Douce nostalgie

Douce sécurité

Pas une semaine sans qu’ils n’apparaissent dans mes rêves… Ma chambre d’adolescente, l’appartement familial, ce cocon de sécurité trop vite abandonné.

Je me vois caresser le papier peint moucheté de vert que j’avais choisi et que mon père avait posé. Je revois mon petit lit une place dans lequel s’est envolée ma virginité, mon bureau en désordre, ma petite armoire qui contenait péniblement ma collection grandissante de vêtements. Je me vois ouvrir la boite aux lettres familiale, gravir les deux étages, ouvrir la porte d’entrée, me sentir (enfin) en sécurité, chez moi, où je me savais attendue.

Le cerveau fait bien les choses. La journée il ressasse angoisses, peurs, solitude, décision à prendre, et la nuit, le sommeil venu, il se met sur pause et m’accorde un court instant de sécurité. Sans facture, sans décision capitale, sans responsabilité si ce n’est se faire de jolis souvenirs d’ado.

Quelques minutes du passé pour repartir confiante le matin venu.

Tout ce que je peux conseiller aux très jeunes filles c’est de profiter. Profiter de ce cocon même si l’envie d’émancipation se fait pressante, profiter même si les autres ont déjà pris leur envol, profiter car on a qu’une enfance, profiter car ces moments en totale sécurité deviennent si rares par la suite…

Plus tout à fait fille, pas encore mère, c’est parfois dur de trouver sa place.

Souvenirs musicaux…

Quand la musique est bonne...

 

Suite à un  post du canard,  je me suis fait la réflexion qu’il y avait des tas de chansons que je m’interdisais d’écouter sous peine de voir aussitôt affluer des tonnes de souvenirs, de pleurer, de me mettre en boule sous la couette et de ne plus bouger telle une larve dépressive.

Du coup je me suis cantonnée à écouter de vieilles chansons dépourvues d’histoire personnelle voire même à ne plus rien écouter du tout.

Et puis finalement je me suis dit que c’était vachement idiot de se priver de Ray Lamontagne, de Cat Power, de Thomas Dydhal et d’autres simplement parce que celui qui m’y avait initié était parti.

Alors j’ai repris mon ipod, re-coché toutes mes playlist laissées à l’abandon depuis quelques mois et me suis aperçue que finalement, écouter tous ces souvenirs ce n’était pas si terrible. Que de la bonne musique reste de la bonne musique même si elle nous rappelle certains moments. Elle a même le pouvoir de rappeler le chemin parcouru.

Des fois on arrive même à se dire qu’on a vraiment été con de gaspiller notre temps à s’interdire tout un tas de trucs sous peine de mélancolie désagréable.

Voilà, il suffit que j’écrive ce post pour que le système aléatoire d’ITunes me propose 3 chansons à la suite de Ray Lamontagne, ça doit être un signe !