Et si…

et si

J’essaye de ne jamais regretter les décisions que j’ai prises. Il est facile de se dire « si j’avais fait ça… » et d’imaginer tout ce qui aurait pu arriver.

A 21 ans, j’ai décidé de quitter mes parents et de voler de mes propres ailes. Que ce serait-il passé si j’avais continué mes études plus longuement ? Que ce serait-il passé si je ne m’étais pas installée toute seule ? J’aurais pu avoir un meilleur premier job, j’aurais pu économiser et me payer des tas de voyages comme les amis. Mais je n’aurais pas rencontré les gens que je connais actuellement. Je n’aurais pas gravi les échelons grâce à l’expérience acquise sur le terrain. Et je serais sans doute différente.

Ce sont mes choix qui ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui.

920c2aa6fa423595309079fa6a105abdBien sûr, il nous arrive à tous de faire des erreurs. Mais lorsqu’on se remet dans l’état d’esprit dans lequel on était au moment de la décision, il est plus facile de ne pas se lamenter.

Pendant longtemps je n’ai pas su saisir les opportunités qui s’offraient à moi. Par peur sans doute.

Désormais, j’essaye de n’avoir rien à regretter. Faire un choix c’est toujours un pari. Et ne pas en faire c’est aussi un choix (vous me suivez ?!)!

Faire des choix nous amène parfois à faire des erreurs, mais n’est-ce pas comme cela que l’on apprend ?!

Alors si vous passez du temps à regretter vos choix, pensez à la personne que vous étiez alors, à la situation et dites-vous que vous avez fait le bon choix, à ce moment là. Ne perdez pas de temps à regarder votre passé, essayez plutôt de construire votre futur ! (Je vais demander des royalties sur cette phrase psycho à 2 balles !!!) .

 

Gérer la déception…

@Google Images

Lundi je devais commencer un nouveau boulot, un super boulot… Mais le sort en a décidé autrement. Une sombre histoire de budget et me voilà de nouveau à la recherche d’un emploi… Manque de professionnalisme de la part de la boite, manque de maturité et d’expérience des dirigeants, peu importe, le résultat est le même : je me retrouve triste, en colère et surtout déçue. Un peu comme après une rupture amoureuse. On se projette, on fait quelques plans sur la comète et tout s’effondre.

Alors comment rebondir après une telle déception ? Comme dirait ma copine Bridget j’ai deux choix :

Dans des moments pareils, poursuivre sa vie semble impossible et engloutir tout le contenu de son frigo semble inévitable. J’ai deux solutions : renoncer et accepter ma condition de vieille fille (sans emploi) à perpétuité pour finir dévorée par des bergers allemands ou non. Et cette fois je décide que non.

Je n’ai pas envie de me laisser abattre même si ce serait si facile. Non, il faut encore que je lutte pour le trouver finalement ce job tant rêvé, pour me prouver que je peux le faire. Malheureusement je n’ai pas toute la vie devant moi car la question matérielle me revient vite à la figure. Je suis perdue mais pas encore prête à lâcher le morceau.

Sur ce, je file me prendre une cuite à la vodka en écoutant Chaka Khan…

 

 

Une question d’orientation

L'orientation, le parcours du combattant !

Me voilà donc entrain de parcourir les nombreuses offres d’emploi et là me vient une idée de post (oui, ça me vient comme ça !). Un post pour parler boulot certes mais surtout pour échanger sur l’accès au travail, sur la réorientation, les périodes de chômage, les remises en question … ! Parce que toute  cette histoire commence à la sortie du lycée, continue pendant nos études et nous suit toute notre vie !

Voici donc un premier post pour parler orientation…

A la sortie du lycée, j’étais complètement paumée. Alors que mes copines savaient parfaitement où s’inscrire à la rentrée, moi je n’avais aucune idée de ce que je pourrais bien faire de ma vie. A 17 ans, ça me parait normal finalement ! A l’époque j’avais déjà peur de suivre une voie et de devoir ainsi faire le même boulot pour le restant de mes jours. Je pense qu’à part les passionnés ; personne n’a envie d’être enfermé dans un poste de nos jours. Et je pense que c’est aussi une question de génération. Nos parents n’avaient pas autant de choix de carrière, se posaient sans doute moins de questions et faisaient souvent passer vie de famille avant carrière surbookée. Ils avaient un boulot, ne se souciaient pas de savoir s’il était épanouissant ou pas. De nos jours nous avons le choix parmi des dizaines de formations, parmi des dizaines de nouveaux métiers qui fleurissent chaque jour. Bref,  on a l’embarras du choix et surtout l’envie d’aimer ce qu’on fait. Plus question de boulot alimentaire, on souhaite un vrai poste qui nous rend heureux, avec de vraies responsabilités et un vrai salaire de grande personne…

Alors à 17 ans, je me suis retrouvée à devoir faire un choix et ce dès le début d’année de Terminale. Je me souviens de la procédure RAVEL sur minitel (suis-je si vieille ?!). Tout le monde parlait de la fac, pourquoi pas moi ? J’ai donc fait un premier choix en psycho et un second en histoire de l’art.

3614 RAVEL

J’avoue que j’ai pris ça un peu à la légère me disant que j’avais bien le temps… Mais le bac en poche et au moment des inscriptions, il n’y avait plus de place en histoire de l’art et je n’avais reçu aucune réponse pour la psycho. Me voilà donc inscrite en toute hâte en fac d’histoire… 2 jours plus tard je me souviens avoir reçu un courrier m’indiquant que j’étais admise en fac de psycho… J’ai bien essayé de modifier mon inscription mais pour vous renseigner dans les couloirs des facs vous n’avez que des étudiants à peine plus âgés que vous et qui ne savent pas forcément de quoi ils parlent… On m’a fait remplir mon emploi du temps comme je pouvais et me voilà au mois d’octobre, déprimée comme jamais suite à ma première rupture amoureuse (mais ça c’est une autre histoire) à devoir affronter la fac. Moi qui venais d’un petit lycée privilégié, j’ai dû me battre non seulement pour savoir où se trouvait la salle mais également pour me trouver une place dans cet amphi de 300 personnes. C’était bien la première fois que je voyais un prof devoir utiliser un micro pour se faire entendre. Des étudiants allaient et venaient, d’autres écoutaient leur musique, d’autres jouaient aux cartes. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai compris que la fac et moi nous ne serions jamais copines… J’étais perdue !

J’ai vainement tenté de continuer mais très vite j’ai abandonné. Et puis moi qui n’avais jamais réussi à retenir la date de la bataille de Marignan, l’Histoire ce n’était sans doute pas fait pour moi…

Je m’arrête là pour la première partie sur l’importance de l’orientation. Avec le recul je me demande comment, à 17/18 ans, on peut décemment choisir sa voie et s’y tenir. En ayant fait 2 pauvres stages dont un au collège comment savoir quelle voie choisir ? Comment savoir quel métier nous conviendrait ? Se connait-on suffisamment ?! A l’époque, rencontrer plus souvent des professionnels, m’immerger dans le monde du travail m’aurait sans doute aidé. Mais non. Il fallait ingurgiter une tonne de cours pour obtenir son bac, pas le temps de prendre ce temps…

J’aurais également aimé qu’on me rassure en me disant que « perdre » une année ce n’était pas si grave, que je pourrais rebondir. J’aurais sans doute été moins angoissée de ne pas avoir trouvé ma voie de suite.

J’ai eu de la chance d’avoir des parents qui ne m’ont pas mis la pression, qui m’ont fait confiance pour reprendre mes études.  Tous les jeunes n’ont pas cette chance.

La suite au prochain épisode ! En attendant, à vous la parole sur votre bonne ou mauvaise orientation !

Tiède…

Elle a pas l'air bien Bridget?!

Vaut mieux être seule que mal accompagnée. Combien de fois ai-je entendu cette phrase ?! Comme si il n’y avait que 2 choix possibles : soit tu es seule, soit tu es avec un homme que tu n’aimes pas.

Je prends le troisième choix : celui de la jolie relation du pays des Bisounours.

Il est vrai que je n’arrive pas à concevoir que l’on puisse rester avec un homme sans l’aimer (l’inverse est aussi vrai !).

Lorsque j’entends ces femmes me dire qu’elles restent avec leur « mec » par peur de rester seule, ça me fait froid dans le dos.

Primo, c’est sans doute parce que je suis célibataire et que j’aimerais leur dire que, non, ce n’est pas une maladie. Je ne vais pas mentir, j’adore la vie à 2 mais on peut aussi très bien vivre, seule (ok faut pas que ça dure trop longtemps).

J’avais une amie dont le mec était assez violent avec elle. Je me souviens encore l’entendre me dire « je le quitterai lorsque je rencontrerai quelqu’un d’autre, j’ai pas envie d’être seule ».

Elle préférait supporter ses coups, ses injures plutôt que d’être seule. Elle avait seulement 21 ans à l’époque, aucun bien en commun, pas d’enfants, elle habitait encore chez ses parents, bref rien ne la retenait…si ce n’est la peur d’être seule. Mais quelle estime de soi a-t-on dans ces cas-là ?

Secundo c’est surtout car je n’imagine pas un instant passer ma vie avec un homme pour lequel je n’éprouve rien ou plus rien. Pour moi ce serait non seulement me mentir et me trahir mais également trahir l’autre.

Attention, je ne suis pas pour la séparation à la première dispute, faut pas déconner non plus : un peu de concessions bordel ! Mais lorsqu’au quotidien on vit plus avec un ami qu’avec son « homme », qu’on pense souvent à partir, qu’on se pose régulièrement des questions sur nos sentiments, on peut se demander raisonnablement si on est heureuse, non ?

Alors pourquoi ne pas sauter le pas ? La question matérielle revient souvent. Et là encore je me dis, quelle horreur de devoir rester avec un homme juste pour une affaire d’argent ou de meubles Ikéa…

Je ne m’aventurerais pas à parler de couples avec enfants, ni marié car dans ce cas-là je comprends qu’il y ait des choses en jeu bien plus importantes.

Alors pour l’instant je n’arrive pas à me détacher de cette fabuleuse relation qui changera ma vie. Est-ce utopique ? Suis-je trop idéaliste ? En demanderais-je trop ? Vivrais-je dans un pur fantasme ? Peut-être. Mais je n’ai pas envie d’une histoire « tiède » et je me laisse encore la chance de vivre l’histoire que je souhaite. Ai-je tort?

 

Edit : Je vois qu’aujourd’hui, mercredi, Yahoo propose cet article : Aimez-vous toujours votre conjoint ?  … Si seulement il suffisait de répondre à des questions pour le savoir !