Et si ?

Suivre mon blog avec bloglovin

Parfois, vaut mieux pas trop réfléchir...

L’autre jour je discutais avec une amie sur nos petits bobos quotidiens. Vivant en couple, elle se sentait rassurée d’avoir quelqu’un sur qui compter en cas de malaise ou de maladie arrivant sans crier gare. La réflexion tant redoutée arriva : Je ne sais pas comment tu fais, toi qui vis seule.Comment je fais ? Je n’y pense pas. Je refoule cette peur, cette frayeur tout au fond de moi. Car si je la laisse émerger, elle me donne des idées bien glauques.

Et si je glissais dans ma petite baignoire sabot ? Au bout de combien de temps quelqu’un s’en apercevrait ? Et si ma maladresse habituelle me conduisait à me sectionner une artère, me viderais-je de mon sang, seule, sur le carrelage de ma cuisine ? Et si je faisais un malaise, tombais, me cognais la tête contre le coin de ma table basse, agoniserais-je de longues heures en entendant au loin les ronflements de mon voisin ?

Ce dont je suis sûre c’est que je ne devrais certainement pas compter sur mes chats pour ameuter le quartier et je sens bien que mes doigts leur feraient office de saucisses apéro au bout de quelques heures jours…

Vous comprendrez donc que je préfère laisser cette angoisse tapie dans un coin de ma tête et compte sur les bons gênes transmis par ma mère pour ne pas tomber malade et sur ma bonne étoile pour me garder des accidents. Merci maman. Merci l’étoile.