La bouffe, ma meilleure ennemie

gateau
 
Un nouveau post sur mon parcours Zermati.
 
Je suis allée consulter mon médecin qui gère également la méthode Zermati. Nous avons longuement parlé de mon attitude face à la nourriture.
 
Je lui ai amené mes petits comptes-rendus quotidiens et il m’a tout d’abord félicité car m’observer c’est déjà modifier mon comportement.
 
Et effectivement, depuis que je me suis remise à Zermater, j’ai pas mal modifié mon rapport à la nourriture. Le fait de noter si j’ai faim ou non avant d’engloutir mon repas me fait prendre conscience de toutes ces fois où je mange sans faim, uniquement par envie, ou pour contrer une émotion désagréable.
 
La plupart du temps je mange au-delà de ma faim, et je dois bien me résigner à constater que peu de nourriture me suffit à chaque repas.
 
D’ailleurs, avant chaque repas, j’ai peur de ne pas avoir suffisamment à manger dans mon assiette. Je dois donc réévaluer ma perception visuelle de la nourriture : la quantité dont j’ai besoin n’est pas celle que je croyais.
 
Mon médecin m’a alors donné un exercice à effectuer sur une quinzaine de jours : ne manger, à midi, qu’une part de gâteau. Cette même part que je prenais en plus de mon repas habituel auparavant. Et voir si cela me suffit.
 
Et après quelques jours de test, c’est bien le cas. Une part de gâteau me suffit. Je n’ai pas faim dans l’après-midi. Pas de creux à l’estomac, pas de ventre qui gargouille… Rien ! Et je ne mange pas le matin… En écrivant ces mots, je me rends encore plus compte de la quantité d’aliments que je peux manger sans faim, chaque jour.
 
Lorsque j’ai dit à mon médecin que le plus difficile pour moi serait de « faire le deuil » de la nourriture (ou plutôt de la nourriture en grande quantité), il m’a repris instantanément ! Faire le deuil n’est pas une expression qui convient pour la nourriture. En effet, faire le deuil de quelqu’un c’est affronter la disparition d’un être cher.
 
Or, la nourriture est loin d’être un être cher pour moi. Au contraire, la nourriture est devenue, au fil des ans, ma meilleure ennemie. Je vois à quel point me gaver pour oublier mes émotions, manger sans plaisir, me remplir sans réfléchir a contrarié tout mon métabolisme. J’ai perdu tous mes repères physiques, sans parler de mon poids qui ne convient pas à mon corps.
 
Je dois donc voir plus loin que le « simple » plaisir de la nourriture. Je dois voir le plaisir de me réapproprier mes sensations physiques, d’écouter mon corps.
 
Et le premier plaisir que je ressens lorsque je mange à ma faim et pas au-delà est de ne plus me sentir lourde après le repas. Lourde et honteuse.
 
Je continue donc mon exercice « gâteau » (pour un bec sucré comme le mien, il y a pire comme exercice !) et reviens vers vous pour la suite !

Avec Zermati, c’est chocolat party !

Varier les plaisirs !

J’ai tellement fait de régimes ces dix dernières années que je suis formatée à l’interdit. Confiture : interdit. Chocolat : interdit. Pomme de terre : interdit.  Salade : autorisée. Poulet : autorisé. Fromage blanc 0% : autorisé (mais dégeu).

Alors, lorsque j’ai décidé de reprendre plus attentivement la méthode Zermati, mon médecin m’a conseillé plusieurs exercices que je n’avais jamais pris la peine de faire. Nous avons donc commencé par l’exercice du chocolat. A savoir, remplacer un repas par jour par une plaquette de chocolat. Se peser au premier jour et au dernier de l’expérience pour constater qu’il n’y a pas de prise de poids, voire même une perte et donc arrêter de bannir le chocolat de son alimentation. Car celui-ci, ni aucun autre aliment « interdit » dans les régimes conventionnels, ne font grossir s’ils sont mangés avec faim.

J’adooooore le chocolat !

Mais pour une grosse restriction cognitive comme la mienne, il fallait frapper fort : remplacer tous les repas de la journée par une tablette de chocolat. Super programme !

Il me fallait trouver un moment idéal pour commencer cette chocolat party. Me voilà donc un midi au ciné pour y voir le film Mince Alors ! Idéal je vous dis !

Je sors donc ma plaquette de Nestlé fondant ultime (tout un programme) de son emballage alu histoire de respecter le 3 autres nanas présentes dans la salle et pouvoir suçoter mes carrés de chocolat tranquille.

J’ai essayé de laisser fondre chaque carré doucement sur mon palais… Ce n’est pas une habitude pour moi de déguster. Je dois y réfléchir, me rappeler à l’ordre sans cesse. Je me rends compte de l’ampleur du problème….

J’avoue que ça m’a fait tout drôle de bouffer une plaquette de chocolat en matant un film sur une cure d’amaigrissement à Bride les Bains ! Mais je me suis bien marrer, je pense que c’est le principal !

Vers 17h30, prise d’un mélange de faim et d’envie (plus d’envie je pense), je me suis tapée une tablette de Crunch… Faut savoir varier les plaisirs !

Le soir, en rentrant du sport vers 21h, j’avoue que les odeurs émanant des restos et la description des pâtes de ma copine S. m’ont donné une furieuse envie d’une plâtrée de pasta ! Mais j’ai décidé de faire l’expérience jusqu’au bout (et je n’avais rien à mettre sur mes pâtes) et ai donc jeté mon dévolu sur une tablette de Lindt double lait.

Je l’ai mangée sans faim réelle celle-là et elle m’est un peu restée sur l’estomac…. Trop de chocolat, tue le chocolat !

2ème jour

J’ai commencé ma plaquette de Milka aux éclats de Daim vers 11h car pas de signaux de faim avant. Je vous déconseille ce chocolat pour la dégustation : ça fait mal au palais les petits morceaux de caramel une fois le chocolat fondu !!

Vers 17h30, gros coup de barre avec mal de tête en prime. Vite, du chocolat !!! Bon, j’avoue, j’avais carrément envie d’autre chose comme du fromage, de la viande, ou juste du pain beurré ! Du salé quoi !!

Mais je n’en suis qu’à 2 jours de cette chocolat party, ce serait dommage d’arrêter mon expérience maintenant. Je me rabats donc sur une plaquette de Crunch…

3ème jour

Le chocolat j’en ai marre ! Mais je continue l’expérience en avalant une plaquette à la première sensation de faim vers 13h.

Dans l’après-midi, impossible de manger encore du chocolat. Je me prépare des nouilles sautées façon chinoise. Je les mange avec bonheur !

Au 4ème jour je me suis pesée et j’avais perdu 1.1kilo. Mais ça ne suffit pas à me convaincre intimement que les aliments qui m’ont été si longtemps interdits peuvent être mangés sans culpabilité. Je sais que le chemin est long pour que je cesse toute référence et culpabilité face à mes anciens régimes. Je suis conditionnée…

C’est difficile de prendre conscience de ses troubles alimentaires et encore plus d’y faire face. C’est même bien plus difficile qu’un régime !

Au prochain épisode, les émotions qui nous font manger…

 

Edit : Attention ! Ce que je décris plus haut n’est en aucun cas un régime ! C’est un exercice proposé par le docteur Zermati qui permet de prendre conscience de ses restrictions cognitives et d’apprendre à écouter sa faim.