Ho ! Mes fesses !

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Je n’ai jamais vraiment porté attention à mes fesses même quand j’étais plus mince. Je les trouvais grosses un point c’est tout.

Mais voilà que depuis quelques jours j’y jette de plus en plus souvent un œil bienveillant… Surtout depuis que j’ai repris le sport et que je dois regarder dans cet immense miroir ma position lors du body pump. C’est lors d’un de ces moments-là à que j’ai pris conscience que j’aimais mes fesses. Moulées dans mon pantalon de sport elles m’ont paru certes dodues mais surtout fermes et rebondies.

Je dois avoir la paire de fesses la plus imposante du cours de sport. Peu m’importe. Avant ça me dérangeait et je comparais souvent mon fessier, du fond de la salle, à tous ces petits culs qui s’avançaient vers moi lors des squats. Mais finalement je suis bien contente d’avoir un cul rebondi, affirmé.

Car je trouve que c’est tout de suite plus joli qu’un fessier plat, inexistant, voire en gant de toilette comme dirait ma mère !

Les squats qui me demandent tant d’efforts ont finalement payé : j’ai le cul ferme !

Bien sûr, je n’ai pas des fesses irréprochables et cette garce de cellulite aime s’y nicher mais je peux tout de même affirmer que j’ai des fesses de bébé. Merci aux gommages et crèmes hydratantes que je ne manque pas d’appliquer quotidiennement !

Pourquoi vous parler de mes fesses ? Et bien je crois qu’apprivoiser son corps est une bonne façon de s’accepter. Et que ça commence par des petits compliments faits à soi-même. Des petits détails qu’on n’avait pas remarqués avant. Des petits atouts qu’on avait laissés de côté.  On est bien souvent trop dur avec son image, or, les gens ne nous en demandent pas tant. Relâcher un peu la pression sur nos soi-disant défauts, fait un bien fou.

Bon, j’arrête de vous parler de mon cul, jetez un œil au miroir et j’attends vos odes à la partie préférée de votre corps, à celle trop souvent négligée, à vos attributs redécouverts !

Esprit de contradiction


Ici je parle souvent de rondes, de pulpeuses, de grosses, de formes, … Il faut dire que je connais bien mon sujet ! Mais aujourd’hui j’ai envie de m’intéresser à ces femmes qui sont, elles aussi, trop souvent exclues des normes établies : les maigres.

Car il est aussi difficile de s’accepter lorsqu’on fait une taille 34/36 et qu’on aimerait grossir. Je ne me permettrai pas de parler des femmes qui sont anorexiques, ne connaissant pas suffisamment le problème et ayant peur de dire de grosses bêtises. Je m’adresse plutôt à toutes les femmes qui sont maigres sans faire de régime, sans pratiquer de sport à outrance, sans restriction. Il arrive tout simplement que le corps soit très mince et le reste, peu importe les excès. N’étant pas médecin, je ne sais si certaines brûlent plus de calories que d’autres qui, elles,  prennent 2 kilos en regardant simplement la vitrine d’un pâtissier (je me reconnais bien là). Peu importe.

Je suis sûre, pour avoir parlé avec bon nombre d’entre elles qu’elles se sentent aussi exclues que nous les grosses. Il est en effet aussi difficile de se fringuer en 48 qu’en 36 sans ressembler à une ado de 14 ans ou à une mamie de 80. Et c’est en les écoutant que j’ai cessé de me dire « si j’avais son corps, tout serait plus facile » en croisant une femme très mince. Non, ça ne serait pas plus facile. Certaines nous envient même, nous les rondes. Elles m’ont confié rêver de notre vraie poitrine, de nos fesses charnues qui remplissent nos jeans, de nos hanches sexy qui se balancent au gré de nos pas.

Je me regarde alors dans la glace, jouant avec ma robe noire cache-cœur et une paire de talons, ne souhaitant plus être une autre, juste moi, en paix.

Comme quoi l’acceptation n’est pas qu’une question de poids finalement. Ça passe avant tout par le regard qu’on porte sur soi. Plus notre propre regard est bienveillant sur notre corps, plus celui des autres le sera. Un chemin parfois difficile à parcourir…

Dépasser un complexe

Mon complexe

 

Depuis l’âge de 10 ans je suis complexée par mes genoux potelés et mes cuisses bien trop dodues.

Trouver une robe ou une jupe qui les cache suffisamment à toujours été un vrai dilemme. Je me suis donc longtemps interdit toute sorte de fringues pour cause de gros complexe.

Montrer mes genoux et ce qu’il y a au dessus a toujours été un moment difficile, j’avais l’impression que les regards étaient braqués sur mes cuissots, j’avais alors envie d’être une petite souris (ou de perdre 30 kilos d’un coup, ce qui est tout aussi illusoire) et de rentrer chez moi vite fait. Je baissais alors la tête et rentrais en regardant mes chaussures.

Je me demande toujours ce que ça doit faire de ne pas avoir les cuisses qui frottent en été, de pouvoir porter des leggins avec une tunique qui ne dépasse pas le pli fessier, bref, d’être légère du cuissot…

Comme je trouve qu’il n’y a rien de pire qu’une fille qui n’assume pas ce qu’elle porte et que, merde à 28 ans il fallait que je me libère enfin de certains complexes, j’ai décidé d’essayer de ne plus prêter attention aux regards des autres (qui ne sont sans doute pas braqués sur mes cuissots en permanence).

L’arrivée des leggings m’a bien aidé : il camoufle et amincit mes genoux et le reste… Merci la mode enfin !

Bien sûr tout ce qui se porte au dessus de mi-cuisse me reste interdit surtout lorsque je vois ce perpétuel défilé de bâtons de sucette autour de moi !

Je me suis donc achetée ces petites robes au dessus du genoux et je suis sortie…

Et finalement il n’y pas eu de tollé. J’étais une fille comme les autres, qui se baladait comme les autres, avec des cuisses comme les autres quoiqu’un peu plus rondes.

Il est vrai qu’à certains moments je les trouve encore hideuses mes cuisses et je n’ai qu’une envie les planquer mais après tout ce sont les miennes et à moins de subir une méga lipo je dois apprendre à vivre avec et c’est très bien comme ça.

Alors pourquoi se priver de porter certaines fringues lorsqu’il s’agit juste de trouver celles qui nous mettent vraiment en valeur et dans lesquelles on se sent bien ?

Et vous, êtes-vous venues à bout de certains complexes?