C’était donc vrai, j’ai des muscles !

Moi j'ai pris les plus petits !

Après ma vaine tentative de me mettre au jogging, j’ai décidé de réitérer l’expérience. Me voilà donc inscrite aux cours de sport en salle de ma ville.

Entendons-nous bien, je suis vraiment nulle en sport. En fait, je n’aime tout simplement pas ça. Au lycée, je redoutais le départ au stade, je ne supportais pas être rouge, moite et essoufflée au bout de 10 minutes, sans parler de l’odeur des vestiaires communs…  Bref, le sport et moi on n’est pas copains.

Je ne me serais donc jamais inscrite si une amie habitant dans la même ville que moi ne m’y avait poussée et motivée. Car c’est là le secret de la réussite : ne pas y aller seule !

Me voilà donc inscrite à toute une palette de cours proposes par ma ville : step, body sculp, streching, fitness ball et autres sports qui me sont totalement inconnus.

Nous avons donc commencé notre session sportive par quelque chose de soft : le qi gong. Une heure de respiration, de mouvements lents et précis, pas trop difficile à suivre : parfait pour moi.

Mais difficile de se concentrer lorsque, dans la salle d’à côté, un cours de step rythmé par un medley de musique tonique défile. Je vois les participants suer, bouger dans tous les sens, souffrir quoi… Pas super rassurant…

Mais forte de ce premier cours sans faute (ou presque, c’est fou comme j’ai du mal avec ma droite et ma gauche…), nous voilà 2 jours plus tard, dans la salle du body pump. Là, ça se corse.

Heureusement que je n’étais pas seule car rien que pour mettre les poids sur la barre il me fallait des explications !  Dès le premier exercice, je sais que je vais en chier !

Une heure de fentes, de développés-couchés et autres trucs barbares plus tard, je transpire autant que le mec de la pub Axe et j’ai enfin compris l’intérêt d’apporter sa serviette ! Je comprends à peine ce que dis le prof mais pas grave, je décide de suivre le monsieur musclé dans son cycliste qui se trouve juste devant moi. Il doit forcément s’y connaître lui, d’autant plus qu’il soulève environ 10 fois ce que j’ai réussi à mettre sur ma barre…

Je me suis même fait une nouvelle copine qui m’a bien précisé « tu verras, on va fondre ! ». Ah ok je suis déjà cataloguée dans le club des grosses-qui-font-du-sport-pour-maigrir….

Aujourd’hui tout mon corps me fait mal et je découvre l’existence de muscles jusque-là insoupçonnés…  Mais surtout je suis fière d’y être allée et d’avoir tenu bon durant une heure.

Mais cet enthousiasme est vite entaché par les réactions de mon entourage. « On verra dans un mois », « T’iras jamais en hiver »… Sympa les gars ! Question encouragement je ne devrai donc compter que sur moi-même et sur toi Stef !

D’ici là je compte tester la Zumba et pourquoi pas le fit boxe. C’est que je deviens sportive moi !

Se mettre au sport… ou pas

On dit qu'après un certain temps, on s'habitue...

Prise d’une envie frénétique profiter de ma vie de free-lance (et de me muscler, un peu, quand même), je me suis lancée le défi d’aller courir tous les matins (ou presque) dans le parc situé à 2min de chez moi.

Levée à 8h15, je sentais déjà la pêche me gagner en buvant mon jus de fruits multi vitaminé. Me voici entrain d’enfiler ma tenue de sportive, ok, ce que j’avais sous la main car hors de question de porter un jogging ni d’investir dans une combi moulante rose fluo ! Un peu moulée quand même car ça fait un bail que j’avais acheté ces trucs chez H&M…

Le moment de décoller approche et je me demande bien ce qui m’a pris d’avoir une idée pareille… Mais plus moyen de reculer. Dans la rue, je fais la fille très sûre d’elle, cheveux attachés en queue de cheval et ipod à la main, genre je fais mon jogging tous les matins depuis 97.

Me voici arrivée au parc. Je repère un papi assis sur un banc, il sera le point de départ de ma course effrénée… Enfin, effrénée c’est vite dit car au bout de 30 secondes environ, je n’ai déjà plus de souffle et je sens bien que je deviens aussi rouge que les pivoines fraîchement plantées. Mes poumons peuvent-ils souffrir d’auto-combustion? Je crois bien que oui.

Je me remets donc à marcher en espérant que la brûlure passe lorsque je me fais doubler par une mamie… La honte! Mais je la soupçonne de se planquer dans les fourrés pour reprendre son souffle et de ne sortir que lorsque j’arrive à sa hauteur… La garce !

Allez, je me force à courir le temps d’une des chansons de ma playlist créée pour l’occasion et à reprendre mon souffle durant 2 autres. Bizarrement c’est toujours la chanson la plus courte qui accompagne la course…

Je presse un peu le pas, fais même quelques étirements et me demande si finalement je ne devrais pas plutôt essayer le Tai-chi.

Au bout de 30 minutes, il était temps que je rentre si je ne voulais pas mourir d’une attaque. Quelle sportive.. Je sais !

En arrivant chez moi je me suis même offert une banane, fruit du sportif par excellence : je fais officiellement partie de l’élite des joggeurs! Yeah!

Le meilleur dans la course? La douche qui suit l’effort !