Mauvaise attraction

Mauvaise attraction

Je revenais chez moi après avoir passé un super moment avec un « ami », lorsque cette question est devenue évidente : pourquoi suis-je toujours plus attirée par les « mauvais garçons » (entendons par là les hommes qui ne sont objectivement pas faits pour moi) plutôt que par les « mecs bien » (entendons par là les hommes qui ont une vraie considération pour moi) ?

Je venais de passer plusieurs heures en compagnie d’un mec super. Gentil, marrant, attentionné, doux, et me voilà à rentrer chez moi le lendemain en sachant qu’entre nous ça ne le ferait jamais.  Je ne ressentais pas ce petit truc qui vous fait sourire toute seule comme une idiote en pensant à lui.

Mais pourquoi ?!

Le « mec bien » semble toujours parfait sur le papier mais c’est comme s’il était trop lisse. Comme s’il était bien trop prévisible pour moi. J’ai sans doute l’impression que je vais m’ennuyer. A l’inverse, j’aime bien penser que je vais pouvoir « réparer » un homme, que je serai celle qui le fera changer.

Et c’est comme ça que je me tourne toujours vers les torturés, les phobiques de l’engagement, les dérangés émotionnels.

Quand j’étais gamine et que je jouais « à la dame » je m’inventais toujours des histoires d’amour compliquées. Je ne sais toujours pas pourquoi, ni d’où ça me vient.

Sans doute est-ce parce que je suis moi-même un peu torturée pour ne pas dire complètement maso ?! J’ai besoin de frissons, que l’histoire sorte un peu de l’ordinaire, qu’il y ait des rebondissements !! Ai-je été trop gavée aux séries sentimentales étant adolescente ?

Je rêve pourtant d’une vie de famille stable et je ne suis pourtant jamais attirée par un homme qui pourrait me l’offrir.

Quand je regardais Sex and The City j’aurais baffé Carrie de ne pas vouloir faire sa vie avec Aidan. Et pourtant je crois que moi aussi j’aurais tellement préféré Mr Big.

Comment peut-on sincèrement vouloir quelque chose et agir consciemment pour obtenir tout le contraire ?

La bouffe, ma meilleure ennemie

La bouffe, ma meilleure ennemie

gateau
 
Un nouveau post sur mon parcours Zermati.
 
Je suis allée consulter mon médecin qui gère également la méthode Zermati. Nous avons longuement parlé de mon attitude face à la nourriture.
 
Je lui ai amené mes petits comptes-rendus quotidiens et il m’a tout d’abord félicité car m’observer c’est déjà modifier mon comportement.
 
Et effectivement, depuis que je me suis remise à Zermater, j’ai pas mal modifié mon rapport à la nourriture. Le fait de noter si j’ai faim ou non avant d’engloutir mon repas me fait prendre conscience de toutes ces fois où je mange sans faim, uniquement par envie, ou pour contrer une émotion désagréable.
 
La plupart du temps je mange au-delà de ma faim, et je dois bien me résigner à constater que peu de nourriture me suffit à chaque repas.
 
D’ailleurs, avant chaque repas, j’ai peur de ne pas avoir suffisamment à manger dans mon assiette. Je dois donc réévaluer ma perception visuelle de la nourriture : la quantité dont j’ai besoin n’est pas celle que je croyais.
 
Mon médecin m’a alors donné un exercice à effectuer sur une quinzaine de jours : ne manger, à midi, qu’une part de gâteau. Cette même part que je prenais en plus de mon repas habituel auparavant. Et voir si cela me suffit.
 
Et après quelques jours de test, c’est bien le cas. Une part de gâteau me suffit. Je n’ai pas faim dans l’après-midi. Pas de creux à l’estomac, pas de ventre qui gargouille… Rien ! Et je ne mange pas le matin… En écrivant ces mots, je me rends encore plus compte de la quantité d’aliments que je peux manger sans faim, chaque jour.
 
Lorsque j’ai dit à mon médecin que le plus difficile pour moi serait de « faire le deuil » de la nourriture (ou plutôt de la nourriture en grande quantité), il m’a repris instantanément ! Faire le deuil n’est pas une expression qui convient pour la nourriture. En effet, faire le deuil de quelqu’un c’est affronter la disparition d’un être cher.
 
Or, la nourriture est loin d’être un être cher pour moi. Au contraire, la nourriture est devenue, au fil des ans, ma meilleure ennemie. Je vois à quel point me gaver pour oublier mes émotions, manger sans plaisir, me remplir sans réfléchir a contrarié tout mon métabolisme. J’ai perdu tous mes repères physiques, sans parler de mon poids qui ne convient pas à mon corps.
 
Je dois donc voir plus loin que le « simple » plaisir de la nourriture. Je dois voir le plaisir de me réapproprier mes sensations physiques, d’écouter mon corps.
 
Et le premier plaisir que je ressens lorsque je mange à ma faim et pas au-delà est de ne plus me sentir lourde après le repas. Lourde et honteuse.
 
Je continue donc mon exercice « gâteau » (pour un bec sucré comme le mien, il y a pire comme exercice !) et reviens vers vous pour la suite !

Zermati, retour sur mon (petit) parcours

Zermati, retour sur mon (petit) parcours

Là où tout a commencer !

Suite à mes derniers billets sur la méthode Zermati, j’ai reçu des commentaires et des questions sur mon propre parcours. Je remercie d’ailleurs celles qui m’ont laissé un message que ce soit pour partager leur propre expérience ou pour m’interroger. Ça me donne encore plus envie de m’investir dans mon parcours Zermati et de le partager avec vous.

Cependant, je ne sais pas si je suis la mieux placée pour parler de Zermati mais toute expérience est bonne à prendre et si cela peut ne serait-ce qu’aider à faire connaitre la méthode, j’en serai déjà heureuse.

Ceci étant dit, sachez surtout que chaque parcours est différent et que chacun rencontre ses propres difficultés, je ne m’impose donc pas grande prêtresse de Zermati !!!

Mais je vais tâcher au travers de ce billet de vous relater mon expérience avec Zermati et peut-être répondre à quelques questions par la même occasion.

Mon médecin a commencé à me parler de la méthode en 2010 je crois. Je ne connaissais ni Zermati, ni Apfeldorfer, ni le GROS. Il m’a juste posé une question : comment fait-on pour maigrir ? J’ai répondu naïvement un truc du genre : manger moins, faire du sport, etc… J’ai été surprise lorsqu’il m’a rétorqué que ce n’était pas la bonne méthode et qu’il fallait seulement manger quand on a faim.

Je m’étais donc renseignée sur le GROS, lu le livre de Zermati et commencé à faire quelques exercices. Encore une fois j’ai voulu avancer trop vite et me suis rapidement heurtée à des difficultés. Et puis la vie s’en est mêlée. Je me suis retrouvée à la recherche d’un emploi, puis j’ai commencé un nouveau job, puis rebelote pour chercher un emploi… Bref, des situations nouvelles et pas forcément faciles à vivre. Du coup j’ai laissé de côté Zermati, mon poids, pour me concentrer sur ce qui m’importait réellement à l’époque.

Fondant aux 2 chocolats, une tuerie !

En juin 2011, j’ai eu la chance de tester le site Line Coaching. J’ai donc voulu reprendre la méthode, j’ai recommencé les exercices mais je me heurtais à la pleine conscience et à la gestion de mes émotions. J’étais comme réfractaire à l’idée de me pencher sur mes émotions qui me faisaient manger. Impossible de mettre des mots là-dessus. Mon vocabulaire se trouve totalement restreint lorsqu’il s’agit de parler d’émotions ! J’ai donc abandonné le site. Je crois que j’ai réellement besoin d’un accompagnement plus personnel. J’ai besoin de faire face à quelqu’un à qui je peux poser toutes mes questions et qui prend le temps d’y répondre.

Et puis il y a quelques semaines j’ai repris ce travail sur les émotions avec mon médecin. J’écrirai prochainement un billet à ce sujet. Le fait d’avoir réellement entamé ce travail m’a donné le déclic pour rentrer à nouveau dans la méthode.

Jean-Pihilippe Zermati & Gérard Apfeldorfer

J’ai commencé avec l’exercice du chocolat mais ça ne m’a pas profondément convaincue. Mon médecin m’a conseillé d’aborder le sujet autrement. Si je ne savais pas gérer l’autorisation, je devais m’interdire de manger tant que je n’aurais pas faim. Un bon moyen pour reconnaitre ses sensations !

La première semaine je me suis trouvée tout un tas d’excuses pour manger, pour ne pas écouter ma faim (resto avec une copine, brunch entre amis, …). Marrant de voir comment on peut ruser et louvoyer pour manger…

La deuxième semaine par contre, je me suis lancée le défi de ne manger qu’avec faim. La première journée j’ai attendu qu’il soit 19h pour manger ! Je peux vous assurer que j’ai bien ressenti ma faim ! Cette journée de « sevrage » m’a été d’une aide précieuse pour les autres jours.

Chaque jour, je lis des articles, des témoignages, des livres sur Zermati. Ça me permet de baigner dans la méthode et de découvrir des petites astuces, de l’aide.

Une des nombreuses illustrations du site Line Coaching

Ce qui est très important également c’est de prendre note de ses journées. Je ne note pas forcément ce que je mange. Mais quand je mange ! Ça me permet de m’arrêter pour réfléchir 2 minutes avant de manger : ai-je vraiment faim ou seulement envie de manger? Le travail sur les émotions m’est alors d’une grande aide, mangeant la plupart du temps pour calmer une angoisse, remplir un vide, …

Une chose également importante c’est de cuisiner. Si j’ai envie de sucré, je me cuisine un gâteau. Le temps de cuisiner un bon petit plat et parfois je n’ai plus faim ! Et puis c’est encore plus savoureux de déguster cette nouvelle recette chopée sur Hellocoton !

J’ai encore bien sur des compulsions mais moindres. Pour l’instant je mange souvent au-delà de ma faim. Ce n’est pas grave, je me concentrerai sur la satiété plus tard, j’ai compris que je ne pouvais pas tout mener de front. Je consolide déjà mon travail sur les émotions et la faim. Il ne faut pas se mettre trop de pression car c’est tout de même pour notre bien qu’on entame ce processus !

Ainsi, j’essaye de ne pas trop me projeter dans l’avenir avec des questions telles que « vais-je perdre du poids ? », «mes compulsions vont-elles cesser ? ». Un jour après l’autre ! Toute petite victoire est bonne à prendre. Me coucher en sachant que je n’ai pas mangé au-delà de ma faim et que la nourriture ne me manque pas, ne pas me relever pour finir la plaquette de chocolat, passer plus de temps devant mon assiette, sont des petites réussites que je note scrupuleusement !

Je sais qu’en 3 semaines j’ai fait plus de progrès qu’en 2 ans ! Il suffit de trouver le bon moment et d’accepter de renoncer à ce qu’on connait en matière de nutrition.

Je perds du poids doucement. Et surtout lorsque j’ai une compulsion, je ne me traumatise plus. Je sais que le lendemain j’aurai faim plus tard. C’est certes un travail à long terme mais le bénéfice est bien plus important que celui d’un simple régime. Ce n’est pas qu’une question de poids c’est surtout une réconciliation avec la nourriture.

 

Edit du 20 juin : un petit concours ici bien appréciable pour toutes celles qui souhaiteraient essayer le site Line coaching et la méthode du dr Zermati !

Line coaching : sentir et respecter sa faim

Line coaching : sentir et respecter sa faim

Bonne question !

La faim. C’est un peu le cœur du programme Line Coaching. A savoir que si on respecte sa faim, on ne devrait pas avoir de problème de poids, le corps sachant réclamer l’exacte quantité de nourriture qu’il lui faut pour carburer sans stocker !

Mais à force de régimes, de privations, etc, il arrive que notre corps soit détraqué ou plutôt que nos sensations soient déréglées. On a alors du mal à percevoir les signaux de la faim. Gargouillis, mal de tête, manque de concentration…

Il arrive aussi bien souvent que l’on confonde faim et envie de manger. La faim  = sensation corporelle, l’envie = dans la tête… vous me suivez, là ?

Alors comment faire me direz-vous ? La première fois que j’ai essayé de ne pas manger avant de sentir les « vrais » signes de la faim, je n’ai pas mangé avant 16h. J’étais contente ! J’ai bien apprécié de manger ! Mais le jour d’après, le naturel a repris le dessus et je me suis jetée sur la nourriture, ventre qui gargouille ou pas, m’en fous, faut que je mange… J’aurais pu réitérer l’expérience le lendemain en sachant que l’équilibre ne se fait que sur une bonne semaine mais j’ai vécu ça comme un échec et j’ai repris mes mauvaises habitudes. Par facilité. Oui car c’est difficile d’écouter son corps et non plus sa tête face à toutes les petites contrariétés de la vie. Contrariétés qui font éclore des sentiments qui nous poussent à manger… Mais je reviendrais là-dessus lors d’un autre post…

Pour en revenir à la faim, je tente depuis 2 jours de l’écouter et cette bonne dame sait tout de même se faire entendre pour peu qu’on ait envie de prêter l’oreille ! Je n’ai donc pas pour l’instant de recette miracle si ce n’est d’écouter un peu plus ce qui se passe dans mon corps et je crois enfin comprendre à quoi servent ces maudits gargouillis qui m’ont tant fait honte lors des devoirs sur table de 4 heures ….