Les émojis, ces cochonneries

Les émojis, ces cochonneries

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Serais-je donc la seule à ne pas m’enthousiasmer à la sortie de nouvelles émoticônes (ni même pour celles existantes d’ailleurs) ?

Serais-je la seule à comprendre que ces petites têtes jaunes ne sont pas du tout facilitatrices de communication ?

Serais-je la seule à voir clair dans leur jeu ?

Car oui, je le clame haut et fort, les émojis, sont nos ennemis !

Déjà, envoyer un de ces petits symboles pervers à la place d’un « vrai » message, dénote une envie de ne pas trop se creuser la tête (pirouette dont on a tous abusée un jour ou l’autre) :

  • Un émoji pour répondre à une vraie question existentielle = «faut que je prenne la fuite» «je ne veux pas m’impliquer» ou encore «putain c’est chaud, la conversation dévie »

 

  • Un émoji quand il est tard = « je n’ai vraiment pas la force de te répondre, fous moi la paix»

 

  • Un émoji pour reprendre contact après plusieurs jours sans nouvelle = «Elle ne pourra pas m’en vouloir avec un pti smiley ! »

Rentrons maintenant dans le détail : certains émojis sont tout simplement incompréhensibles !

Ou du moins, ils ne sont pas interprétés de la même façon par tout le monde. Du coup, ça peut grave foutre le bordel dans une conversation !

Il envoie (en pensant « Tu  dis n’importe quoi ») :

emoji eyeroll

Je comprends : « Tu me saoules avec tes messages à la con » (oui je vais toujours loin dans l’interprétation)

Avouez qu’il y a quand même une différence !

Prenons d’autres exemples :

emoji lunettes

  • Les lunettes de soleil. Emoji envoyé fréquemment par la gent masculine. J’ai mis un certain temps avant de comprendre que ça leur servait à montrer qu’ils étaient fiers d’eux… Euh…

emoji mal

Elle veut dire quoi cette face ? Il s’est coincé le doigt dans la porte ? Il souffre ? Il est fatigué ? Mais expliquez moi bordel !!!

 

emoji cornes

  • Le fameux petit diablotin violet. Encore une fois fréquemment envoyé par les messieurs. Je n’ai jamais su quoi répondre. Je cherche encore sa signification aujourd’hui.

Vous pouvez me dire, vous, ce qu’ils signifient ??

Je vous assure, j’ai fait des efforts ! J’en utilise moi-même pour rester dans le coup ! Je suis même allée voir la signification de plusieurs de ces émojis sur le net. Mais impossible de trouver la même explication d’un site à l’autre. C’est un vrai complot d’état cette histoire !

Je soupçonne même certains de mes fidèles interlocuteurs, de profiter de mon ignorance pour mettre subtilement fin à une conversation. Je vais lui balancer un émoji, ça la fera réfléchir toute la nuit et elle me foutra la paix !!!

Avouez qu’il y en a qui sont tout de même plus explicites que d’autres. Je milite donc pour la suppression des émojis inutiles au profit d’émoticônes simples, sans possibilité d’ambiguïté :

  • L’émoji cacaemoji caca

On sous-estime cet émoji pourtant hyper utile pour plein de trucs de la vie quotidienne : j’aime pas, c’est beurk, ça pue, j’ai un transit difficile (ou pas d’ailleurs)

 

  • L’émoji aubergine (valable pour le concombre, la pêche plus qu’explicite et tout autre fruit ambigu)

emoji aubergine

Oui, on s’en sert uniquement pour un message à connotation sexuel. Qui enverrait une aubergine dans un message ? Le temps d’aller chercher l’émoji, on aurait eu le temps de tapoter 3 fois le mot aubergine…

 

  • L’émoji cœur

emoji coeur

Au moins ça c’est clair !!!

  • L’émoji bisous

emoji bisous

Voilà qui est mignon et qui fait toujours plaisir ! Pas d’ambiguïté avec le bisou !

 

Mais comment remédier vraiment à ces imbroglios textuels ? Utiliser des gifs pardi!  Si vous me suivez, vous connaissez mon amour pour ces petites images animées. On peut rarement se tromper sur leur interprétation et en plus c’est tout de même plus sympa qu’une de ces sales petites tronches !

 

gif stop
Il est encore temps d’arrêter la propagation des émojis !

 

Millenium de Suède vs Millenium des States

Millenium de Suède vs Millenium des States

Suède contre States...

Le 18 janvier dernier sortait la version américaine du film Millenium réalisé par David Fincher. Ce film est tiré du Livre « Les hommes qui n’aimaient pas les femmes » de l’écrivain suédois Stieg Larsson.

J’avais vu la version suédoise du film qui m’avait beaucoup plus car j’y avais retrouvé l’ambiance du livre. Je n’avais nullement l’intention de voir la seconde version.  Le très bon post du blog de Miss Bavarde avait fini de me convaincre. Je l’avais même commenté en disant que moi aussi j’étais contre ce genre de reprise américaine lorsque la version « originale » était déjà très au point (cf « Ouvre les yeux » vs  « Vanilla Sky » …).

Les semaines sont donc passées, le film est sorti et fidèle à mon ressenti, je ne suis pas allée le voir. Mais c’était jusqu’à ce que je passe le week-end chez mes parents… Le cinéma de leur petite ville passait pour la première fois le fameux film tant décrié…

Malgré mes réserves, j’ai accompagné ma mère qui a, comme toutes les filles de la famille, savouré les 3 livres de Stieg Larsson.

Interprétation

Sur l’interprétation, je ne peux rien dire de l’un ou de l’autre car il me semble normal que chaque réalisateur prenne des libertés dans le scénario de son film. Cependant, bien que la lecture des livres soit assez loin dans ma mémoire, la version suédoise me semble s’en rapprocher le plus et laisse la part belle à l’enquête qui réunit les deux héros plus que la version américaine.

Grosse erreur de la version américaine (à l’image de l’affiche du film) elle est centrée non pas sur les femmes mais sur le pouvoir des hommes… Dommage car c’est tout l’inverse de ce que Larsson nous a laissé dans son œuvre.

Présentation avant le film

Avant la version américaine, on a le droit à une présentation en noir et blanc façon film de James Bond. Je n’y ai vu aucun intérêt si ce n’est de préciser, s’il le fallait, la patte américaine…

La Suède

Malheureusement, la version américaine ne nous fait pas autant voyager que la version Suédoise. Normal me direz-vous. Car chez Fincher rien ne nous fait voyager en Suède si ce n’est la neige et les décorations lumineuses Ikéa dispatchées çà et là… De plus, le tutoiement de rigueur en Suède n’est pas respecté dans la version doublée en français.

Ma mère m’a justement fait remarquer que le film de Fincher mixe des scènes très hivernale avec neige et froid glacial et d’autres dans lesquelles on se croirait au printemps voire en en été vu la floraison des arbres… Etrange l’hiver suédois made in USA….

Personnages

Nous voilà enfin au cœur du sujet car, pour moi, l’histoire repose sur les deux personnages principaux : Lisbeth et Mikael.

Noomi Rapace vs Rooney Mara

Honneur aux femmes, commençons par Lisbeth. Dès sa première apparition, j’ai trouvé l’actrice américaine Rooney Mara, physiquement trop « douce ». Sans doute à cause de ses yeux clairs et de ses sourcils blondinets qui la rendent fantomatique. Comme quoi une  coiffure punkette et des piercings sont insuffisants pour incarner Lisbeth.

Noomi Rapace a le regard plus expressif, plus noir, le visage plus émacié.  Même sa coupe est plus tranchée, plus aiguisée. Elle ne joue pas Lisbeth, elle est Lisbeth…

Michael Nyovist vs Daniel Craig

Quant à Mikael Blomvik interprété par le beau Daniel Craig, il est… trop classe même dans son pyjama à carreaux. Trop propre sur lui. Il reste un anglais en visite en Suède : pas du tout habillé pour affronter un hiver suédois.

Mais au-delà de l’aspect physique et vestimentaire, ce qui  m’a le plus gêné c’est qu’au contraire du Mikael suédois qui est plus humain, plus « roots », normal quoi, Daniel Craig est trop charismatique. Il est au même plan que Lisbeth. Or, la seule vraie héroïne de l’intrigue, c’est elle.

De plus, l’acteur Michael Nyovist est inconnu en France et il est donc plus facile de le laisser interpréter Blomvik sans arrière-pensée. Daniel Craig est trop marqué par ses précédents rôles : ses petits gilets par-dessus sa chemise m’ont automatiquement fait penser à son rôle dans Cowboys et envahisseurs !

Une relation ambigüe

La relation entre Lisbeth et Mikael est légèrement trop sexuelle à mon goût dans la version américaine. On ressent beaucoup plus une bienveillance paternelle envers Lisbeth dans la version suédoise.

 

Vous l’aurez compris, je préfère donc le film suédois. Sans doute car je l’ai vu en premier après avoir dévoré la trilogie durant des semaines.

Si vous êtes encore vierge de toute cette histoire, je n’aurais qu’un conseil à vous donner : plongez-vous d’abord dans les livres….