Le poids, toujours le poids

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Bon, autant vous dire que je ne ressortirai pas les petites robes fleuries en taille 38/40 cet été.

Elles resteront donc sagement dans des boites en plastique sous mon lit.

Mais je me dis que je vais passer l’été sur Paris et qu’il sera sûrement pourri (mode pessimiste : on) donc je n’aurai pas trop de regret.

Ces derniers temps à chaque fois que je parlais de mon poids on me donnait tout un tas de conseils (que je n’avais pas demandés) :

  • Fais du sport (j’en fais déjà)
  • Compte tes calories (je peux manger 1200 cal de pain au choco?)
  • Mange de la soupe le soir (j’en peux plus moi de la soupe)

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J’ai décidé d’écouter la seule personne saine d’esprit (qui se reconnaitra) dans mon entourage pour les questions de poids : Je suis donc weight watchers depuis 3 semaines environ.

Faut pas déconner non plus : pas de réunion pour moi, je mise uniquement sur la méthode en ligne.

WW fonctionne avec un nombre de points par jour (calculé selon votre poids/taille) qu’il ne faut pas dépasser pour maigrir (heureusement il y a une réserve hebdo pour les dîners un peu trop arrosés).

Au début je râlais un peu car je trouvais (et trouve toujours) que leur appli est moche et pas ergonomique. On dirait un vieux truc de minitel en couleur…
Sans parler de leurs recettes qui ne donnent pas envie.

Mais petit à petit je m’y suis fait et ce n’est pas trop contraignant de compter les points. J’essaye de voir le côté ludique de la chose.

Le plus chiant étant de décortiquer vos recettes si vous cuisinez comme moi. Du coup je mise plutôt sur des recettes toutes faites pour éviter la prise de tête (je n’ai jamais été bonne en calcul de toute façon).

J’ai trouvé de très bons sites et blogs proposant plein de bonnes recettes à base de légumes (pour 0 points, il faut en mettre partout!)
Et quand j’ai envie d’un truc sucré et consistant, je me fais des pancakes à 1 point l’unité, youhou le grand fun !!!

Côté alimentation, ça ne change pas énormément pour moi qui mange plutôt équilibré mais niveau portion j’arrive maintenant à mieux gérer (ah… ça ne fait que ça 30 grammes….).

Par la même occasion, j’ai arrêté le gluten. En attendant d’avoir rendez-vous chez un gastro, ça ne peut pas me faire de mal et mon ventre cessera peut-être de me martyriser.

Alors qu’est-ce que ça donne me direz-vous ?

La première semaine j’ai perdu presque 3 kilos. Un miracle ! J’ai mis ça sur le compte de gélules achetées dans une herboristerie du quartier chinois à New York…

La deuxième semaine : rien ! J’ai même cru que ma balance ne fonctionnait plus et qu’elle était bloquée sur mon poids précédent… J’ai du me peser 10 fois de suite pour être sûre…

La troisième semaine j’ai repris 500grammes. Vu les crises de bouffe compulsives que j’ai eues cette semaine là, je ne peux pas me plaindre

Mercredi ce sera ma quatrième pesée…. J’ai été plutôt sérieuse cette semaine si on ne compte pas mon excès de boissons alcoolisées de vendredi…

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Non ce n'est pas mon cul même si il lui ressemble (juste le cul malheureusement!)

Je sais que j’ai un long chemin à parcourir pour perdre du poids et pour stopper mes crises de bouffe mais, même si parfois, ça m’angoisse, je vis plutôt bien dans mon corps actuel.

J’ai cette chance de m’être acceptée telle quelle.

Alors je ne sais pas combien de temps je vais suivre cette méthode mais pour l’instant je préfère me dire « un jour après l’autre » !

T’en es où ?

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Cela fait longtemps que je n’ai pas parlé de mon parcours alimentaire, si chaotique ces dernières années…

En 5 ans, j’ai pris du poids, rejeté mon corps, perdu du poids, regrossi, appris à aimer mon corps, rencontré la méthode Zermati, me suis fiée à la mienne… Bref, des hauts et des bas dans mon comportement alimentaire si difficile à apaiser suite aux nombreux régimes effectués auparavant.

Alors où en suis-je désormais ? Et bien j’ai lâché la méthode Zermati. Pas complètement, car j’essaie au maximum de me fier à mes sensations lorsqu’il s’agit de manger et tente de ne pas culpabiliser au moindre « écart ». Mais à force de me triturer le cerveau pour savoir si j’avais faim, un peu, beaucoup, passionnément, j’ai développé l’angoisse de mal faire et surtout je ne pensais plus qu’à ça. C’était un peu le contraire du résultat escompté : le lâche prise alimentaire !

Je ne renie pas la méthode cependant qui a montré son efficacité sur bien des personnes. Seulement, je crois qu’il ne sert à rien de rester butée si on ne le sent pas !

Alors maintenant ?! Et bien, étant à la recherche d’un nouveau boulot depuis septembre, j’avais très peur de retomber dans mes travers et de reprendre du poids. Donc j’ai décidé de prendre les choses en mains rapidement et me suis inscrite dès la rentrée en salle de muscu.

J’ai du temps ce qui me permets d’y aller 4 fois par semaine environ 1h30/2h. J’y suis allée pour m’affiner mais c’est un vrai moment de détente et ça me permet d’avoir la pêche !

Mon coach est contre les régimes et me rappelle que rien ne vaut une alimentation équilibrée et ce fameux principe : 30% de gym pour 70% de « bonne » alimentation.

J’avais légèrement perdu de vu ce principe les premières semaines. Je me suis « légèrement » lâchée sur le sucré me disant que le sport comblerait tout ça… Que nenni !!

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Et puis il ne faut pas oublier qu’après tous les régimes effectués, mon corps est devenu plus réfractaire. Je devais donc faire des efforts sur la nourriture.

Je mange donc 4 repas par jour : Un petit-déjeuner souvent composé de barres protéinées car j’en ai trouvé de très bonnes et c’est pratique quand on a la flemme de cuisiner le matin comme moi. Sinon, je me préparer des pancakes ou de la brioche pour varier les plaisirs.

Après le sport, le temps de rentrer et de prendre ma douche, il est temps de préparer le déjeuner.

Je fais la part belle aux protéines et aux légumes. Je cuisine désormais des plats du type pot au feu qui sont rassasiants sans être trop gras. Etant addicte au sucre et sur les conseils de mon prof de sport, j’ai laissé tomber le dessert. Très difficile les premiers temps, je m’en passe désormais facilement.

Vers 16h30, je me rattrape sur le sucré avec un fruit, une mousse au chocolat faite maison avec du tofu, une barre special K, une part de gâteau… Bref, je me fais plaisir sans pour autant « déborder ». Et c’est là que c’est difficile 😉

Le soir si j’ai faim à 19h30, je mange ! Je n’attends pas sinon je grignote et je remange sans avoir faim. Je me prépare de la soupe, du jambon, des œufs,… La aussi beaucoup de protéines et de légumes et je zappe encore le dessert.

Le goûter me permet d’avoir moins faim le soir et de satisfaire mon envie de sucre donc c’est tout bénef et quand on travaille, ça évite le coup de barre de fin de journée.

Ce rythme me convient même si j’ai encore des phases d’aphagie où je pourrais engloutir 4 paquets de gâteaux sans problème. Je ne suis donc pas encore prête à avoir des gâteaux à la maison…. Ca viendra petit à petit j’espère.

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Je ne m’interdis pas de sortie et me fais plaisir avec un bon resto de temps en temps. Le lendemain, je reprends mon « rythme alimentaire ». Parfois, c’est difficile car on se laisse facilement aller à continuer dans la mauvaise direction. J’angoisse d’ailleurs un peu pour la semaine de Noël durant laquelle je vais très bien (trop) manger et me remettre sur les rails va être difficile.

Je m’aide également beaucoup de mon compte tumblr sur lequel je reblogue des idées de recettes saines, des petites phrases de motivation, etc.. Je ferai un post particulier à ce sujet.

La paix alimentaire est encore loin mais petit à petit je trouve ce qui me convient et c’est déjà pas mal !

Repartir (encore) à zéro

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4 années de blog et 4 années de désordre alimentaire. Je crois que c’est encore pire depuis que j’ai décidé de modifier mon comportement vis-à-vis de la bouffe.

Je ne mange jamais sereinement. Je ne suis jamais en paix avec la nourriture. Quoique je mange, ça suppose forcément, questionnement, culpabilité, joie, détresse, peur, Ca ne peut jamais être simple. On se met à table, on mange, on ne se focalise pas sur le contenu de son assiette. On mange. C’est tout.

Je ne sais pas faire ça. Je me bats perpétuellement avec la bouffe.

Plus de régime, je me fais plaisir, prise de poids, perte de poids, acceptation, renonciation,… Ma vie alimentaire et donc ma vie tout court est en dents de scie depuis 4 ans.

J’aurais aimé vous faire quelques articles sur la méthode Zemati et vous dire que ça fonctionne super bien. Adieu les compulsions alimentaires, adieu la culpabilité. Mais non. Parfois ça fonctionne. 1 semaine, 10 jours, 2 mois et puis je n’en peux plus d’attendre d’y arriver. Je me remets en mode diète pour dire adieu aux kilos. Encore 1 mois, puis 2. La fatigue, les angoisses. Je rechute dans mes travers alimentaires, dans ces crises d’hyperphagie durant lesquelles je dévore. Le lendemain je ne mange rien. Je tente d’oublier. Je sors ma balance. Puis, la seconde. Je range la première, déplace l’autre pour finalement les enfouir sous mon lit pour ne plus y penser.

Alors qu’est-ce qui change cette fois ? Pourquoi recommencer à espérer ? Qu’est-ce qui va faire que je vais enfin faire amie-amie avec la bouffe ? Rien. Je n’ai aucune certitude. C’est juste un essai, encore un autre. Je crois que tant que je n’arriverais pas à ne plus penser à la nourriture et tout ce que ça induit, je recommencerai. Si d’autres y sont arrivés, je peux bien le faire.  Pourquoi moi je n’y arriverai pas ?

Me voilà donc à tenter de ressentir la faim à nouveau. De nouveaux exercices, de nouvelles questions, de nouvelles incertitudes. De nouveaux échecs ? Une seule obsession : m’asseoir en paix devant mon assiette.

Retour au rééquilibrage alimentaire !

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Bon, c’est la rentrée et qui dit rentrée, dit bonnes résolutions et reprise d’un équilibre alimentaire perdu de vue il y a plusieurs mois…  Que la route est longue pour y parvenir et se « stabiliser »… je dois sans cesse faire attention à ne pas quitter « le bon chemin » au profit de mes compulsions.

Et écrire sur ce sujet m’aide beaucoup. Voici donc quelques petits trucs qui m’aident à me booster.

J’ai donc laissé de côté les glaces, les viennoiseries (j’adore les pains au chocolat !), les apéros-diner-j’ai-plus-faim-mais-je-mange-encore, …pour me recentrer sur mon rééquilibrage alimentaire.

L’hiver dernier ma motivation était de perdre du poids avant d’aller à NY. Sage décision ! Cet automne, je n’ai malheureusement pas le même projet et il a fallut que je me trouve d’autres motivations…

Me sentir mieux en société est la principale car, pour l’instant, j’ai l’impression de prendre trop de place, d’envahir l’espace, d’être démesurée par rapport aux gens qui m’entourent. Je hais cette sensation qui, les jours de grosse déprime, m’empêche de sortir, de rencontrer des gens, bref, de vivre ma vie. C’est sans doute illusoire de penser qu’être plus mince améliorera ma confiance en moi mais ça ne peut pas empirer les choses !

compulsion

Les fringues sont encore et toujours une excellente motivation. Je préfère largement me fringuer en hiver qu’en été alors les nouvelles collections me donnent vraiment envie. J’aime bien flâner sur les sites et rêvasser à ce que je pourrais porter. Bon, vu mon budget serré ça tient plus du fantasme mais c’est si bon de rêver !

La reprise du sport. Depuis quelques jours j’ai repris le sport. J’en avais vraiment envie mais c’est difficile car je suis confrontée au miroir plain-pied, au jogging informe, au débardeur moule défauts, au visage rougeaud ! Mais après une bonne séance sportive, je me sens si bien ! J’essaye de garder ma motivation et d’y aller 2 à 3 fois par semaine. Pas toujours facile après une journée de boulot et les transports mais je m’accroche.

La cuisine ! J’aime cuisiner et découvrir de nouvelles saveurs. Pas de plats trop compliqués pour moi mais des choses simples et bonnes ! Je cuisine donc le plus souvent possible car, pour tenir sur la durée, je ne le répèterai jamais assez, il faut varier ! Je vous livrerai encore des recettes que j’ai testées ces derniers jours.

Diet

Bref, chacune trouvera ses propres motivations pour parvenir à ne pas manger de façon compulsive.

La route est longue mais parvenir à manger sans prise de tête serait une telle satisfaction et surtout une grande libération pour moi!

En attendant, j’envisage sérieusement d’apporter ma petite contribution au projet Body Positive de Princesse Guerrière dans un prochain post .

Doit-on attendre d’être mince…

Décidément, cette Bridget !!!

… pour faire ce dont on a envie ? C’est une question que je me suis posée cet après-midi après avoir lu le commentaire d’une jeune femme sur Hellocoton.

Ca m’a rappelé toutes les fois où je n’ai pas fait quelque chose dont j’avais très envie « simplement » à cause de mon poids. Ces soirées auxquelles je ne suis pas allée, ces entretiens que j’ai voulu éviter, ces vacances enroulée dans le paréo… Et la liste est longue. Surtout si on part du principe qu’on a qu’une vie et qu’on n’est pas certaine de perdre ce poids un jour !

Cela m’arrive d’ailleurs encore d’être gênée avant de faire certains trucs, de me retenir, de ne pas oser. Par exemple passer simplement devant des gens en terrasse relève, pour moi, de la torture. Il me vient parfois à l’esprit de faire un détour pour éviter ces regards. Un détour pour rentrer chez moi uniquement pour ne pas me confronter à LA terrasse ! C’est con tout de même !

Mais à bien y réfléchir, je me demande si finalement ne rien tenter « à cause » de kilos superflus, ce n’est pas un prétexte pour rester dans son cocon. Ne rien tenter c’est ne pas se louper, ne pas prendre de risque, ne pas échouer. Cette inaction a un côté « confortable ».

Ces belles paroles sont bien sûr toujours plus faciles à dire écrire qu’à mettre en pratique… Mais ne pas toujours vivre dans cette unique optique d’amaigrissement est, j’en suis certaine, libérateur.

Une jolie leçon de vie.. pour toutes

Après tout, comme dirait Raymond Dufayel à Amélie :

Vous n’avez pas des os en verre. Vous pouvez vous cogner à la vie.

Finalement ça sert peut-être à ça ce rembourrage….

 

Dans la peau d’une obèse, Zita c’est du n’importe quoi …

Vaut mieux changer de boulot Zita

J’étais déjà hotsile contre l’émission Zita, dans la peau d’une obèse diffusée hier soir sur M6 avant même de la regarder. Je suis encore plus remontée une fois l’avoir vue.

Le speech ? La « journaliste » Zita Lotis-Faure a, durant un mois, mangé les mêmes choses que Véronique, une femme de 50 ans pesant 140 kilos pour tenter de comprendre la vie des obèses.

A quoi ça sert me direz-vous ? Bah, je ne sais pas ! Si ce n’est à nous sortir un maximum de clichés idiots sur les obèses.

Déjà le titre de l’émission est choquant : « Dans la peau d’une obèse ». Dans la peau d’une extra-terrestre ça serait la même chose. Pourquoi catégoriser la population selon son poids de cette façon ? Bientôt il y aura des bus réservés aux minces, d’autres aux maigres, d’autres aux obèses ?! Va falloir inventer le pass Navigo qui calcule l’IMC.

Ensuite, qui est cette Zita Lotis-Faure pour juger car, c’est ce qu’elle fait durant toute l’émission, les personnes (femmes uniquement) en surpoids ? Là non plus j’en sais rien et je n’ai pas envie de savoir qui elle est, surtout si tout son travail est du même acabit.

Voici donc les clichés sur les obèses que l’on nous ressort au cours du reportage…

Ils bouffent toute la journée,

Ils ne mangent que des aliments hyper caloriques, lourds, bourratifs

Ils n’ont plus le goût des aliments savoureux

Ils sont sédentaires

Ils sont mal dans leur peau (elle ne doit pas connaitre Velvet d’amour)

Ils ont des boulots nuls

Ils sont toujours en retrait

Quelques morceaux choisis

C’est gratuit, profitez donc de ces quelques conneries si vous les avez loupées :

« On souffle, on a chaud, on se traîne, on devient un boulet pour soi-même » Prononcé après une journée hyper calorique…

« Je m’explose le bide » En même temps, on lui a rien demandé….

« Avant j’étais une fille normale ». C’est vrai que lorsque tu es en surpoids tu n’es plus normal.

«Je me demande comment on fait quand on est obèse pour se sentir suffisamment bien dans son corps pour avoir une relation amoureuse » Zita, tu risques d’avoir des révélations là…

« On est dimanche après-midi, je fais la patate. Je regarde des films et je mange des chips. » Le quotidien de tous les obèses quoi…

« Ca c’est de la bonne cellulite. » dit-elle en nous montrant son cul mince qui ne supporte que le 38.

Attention séquences choc !

Zita se filme entrain de vomir suite à sa première journée de régimes hyper calorique… Elle reste pourtant bien fraiche pour remanger des crevettes et du chocolat quelques minutes plus tard. Je dis ça, je dis rien…

Devant une ancienne obèse qui lui montre l’excès de peau suite à une importante perte de peau « Je suis sous le choc, faut que je m’assois » bah il lui faut pas grand-chose à la journaliste… Vaut mieux pas l’envoyer en Afghanistan celle-là.

Au bout de 2 semaines on a le droit au gros plan du corps de la journaliste. Son corps la dégoute… Qu’est-ce qu’elle doit penser des obèses qu’elle a rencontrées durant son reportage ?

On a aussi le droit à des pseudo séquences émotion sur fond de musique tristoune avec pleurs provoqués par les questions intrusives de la pseudo journaliste « Etre avec un mec qui veut pas que je perde de kilos et qui en même temps veut un enfant et sachant que pour faire un enfant il faut que je perde des kilos je deviendrais dingo, pas toi ? » Bah si, la preuve elle se met à chialer la dame…

les consultations chez le nutritionniste qui assure vouloir « la surveiller de près » tout en mordillant ses lunettes pour se donner un air suffisamment sérieux et inquiet.

Gâteau au chocolat + chantilly d’un total de 700 calories dévoré avec un faux air d’envie devant la caméra. Qui parie qu’elle n’a mangé que cette unique bouchée ?

Mon avis ?

J’ai eu l’impression qu’elle avait fait cette expérience pour se faire plaisir, pour en discuter avec sa bande de copines au bar du coin comme on discute d’un pari débile mais en aucun cas pour comprendre réellement la vie de personnes obèses. Et puis avec seulement 4 kilos de plus à la fin du mois elle est loin d’être dans la peau d’une obèse la Zita…

Mais ce qui m’embête profondément c’est qu’en 40 minutes d’émission il n’est question des causes plus profondes de l’obésité seulement 2 minutes. Pas plus. Or, beaucoup de personnes ne naissent pas obèses, ne le sont pas forcément enfant et commencent à grossir à l’âge adulte pour des raisons bien plus profondes qu’un simple gavage nutritionnel.

Il semblerait que de se pencher sur les problèmes affectifs, les émotions, le passé des personnes obèses soit plus compliqué que de les juger sur leur simple nourriture (c’est sans doute moins vendeur également…). Quel beau boulot de journaliste que nous offre là Zita Lotis-Faure d’ailleurs toujours très impartiale durant ce reportage comme l’est tout bon journaliste…

Et puis honnêtement, ça se saurait s’il suffisait d’engloutir des tonnes de nourriture pour arriver à savoir ce qui se passe dans la vie et la tête d’un obèse. Il serait peut-être bon de se poser d’autres questions, non ?

Le pire ? Elle remet ça avec les femmes de ménage. Désolée, je ne peux pas regarder plus longtemps ce ramassis de clichés débiles.

 

Edit du 17/07/2012 : http://fr.news.yahoo.com/zita-peau-dune-ob%C3%A8se-magazine-dimmersion-choc-%C3%A9pingl%C3%A9-091600241.html

 

Nourriture = 1, Marion = 0

La bouffe aura ma peau

Ça fait bien longtemps qu’on n’avait pas parlé de bouffe sur ce blog et que je ne m’étais pas mise à pleurer sur mes bourrelets…  Une petite mise à jour s’imposait.

L’année dernière j’ai pris pfff… un milliard de kilos (au moins). Et depuis, j’entretiens une relation étrange, une relation amour-haine avec mon corps.

C’est sans doute parce que je ne me suis pas vue grossir. Lorsque vous trainez toute la journée en pyjama à taille élastiquée et chaussettes en pilou, il est moins évident de voir les kilos s’installer. Sauf qu’un jour vous avez un entretien d’embauche. Et là, vous trainez dans les rayons H&M pour tenter, en vain, de trouver une tenue correcte. Vous vous apercevez alors  que non, vous ne rentrez plus dans du 42, ni dans du 44 d’ailleurs… Vous avez basculé dans le camp des filles qui doivent débourser plus cher pour se fringuer correctement. Finies les fringues achetées 3 francs 6 sous dans les boutiques de pouffes (font pas ma taille), finies les fringues au premier prix à la redoute (et hop 5 € de plus pour la taille au-dessus), finies le petit haut acheté en coup de vent sans essayage (en fait, finis les petits hauts, tout simplement).

Et c’est dans une maudite cabine d’essayage que j’ai commencé à  détester mon corps. En fait, à me  détester. Parce qu’il n’a pas grossi tout seul ce corps. Il a grossi à grand renforts de mal bouffe, d’heures passées sous la couette, de journées canapés-séries-gâteaux.

Cette année, de nouveau au chômage, j’ai donc décidé de ne pas commettre les mêmes erreurs (ou du moins de ne pas grossir encore plus). Inscription au sport pour bouger mon corps, sorties tous les jours (ou presque) et surtout, surtout, je tente de résister à la nourriture.

Mais ce n’est pas si facile. Parce que l’appel de la bouffe, le souvenir de son doux réconfort, est toujours là.

Mange-moi et tu te sentiras moins vide c’est ce que j’entends lorsque je passe devant une boite de gâteaux / muffin / … Bizarrement, les légumes, eux, ne me parlent jamais… Allez comprendre…

Alors pour résister, je n’achète rien de ce qui me ferait plaisir. Et lorsque j’ai vraiment envie d’un gâteau, je le cuisine moi-même avec farine complète, fructose et fruits, histoire de baisser son index glycémique et d’éviter le diabète à 35 ans.

Ce qu’en dit mon corps ? Je ne sais trop rien. Son poids ? Je ne le connais pas, je ne le contrôle pas, la moindre pesée me donne une crise d’angoisse, me rend malheureuse à vouloir bouffer tout ce que je trouve jusqu’à en crever. Je commence à le re-regarder dans le miroir, nu. Je le déteste et en même temps je le remercie d’être resté ferme malgré tous ces régimes yo yo, d’être en bonne santé, d’être là.

C’est  lorsque je me prépare à sortir, que mon regard devient le plus ambivalent sur ce corps. Je me regarde dans le miroir et je n’arrive pas à me trouver grosse. Un peu en formes c’est tout. Bien habillée, maquillée, je me trouve même jolie.

Et puis je me retrouve au milieu d’autre gens et là je me sens monstrueuse. Monstrueuse dans le sens hors norme. J’ai parfois l’impression que mon corps prend tout l’espace, qu’on ne voit que lui, que les autres pensent que je suis juste affreuse, énorme.  J’éprouve encore plus un grand sentiment de solitude face à tout ça. Ne pas être comme les autres, dans la norme, devoir être confrontée à cette répulsion, seule. M’en vouloir, seule. Me faire l’énième promesse de maigrir, seule.

Je sais bien que tout n’est pas vrai, que je suis loin d’être obèse mais ma perception de mon corps est complètement déformée. Je ne sais pas combien de temps ça va durer ni même si un jour je me réconcilierai avec mon corps. Ce que je sais, c’est qu’il suffit parfois de peu de temps pour développer des troubles alimentaires mais il en faut beaucoup pour les guérir.

 

Edit : Si vous aussi vous avez envie de pleurer sur vos kilos (en trop ou pas assez), soyez les bienvenues, c’est open.

 

Mon gras et moi

C’est au détour de mes tribulations sur le net que j’ai découvert le blog de Gally. Et quelle belle rencontre! Quelques jours plus tard, je tombais nez à nez avec sa BD intitulée « Mon gras et moi ».

Je n’ai pas pu résister et je l’ai dévorée dans le bus, sur le chemin du retour.

Comment ne pas se reconnaître dans ces dessins lorsqu’on connait les problèmes de poids, de bourrelets disgracieux qui nous gâchent la vie, que l’on craint le regard des autres… Bref une super BD qui traite du combat contre les kilos avec humour!

J’avoue que je me suis bien marrée en lisant cette trop courte BD mais au-delà du rire, on y trouve une vraie réflexion sur les problèmes de poids si difficiles à assumer…