Expérimenter la faim

not hungry

Je retente donc une nouvelle fois la méthode Zermati pour faire enfin la paix avec la bouffe et accessoirement perdre quelques kilos.

J’ai abandonné l’idée de vouloir mincir vite. Les régimes ne donnent plus rien, je me sens pas trop mal dans mon corps, je plais comme ça… Autant de raisons qui m’ont fait accepter mon poids. Je crois que depuis que j’ai mis ça au clair, je suis plus à même de suivre la méthode Zermati qui se pratique sur du long terme…

Tant pis pour les jolies robes que j’aurais aimé ressortir cet été, si je ne suis plus constamment en guerre avec mon assiette, ce sera déjà un énorme progrès !

Mais qui dit méthode Zermati, dit exercices et patience. Je me suis donc décidée de suivre la méthode à mon rythme, exercice par exercice. Lorsqu’un point sera assimilé, je me concentrerai sur un autre et ainsi de suite.

Premier exercice !

Il y a donc quelques temps je m’étais plus ou moins remise à la diète et je me suis aperçue que même en mangeant équilibré je ne perdais pas de poids. Au lieu de m’énerver contre mes 2 balances (qui n’indiquent jamais le même poids), je me suis reposée la question de la faim…

Certes, je mangeais équilibré (et je notais tout ce que je mangeais), mais je mangeais surtout sans avoir faim… A bien y réfléchir, je crois que 2 bouchées de mon plat de midi auraient pu largement me suffir. Aujourd’hui, je me tape tout le plat sans y penser. Plus jeune, je ne finissais jamais mon assiette au resto, aujourd’hui c’est rare si je laisse quelques miettes ! Ma perception de mes sensations n’est qu’un vague souvenir …

Mes petites expériences Zermatiennes n’étant pas si loin, je décidai de m’attaquer au vif du problème : le respect de ma faim.

Mon médecin qui m’avait connaitre la méthode, m’a alors demandé de supprimer le petit-déjeuner, de ne boire qu’une soupe le midi et de faire un repas « libre » le soir.

Je me suis aperçue très vite que je n’avais pas faim le matin. Mon petit-déjeuner était ancré dans ma routine et je ne me posais pas la question (et puis j’adore le petit-déjeuner moi !). Un jus d’orange et un café me suffisaient pour attendre le déjeuner. La soupe me calait bien jusqu’au diner.

C’est surtout le second jour que j’ai pu expérimenter la « vraie » faim avec gargouillis et mal de tête. Et je me suis rendue compte qu’il était bien plus agréable de manger en ayant faim.

C’est sympa d’expérimenter la faim mais du coup je passe mon temps à me demander ce que je vais manger le soir, vu que c’est « open bar » ! (Je reparlerai bientôt de ce fameux repas du soir qui fera l’objet de mon second exercice.)

J’ai envie de sucré (comme c’est souvent le cas), c’est gâteau maison ! J’ai envie de crêpes que je ne mange jamais chez moi d’habitude, je fais péter le nutella !

bored

J’entame ma seconde semaine de « Faim ». Certains jours la faim est plus prononcée, d’autres, je sens bien que j’aurais pu attendre pour manger. Les envies de manger se confondent souvent avec la faim. Quoi de plus réconfortant quand on a le cafard qu’une tablette de chocolat (c’est quand même vachement plus sympa que sortir prendre l’air sous la pluie !).

Ce n’est pas encore parfait du coup je persévère encore sans me mettre la pression. Tant pis si ce week-end j’ai mangé sans avoir faim. J’ai recommencé dès le lendemain.

Pour celles qui ont des « astuces » Zermatiennes concernant la faim, je prends !!!

Manger sans télé, un challenge à relever

Quel dilemme !
Quel dilemme !

La plupart des soirs, lorsque je dine chez moi, je mange sur ma table basse en zieutant d’un œil la télé et en pinant de l’autre (n’y voyez rien de sexuel, je passe juste mon temps sur Pinterest !).

Je ne prête donc pas grande attention à ce qu’il y a dans mon assiette. Et le midi au bureau c’est pareil. Autant dire que je ne suis pas un des premiers principes de la méthode Zermati : la dégustation en pleine conscience.

Et puis je  suis tombée sur la version anglaise de super nanny, si si ! Elle montrait le comportement des enfants mangeant devant la télévision et ceux mangeant, à table, en famille. Le résultat était plutôt étonnant. Les gamins ne faisant absolument pas attention à ce qu’ils ingurgitaient, ne coupant même plus leur nourriture. Ils étaient complètement obnubilés par la télé. Et moi je dois être complètement obnubilée par mes écrans !

J’ai donc décidé de tenter l’expérience et d’éteindre la télé, la tablette et d’éloigner le téléphone, le temps de mon diner.

Oh que oui !
Oh que oui !

Ayant pas mal de troubles alimentaires, me concentrer sur mon repas est plus que difficile pour moi. Soit j’engouffre tout vite fait bien fait, soit j’essaye de déguster ce que mange mais sans grande conviction. Je dois bien avouer que ces exercices de dégustation m’ennuient… Je n’arrive pas à prendre mon temps, je m’énerve de ne pas y arriver, bref… Et puis les jours de grosse contrariété c’est mission impossible de faire coïncider nourriture et raison.

J’essaye donc de faire cet exercice à ma façon, en prenant le temps, sans me mettre la pression. Je mets de la musique (j’en profite pour découvir de nouveaux albums sur Deezer), je m’installe à ma »vraie » table, je me prépare un joli diner. C’est une habitude à prendre. Lorsque je dine avec des amis, j’essaye, là encore, de prendre mon temps. De finir la bouchée précédente avant de commencer la suivante.

Ca prend du temps de faire à nouveau ami-ami avec la nourriture mais je suis certaine que c’est tout bénef pour l’avenir.

Et vous, des astuces pour nouer une bonne relation avec votre assiette ?!

 

Line Coaching : prendre le temps de déguster ce que l’on mange

Tic Tac...

Là, ça se corse. Prendre du temps pour manger, j’ai oublié ce que c’était il y a environ 10 ans. 30 minutes pour déjeuner, la queue pour faire réchauffer son plat Picard, les cours à réviser vite fait avant une interro… Ajoutez à cela les nombreux « repas » blanc-de-poulet-haricots-verts-fromage-blanc-tisane-minceur que je préférais écourter pour cause de mauvais goût évident et me voilà avec un gros problème : comment prendre le temps de manger et de savourer ?

J’ai bien essayé pourtant. Je me rappelle avoir pris le temps de mâcher, de reposer mes couverts, de boire un coup, pour que finalement il ne se passe que 10 minutes entre l’entrée et le dessert. Putain, c’est long 10 minutes ! Et dire qu’il en faut le double pour que le cerveau perçoive la satiété… Y a du boulot. Et puis si on ne mange qu’un plat, en 20 minutes, il refroidit non ?! Et puis qui a le temps de passer 20 minutes à manger ? Et puis je n’aime pas  mâcher trop longtemps les aliments, après ça n’a plus de goût ! J’ai bien tenté de regarder comment font les gens qui prennent du temps pour manger. Remarquez, étant la première à finir mon assiette, je n’avais plus que ça à faire. Et je n’ai toujours pas compris quel est leur secret. Faut m’aider là !

L’autre problème c’est que je ne sais pas manger sans faire autre chose. En fait, je fais tout un tas de choses en faisant autre chose, vous me suivez là ? Je me brosse les dents sous ma douche, je passe l’aspirateur en nettoyant les miroirs, je regarde la télé en étant sur le net. Alors manger sans rien faire d’autre, je ne sais pas faire ! Depuis que je suis freelance, je mange toute seule comme une grande le midi (et souvent le soir mais ça, c’est un autre problème), avouez alors que c’est terriblement ennuyeux de manger. Je suis donc irrésistiblement attirée par mon écran, il m’appelle : Marion, regarde-moi, Marion, viens jeter un œil à tes favoris, Marion,  tu ne vas tout de même pas m’abandonner pour le contenu de ton assiette. Je suis faible. Je ne lui résiste pas…