Body Positive

Marionok

Lorsqu’on me demande de quoi parle mon blog, je réponds souvent que j’y aborde des tas de sujets. Mais ces deux dernières années je dois avouer avoir beaucoup parlé d’acceptation de soi.

Car, il a m’aura fallut « attendre » d’être ronde pour enfin accepter mon corps, tout au moins essayer, chaque jour, de ne plus lui faire la guerre. C’est important pour moi de parler de cette acceptation et de tenter de transmettre un message positif à toutes celles qui se cherchent encore.

C’est pourquoi j’ai voulu relayer cette initiative Body positive imaginée par Princesse Guerrière.

Pour valider l’exercice Body Positive je dois écrire 5 raisons pour lesquelles  j’aime mon corps tel qu’il est et pour lesquelles je lui suis reconnaissante.

J’aime mes fesses mais, ça, je vous en ai déjà parlé !

J’aime mes chevilles et mes poignets, mes attaches fines !

J’aime mes mains, mes pieds, mes cheveux !

J’aime ma peau car elle vraiment douce (et ce n’est pas que moi qui le dit !)

Et puis j’aime mon corps car il tombe peu souvent malade et que, le connaissant extrêmement bien, je sais quoi faire pour le soigner rapidement !

Et je pourrais ajouter encore tout un tas de raisons ! Si, si !

Mais n’oublions pas qu’un corps ne serait rien sans une jolie âme ! Et c’est souvent ce qui se passe dans notre tête qui nous rend jolie : s’aimer c’est se rendre jolie aux yeux des autres !

J’aimerais que ce post, cette action Body positive, puissent vraiment trouver écho dans la tête des jeunes filles qui sont mal dans leur peau, qui souhaiteraient être différente, qui aimeraient ressembler à d’autres…

Passer du temps à vouloir être quelqu’un d’autre c’est avoir moins de temps pour devenir celle qu’on est vraiment (pas certaine d’être vraiment claire sur ce coup là !) !

Nourriture = 1, Marion = 0

La bouffe aura ma peau

Ça fait bien longtemps qu’on n’avait pas parlé de bouffe sur ce blog et que je ne m’étais pas mise à pleurer sur mes bourrelets…  Une petite mise à jour s’imposait.

L’année dernière j’ai pris pfff… un milliard de kilos (au moins). Et depuis, j’entretiens une relation étrange, une relation amour-haine avec mon corps.

C’est sans doute parce que je ne me suis pas vue grossir. Lorsque vous trainez toute la journée en pyjama à taille élastiquée et chaussettes en pilou, il est moins évident de voir les kilos s’installer. Sauf qu’un jour vous avez un entretien d’embauche. Et là, vous trainez dans les rayons H&M pour tenter, en vain, de trouver une tenue correcte. Vous vous apercevez alors  que non, vous ne rentrez plus dans du 42, ni dans du 44 d’ailleurs… Vous avez basculé dans le camp des filles qui doivent débourser plus cher pour se fringuer correctement. Finies les fringues achetées 3 francs 6 sous dans les boutiques de pouffes (font pas ma taille), finies les fringues au premier prix à la redoute (et hop 5 € de plus pour la taille au-dessus), finies le petit haut acheté en coup de vent sans essayage (en fait, finis les petits hauts, tout simplement).

Et c’est dans une maudite cabine d’essayage que j’ai commencé à  détester mon corps. En fait, à me  détester. Parce qu’il n’a pas grossi tout seul ce corps. Il a grossi à grand renforts de mal bouffe, d’heures passées sous la couette, de journées canapés-séries-gâteaux.

Cette année, de nouveau au chômage, j’ai donc décidé de ne pas commettre les mêmes erreurs (ou du moins de ne pas grossir encore plus). Inscription au sport pour bouger mon corps, sorties tous les jours (ou presque) et surtout, surtout, je tente de résister à la nourriture.

Mais ce n’est pas si facile. Parce que l’appel de la bouffe, le souvenir de son doux réconfort, est toujours là.

Mange-moi et tu te sentiras moins vide c’est ce que j’entends lorsque je passe devant une boite de gâteaux / muffin / … Bizarrement, les légumes, eux, ne me parlent jamais… Allez comprendre…

Alors pour résister, je n’achète rien de ce qui me ferait plaisir. Et lorsque j’ai vraiment envie d’un gâteau, je le cuisine moi-même avec farine complète, fructose et fruits, histoire de baisser son index glycémique et d’éviter le diabète à 35 ans.

Ce qu’en dit mon corps ? Je ne sais trop rien. Son poids ? Je ne le connais pas, je ne le contrôle pas, la moindre pesée me donne une crise d’angoisse, me rend malheureuse à vouloir bouffer tout ce que je trouve jusqu’à en crever. Je commence à le re-regarder dans le miroir, nu. Je le déteste et en même temps je le remercie d’être resté ferme malgré tous ces régimes yo yo, d’être en bonne santé, d’être là.

C’est  lorsque je me prépare à sortir, que mon regard devient le plus ambivalent sur ce corps. Je me regarde dans le miroir et je n’arrive pas à me trouver grosse. Un peu en formes c’est tout. Bien habillée, maquillée, je me trouve même jolie.

Et puis je me retrouve au milieu d’autre gens et là je me sens monstrueuse. Monstrueuse dans le sens hors norme. J’ai parfois l’impression que mon corps prend tout l’espace, qu’on ne voit que lui, que les autres pensent que je suis juste affreuse, énorme.  J’éprouve encore plus un grand sentiment de solitude face à tout ça. Ne pas être comme les autres, dans la norme, devoir être confrontée à cette répulsion, seule. M’en vouloir, seule. Me faire l’énième promesse de maigrir, seule.

Je sais bien que tout n’est pas vrai, que je suis loin d’être obèse mais ma perception de mon corps est complètement déformée. Je ne sais pas combien de temps ça va durer ni même si un jour je me réconcilierai avec mon corps. Ce que je sais, c’est qu’il suffit parfois de peu de temps pour développer des troubles alimentaires mais il en faut beaucoup pour les guérir.

 

Edit : Si vous aussi vous avez envie de pleurer sur vos kilos (en trop ou pas assez), soyez les bienvenues, c’est open.

 

Line Coaching un mois après

Résistera, résistera pas ?

Voici un mois que je pratique, ou tente de pratiquer, la méthode Zermati via le site line Coaching. Un premier bilan s’impose.

Commençons par le site en lui-même. Il est intuitif et bien travaillé malgré les illustrations que je trouve un peu simplistes. Il est facile de contacter un coach, formé à la méthode, ou de poser ses questions directement aux docteurs Zermati / Apfeldorfer lors des chats hebdomadaires même lorsque l’on ne peut y assister au jour dit.

Cependant, ce qui m’ennuie fortement c’est le fait de devoir valider différentes étapes pour passer à la suivante. Je m’explique : les premières semaines sont centrées sur la pleine conscience (méthode de respiration pour aider à mieux percevoir nos sensations alimentaires) et l’apprentissage de la dégustation.

Ces deux points sont la base de cette méthode car pour pouvoir manger sereinement il faut savoir reconnaitre sa faim, prendre son temps, déguster, ne plus se laisser perturber par son environnement ou ses émotions. Mais force est de constater que pour moi ça ne fonctionne pas, je n’y arrive pas. Impossible de prendre le temps de déguster quoique ce soit lorsque j’ai juste envie d’engloutir, impossible de pratiquer la pleine conscience sans faire ressortir toutes mes angoisses ; en 10 minutes, me viennent tout un tas de pensées mais aucune n’a de rapport avec ma respiration. Oui, la pleine conscience m’ennuie, m’angoisse et je n’ai pas envie de me forcer, je sais, c’est mal.

J’aurais donc préféré commencer, pour ma part, par l’analyse des émotions qui me font manger. En effet, c’est là que le bât blesse avec une technique de suivi sur internet plutôt qu’une bonne vieille consultation : les besoins individuels ne peuvent être pris en compte.

Du coup, je fais les exercices demandés sans aucune grande conviction, je culpabilise à mort de ne pas y arriver, de ne pas me faire assez violence et souhaite ardemment en finir avec ces étapes pour apprendre, enfin, à comprendre puis à gérer les émotions qui me font bâfrer, en espérant que le programme va m’y mener. Car je pense sincèrement que tant qu’on ne travaille pas sur la cause de notre dérèglement alimentaire, aucun régime, aucun anneau gastrique, aucune méthode ne pourra venir à bout de nos problèmes. Perdez vos kilos, les troubles restent.

Je vais tout de même aborder quelques points positifs, toujours personnels : j’arrive et c’est déjà pas mal me direz-vous, à ne pas prendre de petit déjeuner lorsque je n’ai pas faim. C’est-à-dire pratiquement tous les matins vu ce que j’engloutis le soir… J’arrive également à  moins manger en dehors des repas. Bon point pour moi qui ne cessais de grignoter à longueur de journée.

Plus j’avance dans le programme plus la constatation que mon corps et moi on n’est plus copains du tout se fait cruellement sentir. Je ne le reconnais plus, il ne m’appartient plus. Il me faudra sans doute plus que 3 mois de suivi sur internet pour me retrouver et comprendre ce qui cloche en profondeur dans ma relation avec la nourriture.

Line Coaching étape 1 : faire table rase du passé !

Cesser la lecture de ces bouquins tu devras...

Ces 10 dernières années j’ai testé beaucoup de régimes : hyperprotéiné, index glycémique bas, hypocalorique… Tous me demandaient de respecter des règles strictes et me faisaient ingurgiter non pas des aliments mais des soi-disant vérités alimentaires obligatoires pour maigrir.Au chocolat au lait, tu préfèreras le chocolat noir,

Aux aliments raffinés, tu préfèreras les aliments complets,

Aux protéines et féculents, des légumes toujours tu ajouteras,

Aucun repas tu ne sauteras,

La viande rouge par du poisson tu remplaceras…..

Du fromage blanc 0% pour te caler tu ingurgiteras,

Bref, en 10 ans, toutes ces règles se sont mélangées, se sont imprimées et je ne peux plus manger sans y penser. Dur alors de ne pas culpabiliser lorsque je mange du chocolat au lait car non, le chocolat noir je n’aime pas ça, que je mange uniquement des pâtes sans aucun légume, que je grignote une baguette et délaisse le pain complet, etc…

J’en ai marre, je suis fatiguée de devoir me poser tout plein de questions lorsque je fais les courses, marre de culpabiliser lorsque je mange le moindre truc non « conforme » aux règles lues dans les livres, les magazines ou apprises chez le nutritionniste. J’ai juste envie de manger en paix. Sans prise de tête inutile pour quelque chose de finalement très naturel : me nourrir.

C’est aussi pour ça que j’ai choisi la méthode Zermati : pas d’association d’aliments à respecter, pas de pesée des aliments, pas d’interdits, pas de culpabilité. On repart à quelque chose de simple (ou du moins qui devrait être simple) : écouter son corps.

Envie d'un muffin ?

Mais c’est un long chemin que d’abandonner des contraintes qui vous suivent depuis si longtemps, de vous persuader que non, vous n’allez pas grossir si vous mangez en ayant faim, même du chocolat. Lorsque j’arriverai à manger sans elles dans mon assiette, j’aurais gagné un sacré combat.

Etre une femme…

 

Je ne vais pas m’étendre sur la journée de la femme mais ce fut pour moi l’occasion de voir un reportage très intéressant retraçant l’histoire du magazine Marie-Claire et donc des femmes sur LCP.

J’ai réalisé ma chance de pouvoir travailler, de pouvoir ouvrir un compte à mon nom, de pouvoir disposer de mon corps, de pouvoir étudier, de pouvoir accéder aux contraceptifs, de pouvoir m’habiller comme je le souhaite, d’aimer qui je veux…

Je remercie donc toutes les femmes et les hommes qui se sont battus pour offrir à ma génération et aux futures le droit de profiter pleinement de notre féminité, en liberté.

Il reste bien des combats à mener, ailleurs, à nous de les poursuivre…