Montrez vos seins et le reste !

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Nous avons toutes entendu parler d’Octobre Rose, fameux mois du cancer du sein. J’aimerais qu’on continue à parler de dépistage au-delà d’octobre.

Entre amies nous parlons souvent de santé. De celle de nos proches, de nos amis, et parfois de la nôtre. Et là je suis tellement en colère d’entendre encore nombre de mes amies me dire qu’elles zappent depuis des années le rendez-vous chez le gynéco. Les filles !!!! Ca dure 15 minutes à tout casser, examen compris et ça peut vous sauver de situations vraiment déplaisantes voire graves. Alors peut-être que vous avez cessé la pilule, que vous n’avez pas de rapport depuis des lustres, mais est-ce que vos seins et votre utérus s’en portent bien ? Depuis quand attend-on d’avoir un homme régulier dans sa vie pour aller consulter un gynécologue de façon régulière ?

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Non seulement il/elle est là pour vous ausculter mais aussi pour répondre à vos questions. Et là encore je suis effarée du manque d’informations sur les MST, sur les nombreuses façons de tomber enceinte dont ne sont toujours pas au courant mes amies trentenaires. Depuis quand la méthode du retrait fait ses preuves ? On est en 2015 ! Réveillons-nous !!!

Une de mes amies a soulevé le fait que si on devait consulter son gynéco tous les ans il devrait en être de même pour tous les spécialistes du genre dentiste, ophtalmo, ….

Bah oui. Alors oui, ça prend du temps (moins d’argent si vous choisissez votre praticien sur le site Ameli qui vous triera les spécialistes conventionnés ou non). Mais il s’agit de notre santé.

A 20/30 ans, on se sent souvent invincibles ou du moins loin de ces préoccupations sanitaires mais un jour la vie nous rattrape : la maladie d’un parent, la mort d’un proche.

Je ne suis pas le modèle à suivre en matière de santé : je fume, j’ai beaucoup de poids à perdre, je bois pas mal en soirée… Mais j’essaye petit à petit de changer ma façon de m’alimenter. Je consulte ma gynéco tous les ans, mon ophtalmo tous les 18 mois environ (myopie oblige), je me fais prescrire une prise de sang annuelle pour cause d’antécédents de diabète. Et surtout, je m’informe !

Je ne suis pas hypocondriaque (même si j’adore le faire croire à ma mère lorsque je lui envoie des textos larmoyants au premier éternuement) mais quand je suis malade, je n’attends pas que les symptômes s’aggravent et que je sois clouée au lit pour me soigner.

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Tout le monde se fout de moi avec mes recettes de grand-mère pour traiter un rhume (jus d’orange frais, supplément vitaminique, bouillon de poule, coucher de bonne heure, lavage du nez 3/jour avec du Sterimar®) mais ça fonctionne plutôt pas mal !

Alors pour conclure, prenez soin de votre santé. Personne n’aime aller chez le médecin mais qu’est-ce que 20 minutes pour se soigner et repartir du bon pied ?

Bouclier cosmétique

Le bon vieux temps...

Je n’entends plus d’une oreille, ma narine droite est bouchée, j’ai la voix d’une vieille fumeuse asthmatique, je dois abandonner mes lentilles pour cause d’œil aussi rouge que les boules ornant le sapin. Bref, je suis malade.

J’ai donc passé les fêtes en jogging et binocles, avachie sur le canapé peinant à profiter du feu de cheminée, des petits fours et de cette fameuse forêt noire pour laquelle je m’étais donnée tant de mal (mes papilles gustatives en ont pris un coup)…

Et autant vous dire que question maquillage de réveillon, j’ai passé mon tour. Exit les paillettes (sans doute à l’origine de mes yeux larmoyants), exit le nouveau blush minéral, exit le rouge à lèvres de pin-up, exit tous les tutos dont je souhaitais m’inspirer…

Et ça fait une semaine que ça dure. Une semaine sans me maquiller. Et c’est dur. Les 2 premiers jours on se fait une raison, on reste de toute façon planquée sous la couette alors à quoi bon se tartiner la tronche si ce n’est pour laisser des traces indélébiles sur les drapes de môman. Mais au troisième jour, on se lève et la réalité éclate devant le miroir. Blanche, à la limite du teint de cadavre, je me suis fait peur. Pas de problème, j’ai dégainé le fond de teint. Après tout, ça ne pouvait pas me faire de mal. Mais la différence de teinte entre mon cou et mon visage était tellement flagrante que j’ai préféré tout enlever (c’était avant de me rendre compte que j’avais prévu un col roulé dans mes bagages)…

J’ai donc décidé de prendre mon mal en patience et de ne pas me maquiller le temps de guérir (Dieu, que c’est long, c’est pas beau de vieillir !). Me voilà donc à sortir sans maquillage, pas coiffée (aucun intérêt) et affublée de mes lunettes à monture écaille et verres triple foyers (la fameuse seconde paire à 1 €).

Le choc fut rude, je me suis sentie toute nue. Je ne passe pourtant pas des heures dans la salle de bain mais je me rends compte de l’importance de me sentir jolie vis-à-vis du regard des autres et ça passe par le maquillage.

Une question s’impose alors : pour qui se maquille-t-on ?

Pour soi ? Pour les autres ?

Il y a quelques jours je vous aurais répondu sans hésiter : Mais pour moi, voyons ! (oui j’avais un côté un peu revêche que la maladie a également mis K.O.) Aujourd’hui, j’ai légèrement revu mon jugement…

Car, certes, je me maquille pour moi car j’aime ça. J’aime la fantaisie que le maquillage procure, j’aime me sentir coquette, j’aime le changement que mes palettes me permettent.

Mais le maquillage me permet aussi de me sentir plus « forte » pour affronter le regard des autres. Un peu comme une petite carapace cosmétique. Bizarrement, je peux être plus « moi » avec du maquillage. Il ne s’agit pas de disparaitre derrière une épaisse couche de fond de teint, de correcteur et de fards à paupière, juste de mettre en valeur ses atouts et de cacher ses petits défauts. Un peu comme les fringues finalement ! Autant vous dire que j’ai hâte de replonger dans mes pots de crèmes !

Et vous, le maquillage : passion ou aversion ?!

Et si ?

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Parfois, vaut mieux pas trop réfléchir...

L’autre jour je discutais avec une amie sur nos petits bobos quotidiens. Vivant en couple, elle se sentait rassurée d’avoir quelqu’un sur qui compter en cas de malaise ou de maladie arrivant sans crier gare. La réflexion tant redoutée arriva : Je ne sais pas comment tu fais, toi qui vis seule.Comment je fais ? Je n’y pense pas. Je refoule cette peur, cette frayeur tout au fond de moi. Car si je la laisse émerger, elle me donne des idées bien glauques.

Et si je glissais dans ma petite baignoire sabot ? Au bout de combien de temps quelqu’un s’en apercevrait ? Et si ma maladresse habituelle me conduisait à me sectionner une artère, me viderais-je de mon sang, seule, sur le carrelage de ma cuisine ? Et si je faisais un malaise, tombais, me cognais la tête contre le coin de ma table basse, agoniserais-je de longues heures en entendant au loin les ronflements de mon voisin ?

Ce dont je suis sûre c’est que je ne devrais certainement pas compter sur mes chats pour ameuter le quartier et je sens bien que mes doigts leur feraient office de saucisses apéro au bout de quelques heures jours…

Vous comprendrez donc que je préfère laisser cette angoisse tapie dans un coin de ma tête et compte sur les bons gênes transmis par ma mère pour ne pas tomber malade et sur ma bonne étoile pour me garder des accidents. Merci maman. Merci l’étoile.