Qualité vs Quantité

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Il semblerait que j’ai fait de gros progrès sur la méthode Zermati dixit mon médecin. Mais voilà, il y a toujours un truc qui coince, sinon ce serait trop facile : je n’arrive pas à moins manger.

Enfin, si. La semaine, lorsque je suis cadrée par les horaires de boulot, j’arrive à manger moins sans problème. Le week-end par contre, rien ne va plus… Crises d’hyperphagie, faim pas faim je m’en fous, bref c’est la cata alimentaire !

J’en viens même à redouter le week-end et les jours fériés du mois de Mai qui approchent !

Quand je vois ce dont j’ai réellement besoin pour être rassasiée, c’est assez perturbant de penser aux quantités astronomiques englouties ces dernières années. Il est difficile de me dire que désormais je n’ai plus besoin de tout ça, que je dois me détacher de la nourriture et la remettre à sa place.

Pas évident de modifier ses habitudes même lorsque c’est pour votre bien. Je sais que si j’arrive à franchir ce cap, manger moins deviendra automatique. Mais cela prend du temps et il ne faut pas décrocher…

En attendant, je tente de trouver des astuces à mettre en place pour m’y aider :

–          Prendre des photos de mes repas…

Photos très peu intéressantes mais nécessaires pour me rendre compte des quantités et me dire que c’était suffisant, que je n’avais plus faim après avoir mangé « seulement » ça !

–          Manger dans des petites assiettes

Cette astuce qui veut qu’en mangeant dans des petites assiettes, les portions paraissent plus grandes ne fonctionnent pas vraiment sur moi. Mais je la mets tout de même pour celles qui veulent réduire la taille de leur repas.

–          Retarder mon dessert

C’est souvent quelques minutes après le repas que je ressens si j’ai assez ou trop mangé. Bien souvent, un petit repas me suffit et le dessert est de trop. J’attends donc un petit moment après mon repas pour savoir si oui ou non j’ai encore faim pour le dessert et bien souvent, c’est non.

–          Me concentrer sur ce que je mange

C’est un principe cher à Zermati et Apfeldorfer. En effet, plus on est concentré sur ce qu’on mange, plus vite on atteint la satiété. Déguster, lentement, c’est un des secrets pour savourer la nourriture et ne plus simplement l’engloutir.

–          Privilégier la qualité à la quantité

Encore un truc qui n’est pas du tout dans mes habitudes. Je ne suis peut-être pas assez fin gourmet pour me délecter comme il se doit de plats gastronomiques. Tant que c’est mangeable, je mange et peu m’importe si c’est cuisiner par un ancien de Top Chef ou par le cuistot de la brasserie d’à côté.

Je dois donc être un peu plus vigilante sur la qualité des aliments que j’achète pour acheter moins mais mieux. Et être plus difficile  en ne mangeant que ce qui me parait vraiment appétissant (j’ai intérêt à soigner la présentation de mes petits plats !)

–          Me servir et ranger fissa

Je ne sais pas cuisiner de petites portions. Donc en étant seule, c’est difficile de ne pas succomber à la tentation de se resservir une fois la première assiette terminée.

Maintenant, je me sers et je range tout ce qu’il reste. Je ne laisse pas le plat à portée de vue pour ne pas être tentée et je mange uniquement ce que je me suis servie.

 

Et vous, des astuces pour manger moins ?!

La bouffe, ma meilleure ennemie

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Un nouveau post sur mon parcours Zermati.
 
Je suis allée consulter mon médecin qui gère également la méthode Zermati. Nous avons longuement parlé de mon attitude face à la nourriture.
 
Je lui ai amené mes petits comptes-rendus quotidiens et il m’a tout d’abord félicité car m’observer c’est déjà modifier mon comportement.
 
Et effectivement, depuis que je me suis remise à Zermater, j’ai pas mal modifié mon rapport à la nourriture. Le fait de noter si j’ai faim ou non avant d’engloutir mon repas me fait prendre conscience de toutes ces fois où je mange sans faim, uniquement par envie, ou pour contrer une émotion désagréable.
 
La plupart du temps je mange au-delà de ma faim, et je dois bien me résigner à constater que peu de nourriture me suffit à chaque repas.
 
D’ailleurs, avant chaque repas, j’ai peur de ne pas avoir suffisamment à manger dans mon assiette. Je dois donc réévaluer ma perception visuelle de la nourriture : la quantité dont j’ai besoin n’est pas celle que je croyais.
 
Mon médecin m’a alors donné un exercice à effectuer sur une quinzaine de jours : ne manger, à midi, qu’une part de gâteau. Cette même part que je prenais en plus de mon repas habituel auparavant. Et voir si cela me suffit.
 
Et après quelques jours de test, c’est bien le cas. Une part de gâteau me suffit. Je n’ai pas faim dans l’après-midi. Pas de creux à l’estomac, pas de ventre qui gargouille… Rien ! Et je ne mange pas le matin… En écrivant ces mots, je me rends encore plus compte de la quantité d’aliments que je peux manger sans faim, chaque jour.
 
Lorsque j’ai dit à mon médecin que le plus difficile pour moi serait de « faire le deuil » de la nourriture (ou plutôt de la nourriture en grande quantité), il m’a repris instantanément ! Faire le deuil n’est pas une expression qui convient pour la nourriture. En effet, faire le deuil de quelqu’un c’est affronter la disparition d’un être cher.
 
Or, la nourriture est loin d’être un être cher pour moi. Au contraire, la nourriture est devenue, au fil des ans, ma meilleure ennemie. Je vois à quel point me gaver pour oublier mes émotions, manger sans plaisir, me remplir sans réfléchir a contrarié tout mon métabolisme. J’ai perdu tous mes repères physiques, sans parler de mon poids qui ne convient pas à mon corps.
 
Je dois donc voir plus loin que le « simple » plaisir de la nourriture. Je dois voir le plaisir de me réapproprier mes sensations physiques, d’écouter mon corps.
 
Et le premier plaisir que je ressens lorsque je mange à ma faim et pas au-delà est de ne plus me sentir lourde après le repas. Lourde et honteuse.
 
Je continue donc mon exercice « gâteau » (pour un bec sucré comme le mien, il y a pire comme exercice !) et reviens vers vous pour la suite !

Repartir (encore) à zéro

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4 années de blog et 4 années de désordre alimentaire. Je crois que c’est encore pire depuis que j’ai décidé de modifier mon comportement vis-à-vis de la bouffe.

Je ne mange jamais sereinement. Je ne suis jamais en paix avec la nourriture. Quoique je mange, ça suppose forcément, questionnement, culpabilité, joie, détresse, peur, Ca ne peut jamais être simple. On se met à table, on mange, on ne se focalise pas sur le contenu de son assiette. On mange. C’est tout.

Je ne sais pas faire ça. Je me bats perpétuellement avec la bouffe.

Plus de régime, je me fais plaisir, prise de poids, perte de poids, acceptation, renonciation,… Ma vie alimentaire et donc ma vie tout court est en dents de scie depuis 4 ans.

J’aurais aimé vous faire quelques articles sur la méthode Zemati et vous dire que ça fonctionne super bien. Adieu les compulsions alimentaires, adieu la culpabilité. Mais non. Parfois ça fonctionne. 1 semaine, 10 jours, 2 mois et puis je n’en peux plus d’attendre d’y arriver. Je me remets en mode diète pour dire adieu aux kilos. Encore 1 mois, puis 2. La fatigue, les angoisses. Je rechute dans mes travers alimentaires, dans ces crises d’hyperphagie durant lesquelles je dévore. Le lendemain je ne mange rien. Je tente d’oublier. Je sors ma balance. Puis, la seconde. Je range la première, déplace l’autre pour finalement les enfouir sous mon lit pour ne plus y penser.

Alors qu’est-ce qui change cette fois ? Pourquoi recommencer à espérer ? Qu’est-ce qui va faire que je vais enfin faire amie-amie avec la bouffe ? Rien. Je n’ai aucune certitude. C’est juste un essai, encore un autre. Je crois que tant que je n’arriverais pas à ne plus penser à la nourriture et tout ce que ça induit, je recommencerai. Si d’autres y sont arrivés, je peux bien le faire.  Pourquoi moi je n’y arriverai pas ?

Me voilà donc à tenter de ressentir la faim à nouveau. De nouveaux exercices, de nouvelles questions, de nouvelles incertitudes. De nouveaux échecs ? Une seule obsession : m’asseoir en paix devant mon assiette.

Manger sans télé, un challenge à relever

Quel dilemme !
Quel dilemme !

La plupart des soirs, lorsque je dine chez moi, je mange sur ma table basse en zieutant d’un œil la télé et en pinant de l’autre (n’y voyez rien de sexuel, je passe juste mon temps sur Pinterest !).

Je ne prête donc pas grande attention à ce qu’il y a dans mon assiette. Et le midi au bureau c’est pareil. Autant dire que je ne suis pas un des premiers principes de la méthode Zermati : la dégustation en pleine conscience.

Et puis je  suis tombée sur la version anglaise de super nanny, si si ! Elle montrait le comportement des enfants mangeant devant la télévision et ceux mangeant, à table, en famille. Le résultat était plutôt étonnant. Les gamins ne faisant absolument pas attention à ce qu’ils ingurgitaient, ne coupant même plus leur nourriture. Ils étaient complètement obnubilés par la télé. Et moi je dois être complètement obnubilée par mes écrans !

J’ai donc décidé de tenter l’expérience et d’éteindre la télé, la tablette et d’éloigner le téléphone, le temps de mon diner.

Oh que oui !
Oh que oui !

Ayant pas mal de troubles alimentaires, me concentrer sur mon repas est plus que difficile pour moi. Soit j’engouffre tout vite fait bien fait, soit j’essaye de déguster ce que mange mais sans grande conviction. Je dois bien avouer que ces exercices de dégustation m’ennuient… Je n’arrive pas à prendre mon temps, je m’énerve de ne pas y arriver, bref… Et puis les jours de grosse contrariété c’est mission impossible de faire coïncider nourriture et raison.

J’essaye donc de faire cet exercice à ma façon, en prenant le temps, sans me mettre la pression. Je mets de la musique (j’en profite pour découvir de nouveaux albums sur Deezer), je m’installe à ma »vraie » table, je me prépare un joli diner. C’est une habitude à prendre. Lorsque je dine avec des amis, j’essaye, là encore, de prendre mon temps. De finir la bouchée précédente avant de commencer la suivante.

Ca prend du temps de faire à nouveau ami-ami avec la nourriture mais je suis certaine que c’est tout bénef pour l’avenir.

Et vous, des astuces pour nouer une bonne relation avec votre assiette ?!

 

Conseils pour calmer une période d’hyperphagie

keep calm

Je n’avais pas fait de crise d’hyperphagie depuis un bon moment mais les soucis m’ont rattrapé et avec eux un besoin de compenser en mangeant…

Dur de se raisonner lors de ces crises mais j’essaye tout de même de limiter les dégâts et de ne pas reprendre tous les kilos perdus durant cette période un peu difficile…

Voici donc quelques petits trucs que j’essaye d’appliquer tant bien que mal.

Identifier les raisons de ces crises

La première des choses à faire est de savoir pourquoi on est touchées par ces crises.  Raisons perso, pro, poser des mots sur ses soucis, même si ça ne les résout pas, c’est un premier pas pour calmer ses crises.

Ca peut aussi aider de noter ce qu’on mange, quand, et comment on se sent à ces moments là. Ca permet parfois d’identifier les émotions qui nous traversent et sur lesquelles on n’arrive pas toujours à mettre des mots sur l’instant. C’est d’ailleurs une des méthodes du Dr Zemati.

Pas de changement alimentaire radical

Je crois que ma plus grosse erreur dans le passé à été de vouloir, après chaque crise, me remettre dans une dynamique alimentaire stricte. Passer de gâteaux, pâte et frites à des légumes et des yaourts, c’est juste impossible à tenir sur la durée (voire même sur une matinée !). Le changement doit se faire progressivement. Le lundi on stoppe le gouter si l’on n’a pas faim, le mardi on troque son Twix de l’après-midi contre un yaourt un peu sympa, etc…

Manger des choses fun

Comment réintroduire des aliments sains au cours de crises alimentaires ? Il faut pouvoir trouver des aliments /recettes assez consistantes tout en étant légères. Pas facile hein ?! J’échange mes gratins de légumes contre des cakes, plus consistants mais toujours avec des légumes. Je troque également les pommes de terre contre des patates douces à l’Index Glycémique moins élevé.

Mais souvent, durant ces périodes d’hyperphagie, je n’ai pas envie de passer trop de temps en cuisine et je craque facilement pour des plats tout prêts. J’aime bien alors aller chez le traiteur chinois pour manger des rouleaux de printemps, des vapeurs ou des légumes sautés.  Ca remplit bien et c’est tout de même moins calorique qu’un kebab !

too much food

Ne pas culpabiliser lors d’une crise.

Pas toujours évident car les crises nous poussent à manger n’importe quoi en très peu de temps (c’est la culpabilité qui nous poussent aussi à ingurgiter aussi vite).

Ok, on n’arrive pas à s’arrêter de manger. On a envie de bouffer des tas de trucs, sucrés, salés, gras, caloriques, peu importe, on a juste besoin de se remplir. Soit. Alors autant prendre du temps pour choisir des aliments qui nous font vraiment envie et pour tenter de les déguster (Zermati est encore passé par là !).

Quitte à avoir une crise de bouffe comme je les appelle, autant profiter de ce qu’on ingurgite et manger des aliments de qualité.

Penser à soi

Il est important durant ces périodes peu agréables de continuer à prendre soin de soi, à faire des choses uniquement pour soi. J’essaye de mon côté de profiter du moindre rayon de soleil, tellement bon pour me remonter le moral.

En bref, il faut s’occuper dès qu’on le peut en faisant des choses divertissantes, qui nous sortent d’un quotidien un peu morose.

Se raisonner pour retrouver petit à petit sa faim

S’il était si facile de s raisonner ça se saurait ! Mais prendre le temps de réfléchir avant d’engloutir le moindre gâteau peut vraiment être salvateur. Résister à une impulsion alimentaire c’est  se prouver qu’on arrive à être plus forte que l’hyperphagie. C’est aussi avoir une meilleure estime de soi, primordiale pour se sentir mieux en cas de gros coup de blues. Et n’oublions combien il est meilleur de manger lorsque la faim réapparait…

Bouger

Je ne suis pas allée à un cours de sport depuis une dizaine de jours. Je sens que ça joue beaucoup sur mon moral (et sur mes fesses !). Bouger, ne penser à rien d’autres qu’aux instructions données par le prof permet de me vider la tête pendant 1 heure et c’est toujours ça de pris. Prendre l’air, marcher, aller nager, à chacune de trouver l’activité qui lui convient et qui lui permettra de s’évader quelques heures par semaine.

J’espère que ces quelques petits trucs pourront aider certaines à trouver leurs propres solutions face à l’hyperphagie. D’autres astuces ? Je prends !

Dans la peau d’une obèse, Zita c’est du n’importe quoi …

Vaut mieux changer de boulot Zita

J’étais déjà hotsile contre l’émission Zita, dans la peau d’une obèse diffusée hier soir sur M6 avant même de la regarder. Je suis encore plus remontée une fois l’avoir vue.

Le speech ? La « journaliste » Zita Lotis-Faure a, durant un mois, mangé les mêmes choses que Véronique, une femme de 50 ans pesant 140 kilos pour tenter de comprendre la vie des obèses.

A quoi ça sert me direz-vous ? Bah, je ne sais pas ! Si ce n’est à nous sortir un maximum de clichés idiots sur les obèses.

Déjà le titre de l’émission est choquant : « Dans la peau d’une obèse ». Dans la peau d’une extra-terrestre ça serait la même chose. Pourquoi catégoriser la population selon son poids de cette façon ? Bientôt il y aura des bus réservés aux minces, d’autres aux maigres, d’autres aux obèses ?! Va falloir inventer le pass Navigo qui calcule l’IMC.

Ensuite, qui est cette Zita Lotis-Faure pour juger car, c’est ce qu’elle fait durant toute l’émission, les personnes (femmes uniquement) en surpoids ? Là non plus j’en sais rien et je n’ai pas envie de savoir qui elle est, surtout si tout son travail est du même acabit.

Voici donc les clichés sur les obèses que l’on nous ressort au cours du reportage…

Ils bouffent toute la journée,

Ils ne mangent que des aliments hyper caloriques, lourds, bourratifs

Ils n’ont plus le goût des aliments savoureux

Ils sont sédentaires

Ils sont mal dans leur peau (elle ne doit pas connaitre Velvet d’amour)

Ils ont des boulots nuls

Ils sont toujours en retrait

Quelques morceaux choisis

C’est gratuit, profitez donc de ces quelques conneries si vous les avez loupées :

« On souffle, on a chaud, on se traîne, on devient un boulet pour soi-même » Prononcé après une journée hyper calorique…

« Je m’explose le bide » En même temps, on lui a rien demandé….

« Avant j’étais une fille normale ». C’est vrai que lorsque tu es en surpoids tu n’es plus normal.

«Je me demande comment on fait quand on est obèse pour se sentir suffisamment bien dans son corps pour avoir une relation amoureuse » Zita, tu risques d’avoir des révélations là…

« On est dimanche après-midi, je fais la patate. Je regarde des films et je mange des chips. » Le quotidien de tous les obèses quoi…

« Ca c’est de la bonne cellulite. » dit-elle en nous montrant son cul mince qui ne supporte que le 38.

Attention séquences choc !

Zita se filme entrain de vomir suite à sa première journée de régimes hyper calorique… Elle reste pourtant bien fraiche pour remanger des crevettes et du chocolat quelques minutes plus tard. Je dis ça, je dis rien…

Devant une ancienne obèse qui lui montre l’excès de peau suite à une importante perte de peau « Je suis sous le choc, faut que je m’assois » bah il lui faut pas grand-chose à la journaliste… Vaut mieux pas l’envoyer en Afghanistan celle-là.

Au bout de 2 semaines on a le droit au gros plan du corps de la journaliste. Son corps la dégoute… Qu’est-ce qu’elle doit penser des obèses qu’elle a rencontrées durant son reportage ?

On a aussi le droit à des pseudo séquences émotion sur fond de musique tristoune avec pleurs provoqués par les questions intrusives de la pseudo journaliste « Etre avec un mec qui veut pas que je perde de kilos et qui en même temps veut un enfant et sachant que pour faire un enfant il faut que je perde des kilos je deviendrais dingo, pas toi ? » Bah si, la preuve elle se met à chialer la dame…

les consultations chez le nutritionniste qui assure vouloir « la surveiller de près » tout en mordillant ses lunettes pour se donner un air suffisamment sérieux et inquiet.

Gâteau au chocolat + chantilly d’un total de 700 calories dévoré avec un faux air d’envie devant la caméra. Qui parie qu’elle n’a mangé que cette unique bouchée ?

Mon avis ?

J’ai eu l’impression qu’elle avait fait cette expérience pour se faire plaisir, pour en discuter avec sa bande de copines au bar du coin comme on discute d’un pari débile mais en aucun cas pour comprendre réellement la vie de personnes obèses. Et puis avec seulement 4 kilos de plus à la fin du mois elle est loin d’être dans la peau d’une obèse la Zita…

Mais ce qui m’embête profondément c’est qu’en 40 minutes d’émission il n’est question des causes plus profondes de l’obésité seulement 2 minutes. Pas plus. Or, beaucoup de personnes ne naissent pas obèses, ne le sont pas forcément enfant et commencent à grossir à l’âge adulte pour des raisons bien plus profondes qu’un simple gavage nutritionnel.

Il semblerait que de se pencher sur les problèmes affectifs, les émotions, le passé des personnes obèses soit plus compliqué que de les juger sur leur simple nourriture (c’est sans doute moins vendeur également…). Quel beau boulot de journaliste que nous offre là Zita Lotis-Faure d’ailleurs toujours très impartiale durant ce reportage comme l’est tout bon journaliste…

Et puis honnêtement, ça se saurait s’il suffisait d’engloutir des tonnes de nourriture pour arriver à savoir ce qui se passe dans la vie et la tête d’un obèse. Il serait peut-être bon de se poser d’autres questions, non ?

Le pire ? Elle remet ça avec les femmes de ménage. Désolée, je ne peux pas regarder plus longtemps ce ramassis de clichés débiles.

 

Edit du 17/07/2012 : http://fr.news.yahoo.com/zita-peau-dune-ob%C3%A8se-magazine-dimmersion-choc-%C3%A9pingl%C3%A9-091600241.html

 

Nourriture = 1, Marion = 0

La bouffe aura ma peau

Ça fait bien longtemps qu’on n’avait pas parlé de bouffe sur ce blog et que je ne m’étais pas mise à pleurer sur mes bourrelets…  Une petite mise à jour s’imposait.

L’année dernière j’ai pris pfff… un milliard de kilos (au moins). Et depuis, j’entretiens une relation étrange, une relation amour-haine avec mon corps.

C’est sans doute parce que je ne me suis pas vue grossir. Lorsque vous trainez toute la journée en pyjama à taille élastiquée et chaussettes en pilou, il est moins évident de voir les kilos s’installer. Sauf qu’un jour vous avez un entretien d’embauche. Et là, vous trainez dans les rayons H&M pour tenter, en vain, de trouver une tenue correcte. Vous vous apercevez alors  que non, vous ne rentrez plus dans du 42, ni dans du 44 d’ailleurs… Vous avez basculé dans le camp des filles qui doivent débourser plus cher pour se fringuer correctement. Finies les fringues achetées 3 francs 6 sous dans les boutiques de pouffes (font pas ma taille), finies les fringues au premier prix à la redoute (et hop 5 € de plus pour la taille au-dessus), finies le petit haut acheté en coup de vent sans essayage (en fait, finis les petits hauts, tout simplement).

Et c’est dans une maudite cabine d’essayage que j’ai commencé à  détester mon corps. En fait, à me  détester. Parce qu’il n’a pas grossi tout seul ce corps. Il a grossi à grand renforts de mal bouffe, d’heures passées sous la couette, de journées canapés-séries-gâteaux.

Cette année, de nouveau au chômage, j’ai donc décidé de ne pas commettre les mêmes erreurs (ou du moins de ne pas grossir encore plus). Inscription au sport pour bouger mon corps, sorties tous les jours (ou presque) et surtout, surtout, je tente de résister à la nourriture.

Mais ce n’est pas si facile. Parce que l’appel de la bouffe, le souvenir de son doux réconfort, est toujours là.

Mange-moi et tu te sentiras moins vide c’est ce que j’entends lorsque je passe devant une boite de gâteaux / muffin / … Bizarrement, les légumes, eux, ne me parlent jamais… Allez comprendre…

Alors pour résister, je n’achète rien de ce qui me ferait plaisir. Et lorsque j’ai vraiment envie d’un gâteau, je le cuisine moi-même avec farine complète, fructose et fruits, histoire de baisser son index glycémique et d’éviter le diabète à 35 ans.

Ce qu’en dit mon corps ? Je ne sais trop rien. Son poids ? Je ne le connais pas, je ne le contrôle pas, la moindre pesée me donne une crise d’angoisse, me rend malheureuse à vouloir bouffer tout ce que je trouve jusqu’à en crever. Je commence à le re-regarder dans le miroir, nu. Je le déteste et en même temps je le remercie d’être resté ferme malgré tous ces régimes yo yo, d’être en bonne santé, d’être là.

C’est  lorsque je me prépare à sortir, que mon regard devient le plus ambivalent sur ce corps. Je me regarde dans le miroir et je n’arrive pas à me trouver grosse. Un peu en formes c’est tout. Bien habillée, maquillée, je me trouve même jolie.

Et puis je me retrouve au milieu d’autre gens et là je me sens monstrueuse. Monstrueuse dans le sens hors norme. J’ai parfois l’impression que mon corps prend tout l’espace, qu’on ne voit que lui, que les autres pensent que je suis juste affreuse, énorme.  J’éprouve encore plus un grand sentiment de solitude face à tout ça. Ne pas être comme les autres, dans la norme, devoir être confrontée à cette répulsion, seule. M’en vouloir, seule. Me faire l’énième promesse de maigrir, seule.

Je sais bien que tout n’est pas vrai, que je suis loin d’être obèse mais ma perception de mon corps est complètement déformée. Je ne sais pas combien de temps ça va durer ni même si un jour je me réconcilierai avec mon corps. Ce que je sais, c’est qu’il suffit parfois de peu de temps pour développer des troubles alimentaires mais il en faut beaucoup pour les guérir.

 

Edit : Si vous aussi vous avez envie de pleurer sur vos kilos (en trop ou pas assez), soyez les bienvenues, c’est open.