Au fond du gouffre

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Mon anxiété est de retour. La dépression l’accompagne. Dans ces moments je n’ai plus envie de rien.

Plus envie d’écrire alors que ça me fait tellement de bien normalement. Plus envie de sortir. Plus envie de faire semblant d’être bien. Plus envie de voir du monde.

Mon boulot me pèse. Il me fait honte. J’ai honte car je suis surqualifiée pour ce poste. J’ai honte qu’on me demande des tâches que j’aurais pu faire il y a 10 ans en début de carrière. J’ai honte de me sentir transparente. J’ai honte de m’ennuyer à longueur de journée. J’ai honte de m’être mis dans cette situation. J’ai honte de moi.

Ma vie privée n’est pas une réussite. Je n’ai pas eu de relation sérieuse depuis des années. Je ne rencontre que des hommes qui semblent uniquement s’intéresser à mon tour de poitrine. J’ai honte d’attirer ce genre de personne.

Mon poids est catastrophique. Je tente tant bien que mal de suivre un régime. Le moindre écart me fait prendre du poids. J’ai honte de ne pas arriver à me contrôler.

Alors que faire dans ces moments de dépression ? Se laisser aller et sombrer ? Se mettre un coup de pied au cul ? Tout laisser tomber ? J’aimerais avoir la solution. J’aimerais m’en sortir. J’aimerais qu’il m’arrive enfin quelque chose de bien sans avoir à me battre. Une petite aide, une toute petite main tendue. Mais la vie ne nous donne rien sans rien. Il faut se battre toujours. La vérité c’est que nous seuls pouvons nous sauver. Dans l’adversité, nous sommes seuls à pouvoir nous en tirer. Mais comment ?

Demander de l’aide

Il y a petite déprime et dépression. Il faut savoir faire la différence car la dépression est une vraie maladie qui demande l’aide d’un professionnel. Si vous n’avez plus envie de rien, si vous vous sentez fatigué, que vous n’avez plus envie de sortir, que vous avez des problèmes alimentaires, que vous dormez mal, que cette situation dure depuis plusieurs semaines, n’hésitez pas à consulter. Il ne faut pas avoir peur de sauter le pas. Car plus on attend, plus on s’enfonce et plus difficile est la remontée.

Faire des projets et agir

Des petits projets, des grands, peu importe. Ca peut être économiser pour s’offrir un week-end au bord de la mer. Ca peut être désencombrer son appart petit à petit. Ca peut être se prendre une journée juste pour soi. Avoir des projets occupe l’esprit de façon positive.

Si c’est une situation qui vous rend malheureux, alors il faut agir pour inverser la tendance. Chercher un nouveau boulot, se laisser convaincre de rencontrer une nouvelle personne,…  Agir c’est ne pas sombrer, c’est déjà botter le cul à la dépression.

Se faire câliner

Dans les séries américaines, ils se prennent tout le temps dans les bras. Pour un rien, ils se jettent dans les bras les uns des autres. En France on est plus pudiques. Moins dans l’effusion. Et pourtant se faire prendre dans les bras pour un câlin c’est juste réconfortant. Un instant de douceur dans un monde de brutes.

Sortir

Rester enfermer chez soi semble être la meilleure solution quand rien ne va. Pas envie de bouger, pas envie de voir du monde qui nous étale son bonheur en pleine gueule, pas envie de rencontrer de nouvelles personnes. Et pourtant. Rester chez soi c’est s’isoler encore plus. S’isoler et ruminer.

Pas besoin de sortir en boite ou de faire une méga fiesta. Il suffit juste d’aller se balader, de prendre l’air, de sortir diner au resto avec ses amis proches. Quelques petits pas pour sortir de son isolement.

Régresser

Parfois la vie d’adulte et ses responsabilités semblent insurmontables. On a juste envie de rester sous la couette et de ne plus faire face à son boulot, ses difficultés. Malheureusement, ce n’est pas si facile. Les responsabilités nous rattrapent toujours. Mais on peut s’accorder une journée de régression totale. Gâteaux régressifs, séries débiles, larvage sur canapé sous la couette, rester en pyjama toute la journée.  Une journée de régression pour faire face à notre vie d’adulte dès le lendemain.

 

S’éloigner des personnes toxiques

Ah ils sont beaux les réseaux sociaux, ces jolis comptes remplis de photos de filles parfaites qui semblent avoir tout pour elles. Quand on se sent mal, on a tendance à se comparer facilement aux autres et donc à se dévaloriser. Pas la peine de rajouter à sa souffrance en compulsant frénétiquement son compte insta ou tumblr remplis de mantras pour gens parfaits. Prendre un peu de recul et se dire que chacun à ses problèmes et que, non, on n’est pas nul parce qu’on n’est pas au régime 24h/24, qu’on ne fait pas de yoga, que notre petit-déjeuner ressemble plus à de la bouillie qu’à un bowl cake, que nous n’avons pas de chéri pour nous offrir un week-end. On a d’autres qualités, d’autres valeurs.

Je ne dis pas qu’il faut s’entourer uniquement de personnes qui ne vont pas bien, au contraire. Mais de personnes bienveillantes. Qui sauront vous écouter et vous conseiller. Qui prendront de vos nouvelles. Sur lesquelles vous pourrez vous reposer. Un jour, c’est vous qui leur viendrez en aide.

Garder son sens de l’humour

Ce qui me sauve lors de mes moments de dépression c’est mon sens de l’autodérision. Parfois rien ne va. Tout part tellement en live que c’en est drôle. Pas toujours facile de rire de sa situation je vous l’accorde mais rire c’est se faire du bien à l’âme. Vous n’arrivez pas à rire de votre situation ? Pas de souci, on peut toujours de moquer gentiment des autres (si, si c’est autorisé en thérapie !!!). Voir les profils adopte de certains mecs, croyez moi ça vaut une franche partie de rigolade.

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Je sais combien ces conseils semblent difficiles à suivre quand on traverse une période vraiment difficile. Je n’ai moi-même pas toutes les clés pour sortir de ces moments où tout semble insurmontable. J’essaye de trouver ce qui me va le mieux. De faire des petits pas. Je crois que chacun doit trouver la ressource intérieure nécessaire pour ne pas sombrer. Il y aura toujours des personnes pour vous trouver pathétique car vous êtes « trop » fragile. Peu importe. L’important c’est de s’écouter. Vous seul savez quand vous pouvez faire face ou quand c’est trop difficile. Vous seul détenez les clés.

 

L’instant présent

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Même en vacances, je n’arrive pas à être dans l’instant. A profiter. A ne plus penser au passé et surtout à ne pas m’en faire pour le futur.

Je suis toujours ailleurs. Je n’arrive pas à profiter de l’endroit où je suis, des gens qui m’accompagnent, de l’activité en cours. Il faut toujours que je me projette, comme si j’avais peur de ne pas vivre ma vie pleinement. Je rêvasse, je m’imagine ailleurs, j’angoisse, je me débats pour revenir à la réalité.

Parfois j’essaye de me concentrer sur les bruits alentours, sur mes sensations, sur ma respiration mais très vite des pensées parasites reviennent. Je les chasse à nouveau et les revoilà. Encore.
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Je crois qu’on ne peut pas être pleinement heureux si on ne vit pas dans le présent. Si on est tout le temps ailleurs. Mais c’est une tâche difficile pour moi de me réapproprier l’instant.

Peut-être aussi que je fuis ma vie présente car elle ne me correspond pas. Que je suis à mille lieues de ce que je veux vraiment faire, de là où j’aimerais vraiment être. Si seulement c’était simple de changer de vie, je serais déjà ailleurs, sans savoir vraiment où finalement.

Que faire alors pour me réapproprier ma vie ? Pour me sentir enfin heureuse de ce que j’ai ? Pour vivre pleinement l’instant ?

Le come back de l’anxiété

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Lorsque j’ai écrit mon premier post sur l’anxiété, je le terminais en sachant que ce mal serait toujours mon épée de Damoclès.
Et la revoilà donc… toujours plus forte, toujours plus difficile à gérer, toujours là, pernicieuse.

Alors que faire dans ces moments là?
J’ai 2 solutions : me laisser totalement aller et rester sous ma couette toute la journée en m’évadant devant des séries, ou trouver les côtés positifs de ma vie actuelle et en tirer partie.

J’ai bien sur opté pour la seconde solution. La plus difficile mais celle qui bottera le cul à ces pensées négatives.

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J’ai donc élaboré des stratégies anti-angoisses.

1) En parler avec mon médecin
Direction mon médecin qui me suit pour mes troubles anxieux pour lui dire que « là, ça ne va pas du tout ». Je sais que la frontière pensées anxieuses et dépression est très mince. C’est à un professionnel de santé de diagnostiquer votre trouble. J’ai la chance d’être suivie par un très bon médecin spécialiste dans les TCC. Il me connait et sait quand j’ai besoin d’une « béquille » médicamenteuse. Une « béquille » car c’est une aide temporaire et m’aide à faire le reste du « boulot anti-angoisses ».

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2) Reprendre la muscu
Il faut me rendre à l’évidence : une séance d’aquabike par semaine n’est pas suffisant pour m’aérer la tête et pour augmenter ma dose d’endorphines. J’ai donc retrouvé mon coach et j’espère que petit à petit, le sport va porter ses fruits (bon, ok, pour l’instant ce sont les courbatures qui se réveillent…)

3) Respirer / Méditer
Mon médecin me parle depuis des années des bienfaits de la relaxation. Je lui réponds que ça me gonfle, que j’y arrive pas, que ça m’énerve, bref c’est contre-productif (pour moi).
Mais lui me rétorque que ça prend du temps. Que c’est normal que ça ne soit pas naturel au début et que si j’avais commencé sérieusement la relaxation il y a plusieurs mois, j’en ressentirais déjà les bénéfices… il a raison, comme d’hab. Du coup je me force plusieurs fois par semaine à m’endormir avec une séance de relaxation dans les écouteurs.

4) Ecrire que, non, les choses ne vont pas si mal.
Je note tout ce qui va bien (le compliment d’un client, les choses qui se sont améliorées, les kilos perdus même pendant cette période, …) sur un petit cahier. Je note aussi mes pensées négatives et bien sûr, la vérité sur ces dernières. Car les 3/4 de ces pensées sont fausses…. Non, je ne vais pas me retrouver sous les ponts dans quelques semaines, non, je ne vais finir seule, non je ne vais pas me jeter par la fenêtre à la prochaine crise d’angoisse.

5) Prendre l’air
Même si sortir de chez moi provoque encore plus d’angoisses certains jours, je me force à sortir chaque jour. Oui, même le dimanche ! En travaillant en freelance à temps plein, c’est parfois dur de se décoller de son écran d’ordi la journée entière. Le travail en équipe me manque beaucoup.
L’angoisse vous pousse à vous replier sur vous-même. Or, sortir, voir du monde, permet d’évacuer les tensions le temps d’une soirée. Accepter que vos amis vous « trainent » à une soirée. Ils le font pour votre bien.

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Je ris de moi (et pas que)
J’essaye de continuer à rire de moi. Le rire c’est positif, ça fait du bien.
Quitte à parfois rester dans mon lit, je regarde LA série qui me met de meilleure humeure, celle qui me fait rire : Parks & Recreations.
20 minutes, le temps d’un épisode pour oublier un peu tout ce que j’ai en tête. Je ne regarde pas tous les épisodes d’un coup, je les déguste comme un bon verre de vin !

Je ne sais pas combien de temps cette mauvaise passe va durer. Mais je sais que j’aurais tout mis en place pour ne pas sombrer.
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33 ans, la résurrection ?!

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Je devais avoir 27 ans quand j’ai commencé ce blog et depuis pas mal de choses ont changé. Des bonnes choses, des moins bonnes.

Et ces derniers temps si vous me suivez vous aurez remarqué que j’étais plutôt dans une phase « down ». Beaucoup de remises en questions professionnelles suite à un job qui ne s’est pas passé comme prévu. Des questions personnelles également. Mon anxiété est revenue au galop. Impossible de maitriser toutes ces pensées négatives, ces peurs, ces questions incessantes.

Il m’aura fallu presque 2 mois pour remonter la pente et retrouver la pêche. Et c’est là qu’être bien entourée fait toute la différence ! De bons amis, un médecin bienveillant, une voyante (si, si !) positive, une envie d’aller de l’avant et me voilà prête à écrire un nouveau chapitre de ma vie.

Je n’avais pas ressenti cette « nécessité » de changement depuis que j’ai ouvert ce blog. A l’époque je venais de me séparer, je voulais changer de job, j’avais envie d’autre chose. Je m’étais fait tatouer, j’avais coupé mes cheveux longs, et quelques mois plus tard je plongeais dans une nouvelle vie.

 

TattooEt 6 ans plus tard, je me suis de nouveau fait tatouer pour marquer ce changement de cap ! Je n’ai pas radicalement coupé mes cheveux mais une bonne couleur aux reflets cuivrés ne pouvait pas me faire de mal !

Hair

Alors voilà, je crois que je suis prête à affronter un nouveau chapitre de ma vie et ça va commencer par un grand changement professionnel : me lancer en freelance à temps plein !

Des mois que j’y pense mais que je n’osais pas me lancer. Mes amis m’ont encouragé et je les remercie de ne pas m’avoir forcé la main et d’avoir compris que j’avais besoin de temps et de parcourir le chemin toute seule jusqu’à ma prise de décision.

Pour une anxieuse comme moi, c’est un gros challenge ! Je mets en place petit à petit les outils pour me lancer. Je vous en reparlerai probablement lorsque tout sera concrétisé.

Je ne sais pas si cela va marcher. Je ne sais pas si je vais y arriver. Tout ce que je sais c’est que je dois me lancer dans ce challenge.

Côté perso, je crois que je vais mettre ce besoin perpétuel de rencontre sérieuse de côté et me concentrer sur mon boulot ! (et puis, parait-il que ça arrive quand on ne s’y attend pas 😉 )

Je voulais aussi vous remercier pour les petits mots d’encouragements que j’ai reçus ces derniers temps. Ça me touche toujours autant que mes tous premiers commentaires sur le blog !

S’il fallait conclure ce post, je vous dirais qu’il ne faut pas avoir peur de se lancer de nouveaux challenges. Prenez votre temps, suivez votre intuition. Servez-vous de vos expériences passées pour avancer.

 

Surmonter son anxiété

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Super Marion… ou pas !

Pour celles (et ceux !) qui me suivent j’avais déjà abordé le thème du Trouble Anxieux Généralisé (TAG). J’ai fait beaucoup de progrès pour gérer mes angoisses et j’ai accompli plein de choses dont je me sentais auparavant incapable.

Malheureusement, ces dernières semaines j’ai du mal à gérer mes angoisses et je perds pied par moments. Elles recommencent à me pourrir la vie et j’ai parfois du mal à les maitriser.

Je sais que s’angoisser continuellement est usant psychologiquement et physiquement. Je ne suis plus du genre à me laisser à abattre. J’’ai besoin de réagir vite avant qu’elles ne m’empoisonnent définitivement et c’est pourquoi je tenais à rédiger ce post.

J’ai appris ces dernières années plusieurs techniques dont je voulais faire part à tous(tes) les angoissé(e)s chroniques. C’est un long travail que d’apprendre à gérer ses angoisses mais ça vaut le coup.

–          Repérer ses pensées négatives automatiques

C’est très difficile pour quelqu’un atteint de TAG de faire le tri entre ses pensées « normales » et celles qui vous minent de façon quasi automatique. Je suis moche, je n’arriverai jamais à rien, je ne rencontrerai jamais personne, Et si ce mec qui me plait n’avait pas envie de me revoir… Ces pensées tournent en boucle et  sont si profondément ancrées en nous qu’elles nous paraissent naturelles, fondées, or, ce n’est pas le cas.

–          Vérifier leur véracité

Si vous prenez chaque pensée négative, qui vous pétrit d’angoisse, une par une, et que vous vous demandez si oui ou non elle est fondée, vous vous rendrez vite compte que ce n’est pas le cas. Qu’est-ce qui prouve que vous n’allez jamais rencontrer la personne de vos rêves ? Qu’est-ce qui vous prouve que ce mec qui vous plait tant n’a plus envie de vous voir ? Ah oui : il ne vous a pas laissé de texto aujourd’hui alors forcément c’est foutu… Vrai ? Non ! Il était peut-être tout simplement occupé et projetait de vous appeler le lendemain !

Votre petite tête, aussi bien faite soit elle, vous trompe en permanence avec ces pensées négatives insidieuses.

Il faut voir ça comme un exercice : prendre chaque pensée négative et les décortiquer pour voir si elles sont fondées. Mais dans quelques temps, ça deviendra un automatisme et elles ne vous pourriront plus la vie !

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–          Un peu de relaxation

Je n’arrive pas à me poser et à me relaxer. Même pendant un super massage, je ne suis jamais tranquille, toujours tendue, l’esprit qui cogite non stop. Mais il faut parfois prendre sur soi et savoir s’arrêter le temps de quelques exercices de respiration. J’essaye de m’y astreindre dès que je peux, en particulier le soir au calme.

Je commence par respirer doucement par le ventre. Puis j’inspire de l’air et je compte jusqu’à 3 avant d’expirer doucement. Ce petit exercice peut vraiment aider à me canaliser. A chacun sa méthode pour se relaxer, l’important est d’y consacrer un peu de temps surtout lorsqu’une grosse crise pointe le bout de son nez.

–          Soyez dans l’instant

Lorsque vous faites un truc agréable, pour vous, ne laissez pas vos pensées parasites gâcher ce moment. Focalisez vous sur vos sensations corporelles, sur ce que vous ressentez physiquement. Bref, tentez de vous mettre sur pause et de ne plus anticiper durant ce moment.

–          En parler

Parfois j’aimerais pouvoir partager mes angoisses avec mon entourage mais je sais que je ne dois compter que sur moi-même pour les contrôler et je ne veux pas leur faire porter ce poids. Il faut donc que je sois en permanence sur le qui-vive pour les traquer et remettre mon esprit en mode positif !

Il ne faut cependant pas se replier sur soi-même sous peine d’un mal-être grandissant voire d’une bonne grosse dépression.

Commencer par consulter son généraliste, le plus tôt étant le mieux, qui vous orientera vers la personne adéquate si besoin.

Il n’y a pas de honte à aller voir quelqu’un pour se faire aider. Non, ce n’est pas être fou, avoir une tare ni être faible. Il ne s’agit pas de se jeter dans une thérapie à vie mais parfois une ou deux séances peuvent suffire pour mettre des mots sur ses maux (je sais, c’est beau !)
Je remercie d’ailleurs mon médecin qui m’a réellement fait progresser et qui me donne les clefs pour aller mieux.

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–          Pratiquer une activité physique

Hier je n’ai pas eu le courage d’aller au sport. Je le regrette car pendant une heure je me concentre sur les exercices qu’on me demande, sur mon corps, sur mes sensations et mes pensées sont pour un temps suspendues.

Je ressors souvent du sport avec un gros poids en moins sur la poitrine (pas sur mes hanches malheureusement !)

J’espère sincèrement que ces quelques « trucs » vous seront utiles. Et si vous aussi vous connaissez l’angoisse généralisée et que vous avez des trucs et astuces pour la contrôler, vos avis sont les bienvenus !

 

Edit du 18/10 : Vraiment un grand merci pour tous vos petits commentaires, vos trucs et astuces, vos partages d’expérience. Ceci m’est vraiment d’une grande aide.

Au chômage

Allez, on va se remettre à chercher...

Lorsque j’ai quitté mon boulot de chef de projet marketing fin 2010, je n’ai pas vraiment pensé au chômage. Je n’avais jusqu’alors jamais connu de période sans emploi et je pensais qu’il en serait de même lors des années à venir. Seulement, c’était sans compter ma reconversion professionnelle. Aurais-je eu envie de rester dans le même secteur, j’aurais sans doute retrouvé du travail plus facilement. Mais non, j’ai voulu faire un boulot qui me plaisait enfin. Un beau rêve…

Me voici donc inactive pour la première fois de ma vie. Les premières semaines je croisais des costards cravates en terrasse entre midi et deux et me disais que ce n’était vraiment pas ma place d’être « dehors ».

Je rentrais vite chez moi pour me remettre à la réécriture de mon CV. Je tâtonnais sur les sites d’emploi spécialisés dans la rédaction, je validais mes comptes sur les sites généralistes.

Au bout de quelques temps la culpabilité m’a envahi.  Je ne me sentais plus à ma place, chez moi, dans mon canapé tandis que les autres se levaient pour aller bosser. Alors j’ai tenté de garder le rythme : lever tôt, planning de recherche d’emploi, pauses syndicales, au lit  pas trop tard.

J’ai dégoté  un CDD par ci, une mission par-là, je me suis même lancée en tant que freelance pour ne pas rester sans rien faire.

Mais force est de constater que même si je galère, que si je vis mal cette situation, certains penseront toujours que je suis une assistée, que je ne souhaite pas réellement travailler.

Soit. Mais le fait est qu’il y a moins de travail, moins d’annonces auxquelles postuler, moins de contacts, bref je n’y croyais pas mais c’est vraiment la crise…

Et puis il y a les autres, ceux qui vous disent « Profite ». Mais profite de quoi au juste ? De la moitié de mon ancien salaire qui déjà ne le suffisait pas ?!!!  Profite de tes kilos en trop amassés à cause de ces journées passées devant le PC à grignoter tout ce qui passe sous ton nez pour tenter de calmer ennui et anxiété ?

J’ai aussi rencontré d’autres chômeurs dans mon entourage, on pouvait même former un club, mais c’est loin de me remonter le moral… ce serait même plutôt l’inverse !

Et puis les jours et les semaines passent… toujours plus angoissantes.

Mais je continue d’y croire. Alors en attendant de trouver le job de mes rêves, je ne baisse pas les bras, je regarde partout, je scrute internet, je discute, j’essaye de trouver de nouvelles idées, je postule à d’autres postes, …

Courage à tous les chercheurs d’emploi : le chômage c’est tabou, on en viendra tous à bout !!!

 

STOP !

Trop de pression, tue la pressurée...

Depuis quelques mois je me mets une pression folle : trouver du boulot, trouver un mec, perdre du poids, faire toujours plus de sport, écrire plus pour le blog, je ne pense qu’à ça, sans arrêt. Je me lève en pensant à trouver des solutions pour un job, pour payer le loyer, pour maigrir, pour trouver un mec. Je mange boulot, mecs, candidatures spontanées, assurances. Je m’endors en pensant loyer, menus minceur, impôts, boulot, fuite d’eau. Bref, sans m’en rendre compte je me suis mise une pression folle, toute seule. Je veux faire mieux, avoir plus, réussir, et je pars dans toutes les directions, je m’épuise pour un résultat proche du  néant.

Et j’ai craqué. A force de me mettre des dead lines impossibles à respecter, à force de ruminer mes angoisses, à force de vouloir toujours faire semblant d’être positive, je n’ai non seulement rien obtenu mais je me suis fatiguée nerveusement.

Je me suis sentie tellement découragée ces derniers jours, que je me suis mise à pleurer sans pouvoir m’arrêter, à reprendre du Xanax® que j’avais abandonné depuis belle lurette et à ne plus vouloir sortir de chez moi.

Alors j’ai dit STOP ! Dans 3 semaines c’est Noël et j’ai décidé que jusque-là j’allais tenter de lâcher prise. Je ne peux pas tout contrôler, je dois l’admettre. Obtenir un boulot ne dépend pas que de moi vue la situation actuelle, trouver l’amour, le bon, demande du temps, mon corps ne mincira que si je le lâche un peu.

Du coup j’ai fait une liste de toutes les choses qui me feraient plaisir. A moi. J’ai mis une plombe à la rédiger car je n’ai jamais pensé, sans culpabiliser, à faire des choses uniquement pour mon plaisir dans ma situation actuelle.

J’ai donc enfin pris rdv pour un soin du visage offert pour mon anniversaire, je me programme un ciné le matin (moins cher !), j’ai fait une liste des expo/musées gratuits qui m’intéressent, j’ai viré toutes les playlist tristounes de mon ipod, j’ai ressorti mes exercices de respiration, j’ai prévu un passage au brow bar de Benefit pour récompenser ma patience de repousse, …

Bref, je vais essayer d’oublier un temps boulot, mec, pression. Pas simple car les idées négatives et la honte reviennent facilement et prennent souvent le pas sur mes bonnes résolutions.

Mais même si je sais que j’aurais encore des moments de découragements intenses, je sais aussi que si je ne lâche pas du lest, rien ne changera.

 

Jai trouvé ce petit dicton qui me plait bien, sur le site Plurielles (oui, j’ai regardé mon horoscope 2012!) :

« Le cœur en paix voit une fête dans tous les villages » (proverbe indien).

Une autre forme de TAG

Angoisse, quand tu me tiens...

Non, je n’ai pas été taguée. Aujourd’hui c’est d’une autre forme de TAG, moins fun, dont je souhaitais parler… Le Trouble Anxieux Généralisé (T.A.G.).

Qu’est-ce que c’est ? L’anxiété c’est cette appréhension, cette peur, ce malaise, face à une situation imprévue. Elle devient  Trouble Anxieux Généralisé lorsqu’elle ne quitte plus celui qui en est atteint et s’active alors sans raison, à n’importe quel moment.

Rien à voir avec le stress, non. Le stress a du bon, lui. Il active nos défenses face à un danger immédiat. Une fois le danger passé, le stress s’éloigne aussi. Pas l’angoisse. Elle reste tapie, toujours là.

L’anxiété paralyse, empêche toute forme d’action. Aucun imprévu possible. Envolée l’estime de soi. Car il est difficile de s’aimer lorsqu’on n’arrive plus à faire de simples choses uniquement par peur de les accomplir, par peur des éventuelles conséquences. On pense alors à tout ce qui pourrait arriver, le conditionnel est notre ami, avant d’entreprendre quoi que ce soit. La plus infime décision fera l’objet de longues heures de tergiversations… Pour finalement ne rien faire. Laisser passer plein de belles occasions est l’apanage de l’anxieux.  Et à force de voir sa vie passer sans rien faire, par peur de ce qui pourrait se passer, la dépression pointe le bout de son nez. Elle est sympa cette dépression qui ne vous force plus à rien. Ni même à vous lever de votre lit. Elle est enveloppante, sécurisante, plus de décision à prendre, on se laisser engloutir peu à peu.

Quant aux rencontres avec les autres, elles sont difficiles voire impossibles. L’angoisse coupe des autres, éloigne les êtres aimés. Car il leur est parfois difficile de réagir à une maladie invisible. Pas de séquelle physique visible à soigner, pas de pansement à appliquer, ici tout se passe  dans le secret des pensées. Personne ne peut y pénétrer.  Difficile de comprendre pourquoi sortir peut être une épreuve à la limite de la souffrance physique. Un dîner, c’est rien… Difficile de vivre en permanence avec les peurs d’un autre. Difficile de supporter un besoin constant d’être rassuré sur tout, sur rien.

Il n’existe malheureusement pas de médicament miracle. Si ce n’est les anxiolytiques qui endorment pour éloigner les peurs le temps d’un court répit. Non, la seule façon d’aller mieux c’est de changer sa façon de penser. Et c’est difficile. Imaginez que 2 et 2 ne font plus 4 maintenant mais 6. Imaginez qu’un chat ne s’appelle plus un chat mais un chien. C’est toutes vos croyances qu’il vous faut bousculer. C’est un contrôle permanent sur ses pensées qu’il  faut exercer, jusqu’à ce que ça devienne naturel… un jour.

Ce travail sur mon trouble anxieux généralisé je l’ai commencé il y a deux ans maintenant. J’ai ouvert ce blog, j’ai quitté un travail sécurisant mais non satisfaisant, j’ai réorienté ma carrière pour faire ce que j’aime, j’ai coupé les ponts avec les gens nocifs, bref, je me suis réveillée.

Le chemin est encore long cependant, car l’anxiété est mon épée de Damoclès. Elle me suit partout, tout le temps. Je suis encore dans l’effort quotidien pour la contrôler, sans jamais totalement lui échapper.