent jamais… Allez comprendre…

Alors pour résister, je n’achète rien de ce qui me ferait plaisir. Et lorsque j’ai vraiment envie d’un gâteau, je le cuisine moi-même avec farine complète, fructose et fruits, histoire de baisser son index glycémique et d’éviter le diabète à 35 ans.

Ce qu’en dit mon corps ? Je ne sais trop rien. Son poids ? Je ne le connais pas, je ne le contrôle pas, la moindre pesée me donne une crise d’angoisse, me rend malheureuse à vouloir bouffer tout ce que je trouve jusqu’à en crever. Je commence à le re-regarder dans le miroir, nu. Je le déteste et en même temps je le remercie d’être resté ferme malgré tous ces régimes yo yo, d’être en bonne santé, d’être là.

C’est  lorsque je me prépare à sortir, que mon regard devient le plus ambivalent sur ce corps. Je me regarde dans le miroir et je n’arrive pas à me trouver grosse. Un peu en formes c’est tout. Bien habillée, maquillée, je me trouve même jolie.

Et puis je me retrouve au milieu d’autre gens et là je me sens monstrueuse. Monstrueuse dans le sens hors norme. J’ai parfois l’impression que mon corps prend tout l’espace, qu’on ne voit que lui, que les autres pensent que je suis juste affreuse, énorme.  J’éprouve encore plus un grand sentiment de solitude face à tout ça. Ne pas être comme les autres, dans la norme, devoir être confrontée à cette répulsion, seule. M’en vouloir, seule. Me faire l’énième promesse de maigrir, seule.

Je sais bien que tout n’est pas vrai, que je suis loin d’être obèse mais ma perception de mon corps est complètement déformée. Je ne sais pas combien de temps ça va durer ni même si un jour je me réconcilierai avec mon corps. Ce que je sais, c’est qu’il suffit parfois de peu de temps pour développer des troubles alimentaires mais il en faut beaucoup pour les guérir.

 

Edit : Si vous aussi vous avez envie de pleurer sur vos kilos (en trop ou pas assez), soyez les bienvenues, c’est open.