L’instant présent

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Même en vacances, je n’arrive pas à être dans l’instant. A profiter. A ne plus penser au passé et surtout à ne pas m’en faire pour le futur.

Je suis toujours ailleurs. Je n’arrive pas à profiter de l’endroit où je suis, des gens qui m’accompagnent, de l’activité en cours. Il faut toujours que je me projette, comme si j’avais peur de ne pas vivre ma vie pleinement. Je rêvasse, je m’imagine ailleurs, j’angoisse, je me débats pour revenir à la réalité.

Parfois j’essaye de me concentrer sur les bruits alentours, sur mes sensations, sur ma respiration mais très vite des pensées parasites reviennent. Je les chasse à nouveau et les revoilà. Encore.
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Je crois qu’on ne peut pas être pleinement heureux si on ne vit pas dans le présent. Si on est tout le temps ailleurs. Mais c’est une tâche difficile pour moi de me réapproprier l’instant.

Peut-être aussi que je fuis ma vie présente car elle ne me correspond pas. Que je suis à mille lieues de ce que je veux vraiment faire, de là où j’aimerais vraiment être. Si seulement c’était simple de changer de vie, je serais déjà ailleurs, sans savoir vraiment où finalement.

Que faire alors pour me réapproprier ma vie ? Pour me sentir enfin heureuse de ce que j’ai ? Pour vivre pleinement l’instant ?

Le come back de l’anxiété

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Lorsque j’ai écrit mon premier post sur l’anxiété, je le terminais en sachant que ce mal serait toujours mon épée de Damoclès.
Et la revoilà donc… toujours plus forte, toujours plus difficile à gérer, toujours là, pernicieuse.

Alors que faire dans ces moments là?
J’ai 2 solutions : me laisser totalement aller et rester sous ma couette toute la journée en m’évadant devant des séries, ou trouver les côtés positifs de ma vie actuelle et en tirer partie.

J’ai bien sur opté pour la seconde solution. La plus difficile mais celle qui bottera le cul à ces pensées négatives.

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J’ai donc élaboré des stratégies anti-angoisses.

1) En parler avec mon médecin
Direction mon médecin qui me suit pour mes troubles anxieux pour lui dire que « là, ça ne va pas du tout ». Je sais que la frontière pensées anxieuses et dépression est très mince. C’est à un professionnel de santé de diagnostiquer votre trouble. J’ai la chance d’être suivie par un très bon médecin spécialiste dans les TCC. Il me connait et sait quand j’ai besoin d’une « béquille » médicamenteuse. Une « béquille » car c’est une aide temporaire et m’aide à faire le reste du « boulot anti-angoisses ».

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2) Reprendre la muscu
Il faut me rendre à l’évidence : une séance d’aquabike par semaine n’est pas suffisant pour m’aérer la tête et pour augmenter ma dose d’endorphines. J’ai donc retrouvé mon coach et j’espère que petit à petit, le sport va porter ses fruits (bon, ok, pour l’instant ce sont les courbatures qui se réveillent…)

3) Respirer / Méditer
Mon médecin me parle depuis des années des bienfaits de la relaxation. Je lui réponds que ça me gonfle, que j’y arrive pas, que ça m’énerve, bref c’est contre-productif (pour moi).
Mais lui me rétorque que ça prend du temps. Que c’est normal que ça ne soit pas naturel au début et que si j’avais commencé sérieusement la relaxation il y a plusieurs mois, j’en ressentirais déjà les bénéfices… il a raison, comme d’hab. Du coup je me force plusieurs fois par semaine à m’endormir avec une séance de relaxation dans les écouteurs.

4) Ecrire que, non, les choses ne vont pas si mal.
Je note tout ce qui va bien (le compliment d’un client, les choses qui se sont améliorées, les kilos perdus même pendant cette période, …) sur un petit cahier. Je note aussi mes pensées négatives et bien sûr, la vérité sur ces dernières. Car les 3/4 de ces pensées sont fausses…. Non, je ne vais pas me retrouver sous les ponts dans quelques semaines, non, je ne vais finir seule, non je ne vais pas me jeter par la fenêtre à la prochaine crise d’angoisse.

5) Prendre l’air
Même si sortir de chez moi provoque encore plus d’angoisses certains jours, je me force à sortir chaque jour. Oui, même le dimanche ! En travaillant en freelance à temps plein, c’est parfois dur de se décoller de son écran d’ordi la journée entière. Le travail en équipe me manque beaucoup.
L’angoisse vous pousse à vous replier sur vous-même. Or, sortir, voir du monde, permet d’évacuer les tensions le temps d’une soirée. Accepter que vos amis vous « trainent » à une soirée. Ils le font pour votre bien.

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Je ris de moi (et pas que)
J’essaye de continuer à rire de moi. Le rire c’est positif, ça fait du bien.
Quitte à parfois rester dans mon lit, je regarde LA série qui me met de meilleure humeure, celle qui me fait rire : Parks & Recreations.
20 minutes, le temps d’un épisode pour oublier un peu tout ce que j’ai en tête. Je ne regarde pas tous les épisodes d’un coup, je les déguste comme un bon verre de vin !

Je ne sais pas combien de temps cette mauvaise passe va durer. Mais je sais que j’aurais tout mis en place pour ne pas sombrer.
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Les bons gifs de la semaine

Quand je me réveille un samedi matin en ďécouvrant l’horreur

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Quand je suis tellement blasée, que plus rien ne peut m’atteindre
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Quand je pense à toutes mes responsabilités
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Quand je sais que ma vie ne peut pas continuer comme ça
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Quand je ressens un sentiment d’échec permanent
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Quand je rencontre encore un homme qui se fout bien de moi
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Quand, en freelance, vous déjeunez seule tous les midis…
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Quand on me demande de résumer ma vie en ce moment
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Quand j’ai besoin d’aide mais ne sais pas laquelle
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Surmonter son anxiété

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Super Marion… ou pas !

Pour celles (et ceux !) qui me suivent j’avais déjà abordé le thème du Trouble Anxieux Généralisé (TAG). J’ai fait beaucoup de progrès pour gérer mes angoisses et j’ai accompli plein de choses dont je me sentais auparavant incapable.

Malheureusement, ces dernières semaines j’ai du mal à gérer mes angoisses et je perds pied par moments. Elles recommencent à me pourrir la vie et j’ai parfois du mal à les maitriser.

Je sais que s’angoisser continuellement est usant psychologiquement et physiquement. Je ne suis plus du genre à me laisser à abattre. J’’ai besoin de réagir vite avant qu’elles ne m’empoisonnent définitivement et c’est pourquoi je tenais à rédiger ce post.

J’ai appris ces dernières années plusieurs techniques dont je voulais faire part à tous(tes) les angoissé(e)s chroniques. C’est un long travail que d’apprendre à gérer ses angoisses mais ça vaut le coup.

–          Repérer ses pensées négatives automatiques

C’est très difficile pour quelqu’un atteint de TAG de faire le tri entre ses pensées « normales » et celles qui vous minent de façon quasi automatique. Je suis moche, je n’arriverai jamais à rien, je ne rencontrerai jamais personne, Et si ce mec qui me plait n’avait pas envie de me revoir… Ces pensées tournent en boucle et  sont si profondément ancrées en nous qu’elles nous paraissent naturelles, fondées, or, ce n’est pas le cas.

–          Vérifier leur véracité

Si vous prenez chaque pensée négative, qui vous pétrit d’angoisse, une par une, et que vous vous demandez si oui ou non elle est fondée, vous vous rendrez vite compte que ce n’est pas le cas. Qu’est-ce qui prouve que vous n’allez jamais rencontrer la personne de vos rêves ? Qu’est-ce qui vous prouve que ce mec qui vous plait tant n’a plus envie de vous voir ? Ah oui : il ne vous a pas laissé de texto aujourd’hui alors forcément c’est foutu… Vrai ? Non ! Il était peut-être tout simplement occupé et projetait de vous appeler le lendemain !

Votre petite tête, aussi bien faite soit elle, vous trompe en permanence avec ces pensées négatives insidieuses.

Il faut voir ça comme un exercice : prendre chaque pensée négative et les décortiquer pour voir si elles sont fondées. Mais dans quelques temps, ça deviendra un automatisme et elles ne vous pourriront plus la vie !

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–          Un peu de relaxation

Je n’arrive pas à me poser et à me relaxer. Même pendant un super massage, je ne suis jamais tranquille, toujours tendue, l’esprit qui cogite non stop. Mais il faut parfois prendre sur soi et savoir s’arrêter le temps de quelques exercices de respiration. J’essaye de m’y astreindre dès que je peux, en particulier le soir au calme.

Je commence par respirer doucement par le ventre. Puis j’inspire de l’air et je compte jusqu’à 3 avant d’expirer doucement. Ce petit exercice peut vraiment aider à me canaliser. A chacun sa méthode pour se relaxer, l’important est d’y consacrer un peu de temps surtout lorsqu’une grosse crise pointe le bout de son nez.

–          Soyez dans l’instant

Lorsque vous faites un truc agréable, pour vous, ne laissez pas vos pensées parasites gâcher ce moment. Focalisez vous sur vos sensations corporelles, sur ce que vous ressentez physiquement. Bref, tentez de vous mettre sur pause et de ne plus anticiper durant ce moment.

–          En parler

Parfois j’aimerais pouvoir partager mes angoisses avec mon entourage mais je sais que je ne dois compter que sur moi-même pour les contrôler et je ne veux pas leur faire porter ce poids. Il faut donc que je sois en permanence sur le qui-vive pour les traquer et remettre mon esprit en mode positif !

Il ne faut cependant pas se replier sur soi-même sous peine d’un mal-être grandissant voire d’une bonne grosse dépression.

Commencer par consulter son généraliste, le plus tôt étant le mieux, qui vous orientera vers la personne adéquate si besoin.

Il n’y a pas de honte à aller voir quelqu’un pour se faire aider. Non, ce n’est pas être fou, avoir une tare ni être faible. Il ne s’agit pas de se jeter dans une thérapie à vie mais parfois une ou deux séances peuvent suffire pour mettre des mots sur ses maux (je sais, c’est beau !)
Je remercie d’ailleurs mon médecin qui m’a réellement fait progresser et qui me donne les clefs pour aller mieux.

proverbe anxiété

–          Pratiquer une activité physique

Hier je n’ai pas eu le courage d’aller au sport. Je le regrette car pendant une heure je me concentre sur les exercices qu’on me demande, sur mon corps, sur mes sensations et mes pensées sont pour un temps suspendues.

Je ressors souvent du sport avec un gros poids en moins sur la poitrine (pas sur mes hanches malheureusement !)

J’espère sincèrement que ces quelques « trucs » vous seront utiles. Et si vous aussi vous connaissez l’angoisse généralisée et que vous avez des trucs et astuces pour la contrôler, vos avis sont les bienvenus !

 

Edit du 18/10 : Vraiment un grand merci pour tous vos petits commentaires, vos trucs et astuces, vos partages d’expérience. Ceci m’est vraiment d’une grande aide.

Du virtuel au réel…

Merci Pinterest !
Merci Pinterest !

D’un naturel plutôt angoissé, j’ai du mal à « sortir » de ma zone de confort. Pas simple pour moi de rencontrer de nouvelles personnes et de me sentir à l’aise en société surtout ces derniers temps… Mais en commençant mon boulot de Community Manager j’ai eu envie de rencontrer d’autres CM afin de pouvoir en connaitre plus sur le métier dans lequel j’étais novice.

Me voilà donc à rechercher sur le net une façon d’entrer en contact et je tombe très vite sur le site Meet Up dont le but est de créer des groupes de gens aux intérêts/passions communs. Je me suis donc inscrite quelques temps plus tard au groupe de My Community Manager. S’inscrire derrière son écran c’est plutôt facile mais lorsqu’il faut se lancer et rencontrer les gens en vrai, ça se corse !

Mais je sais pertinemment que c’est en relevant des petits défis que je prends peu à peu confiance en moi et que j’arrive à faire des petites choses dont je ne me serais jamais sentie capable.

Pour beaucoup ce que je raconte ici c’est du pipi de chat, mais pour moi c’est  réellement un challenge !

Nous voilà donc en Novembre avec une rencontre du groupe prévue dans un bar du 9ème.

17h mon angoisse monte… 18h30 je quitte le bureau avec la ferme intention de me rendre à cette soirée et me prouver que j’en suis capable. 19h00 je me demande si je ne vais pas faire demi-tour…  19h30 me voilà finalement arrivée devant le bar. Je ne suis pas rentrée de suite, j’appelle ma sœur histoire de ne pas arriver trop en avance… 19h45, prise par une subite impulsion, je rentre dans le bar sans réfléchir ! Là, je rencontre d’autres CM venus seuls, d’autres qui se connaissent déjà, des blogueurs également, bref, je commence à papoter et miracle… tout se passe bien ! Non, personne ne m’a jetée de pierre, exclue, ni regardée d’un drôle d’air !

(Au passage, je tiens à dire un grand merci aux organisateurs de ce groupe qui font vraiment tout pour vous mettre à l’aise !)

21h45, je rentre chez moi, le sourire aux lèvres, fière d’avoir franchi ma peur. Et heureuse d’avoir pu échanger sur mon job ! Ce qui m’a encore rendue plus fière c’est la réaction de mes amis proches lorsque je leur ai parlé de cette soirée. Certains m’ont dit que j’étais « couillue », qu’ils n’y seraient pas allés seuls, etc… Ne serais-je donc pas la seule à être mortifiée avant de rencontrer de parfaits inconnus ?!!!

Depuis, je suis retournée 2 fois aux rencontres organisées par le groupe. Je suis toujours un peu angoissée sur le chemin mais à force, je me sens de mieux en mieux. Plus sûre de moi. Je rencontre des gens différents, j’échange, je discute, je rigole, je tisse des liens. C’est tout bénef de sortir de sa réserve !

En conclusion, je dirais que pour prendre confiance en soi, il faut aller parfois au-delà de ses « limites », se forcer. Petit à petit on se rend compte que ce n’est pas si terrible, que toutes ces montagnes n’étaient finalement pas si hautes (quelle poétesse je fais !). Ce post fait donc écho au dernier sur l’acceptation de soi. Car c’est en se prouvant qu’on est capable de plein de choses qu’on prend confiance, qu’on s’affranchit du regard des autres, qu’on s’accepte, bref, qu’on se sent bien…

Merci SJP !
Merci SJP !

J’adore la rentrée …

Mais quelle faux cul celle-là !

… Depuis que je ne suis plus obligée d’aller à l’école !

Je me souviens de cette première rentrée après le bac où je ne savais pas trop ce que j’allais devenir, vers quoi j’allais bien pouvoir m’orienter. Avec une amie, dans le même cas, nous trainions dans les rayons « rentrée » et papeterie des grands magasins, ressentant un sentiment de liberté gigantesque.

Cette année-là il n’y a pas eu de boule d’angoisse un lundi matin, pas de nuit blanche la veille à se demander comment ça allait se passer.

Le seul truc que j’aimais à la perspective de la rentrée c’était choisir mon cahier de texte. Une bien maigre consolation étant donné que deux mois plus tard il ne plaisait déjà plus !

Alors ce jour là,  pendant que tous les écoliers sont rentrés, moi je suis restée dans mon lit, à profiter. (Et je ferais bien ça chaque année !)

Bien sûr, il y en a eu d’autres des rentrées mais jamais aussi tragiques que celles connues à l’école. Revenir au boulot c’est certes parfois difficile mais ce n’est rien comparé au retour en classe (De toute façon cette année pas vacances, donc pas de rentrée !).

C’est bien pour ça que je ne pourrais jamais être instit. Revivre une rentrée des classes chaque année, non merci ! D’ailleurs, on ne devrait pas faire autant de bruit autour de la rentrée, ça angoisserait moins les gosses !

Et puis, il y a tout un tas de petites raisons de se réjouir de la rentrée (mais si !)

–          Les dossiers horoscopes des magazines

–          C’est le mois de mon anniversaire (le 22 si ça vous intéresse !)

–          On va de nouveau ranger son dressing pour ressortir nos fringues d’hiver

–          On peut ressortir nos bottes

–          C’est bientôt Noël (ok celle-ci est légèrement en avance…)

–          On découvre le nouveau catalogue Ikéa

–          Les collections fringues automne / hiver sont arrivées

–          On est encore motivés pour le sport

–          Les feuilles mortes vont faire crak crak sous nos pieds

–          On peut préparer ses prochaines vacances !

Courage les petits écoliers, je pense à vous !

 

Une autre forme de TAG

Angoisse, quand tu me tiens...

Non, je n’ai pas été taguée. Aujourd’hui c’est d’une autre forme de TAG, moins fun, dont je souhaitais parler… Le Trouble Anxieux Généralisé (T.A.G.).

Qu’est-ce que c’est ? L’anxiété c’est cette appréhension, cette peur, ce malaise, face à une situation imprévue. Elle devient  Trouble Anxieux Généralisé lorsqu’elle ne quitte plus celui qui en est atteint et s’active alors sans raison, à n’importe quel moment.

Rien à voir avec le stress, non. Le stress a du bon, lui. Il active nos défenses face à un danger immédiat. Une fois le danger passé, le stress s’éloigne aussi. Pas l’angoisse. Elle reste tapie, toujours là.

L’anxiété paralyse, empêche toute forme d’action. Aucun imprévu possible. Envolée l’estime de soi. Car il est difficile de s’aimer lorsqu’on n’arrive plus à faire de simples choses uniquement par peur de les accomplir, par peur des éventuelles conséquences. On pense alors à tout ce qui pourrait arriver, le conditionnel est notre ami, avant d’entreprendre quoi que ce soit. La plus infime décision fera l’objet de longues heures de tergiversations… Pour finalement ne rien faire. Laisser passer plein de belles occasions est l’apanage de l’anxieux.  Et à force de voir sa vie passer sans rien faire, par peur de ce qui pourrait se passer, la dépression pointe le bout de son nez. Elle est sympa cette dépression qui ne vous force plus à rien. Ni même à vous lever de votre lit. Elle est enveloppante, sécurisante, plus de décision à prendre, on se laisser engloutir peu à peu.

Quant aux rencontres avec les autres, elles sont difficiles voire impossibles. L’angoisse coupe des autres, éloigne les êtres aimés. Car il leur est parfois difficile de réagir à une maladie invisible. Pas de séquelle physique visible à soigner, pas de pansement à appliquer, ici tout se passe  dans le secret des pensées. Personne ne peut y pénétrer.  Difficile de comprendre pourquoi sortir peut être une épreuve à la limite de la souffrance physique. Un dîner, c’est rien… Difficile de vivre en permanence avec les peurs d’un autre. Difficile de supporter un besoin constant d’être rassuré sur tout, sur rien.

Il n’existe malheureusement pas de médicament miracle. Si ce n’est les anxiolytiques qui endorment pour éloigner les peurs le temps d’un court répit. Non, la seule façon d’aller mieux c’est de changer sa façon de penser. Et c’est difficile. Imaginez que 2 et 2 ne font plus 4 maintenant mais 6. Imaginez qu’un chat ne s’appelle plus un chat mais un chien. C’est toutes vos croyances qu’il vous faut bousculer. C’est un contrôle permanent sur ses pensées qu’il  faut exercer, jusqu’à ce que ça devienne naturel… un jour.

Ce travail sur mon trouble anxieux généralisé je l’ai commencé il y a deux ans maintenant. J’ai ouvert ce blog, j’ai quitté un travail sécurisant mais non satisfaisant, j’ai réorienté ma carrière pour faire ce que j’aime, j’ai coupé les ponts avec les gens nocifs, bref, je me suis réveillée.

Le chemin est encore long cependant, car l’anxiété est mon épée de Damoclès. Elle me suit partout, tout le temps. Je suis encore dans l’effort quotidien pour la contrôler, sans jamais totalement lui échapper.

Nouveau boulot, première journée, maxi angoisses à gérer !

Illustration de Pénélope Bagieu (www.penelope-jolicoeur.com)

Je déteste la rentrée ! Boule au ventre, panique, film catastrophe branché dans ma tête… Bref, la rentrée c’est de la pure anxiété ! Alors cessons de mentir aux gosses en leur disant : tout va bien se passer, tu vas te faire plein de nouveaux copains…. Ca va être la jungle, oui !

Et pourtant, demain, je vais de nouveau devoir affronter cette peur de la rentrée. Demain c’est ma première journée dans mon nouveau boulot.

Et comment s’occuper la tête la veille de sa rentrée ?

13h00 : Déjeuner avec une amie pour tenter de cultiver son calme. Leçon donnée par cette amie : La première journée, on se fait tous chier, fais toi une raison….

Merci ! Grâce à toi, je sens que tout va bien se passer !

14h30 : Shopping beauté pour tenter de trouver une solution camouflage à ce gros bouton qui a décidé de dire bonjour à mes nouveaux collègues.

15h30 : French manucure maison grâce aux nail patch Sephora.

16h00 : Pleurs devant le résultat…

16h10 : Je me fais une raison : je n’aurais pas de manucure parfaite pour mon premier jour.

16h20 : Transvasement de tous mes grigris dans le sac qui va m’accompagner demain…

16h30 : Dernier goûter de ma vie de chômeuse car impossible de dévorer un pain au chocolat aux amandes fourré à la pistache sans en mettre partout sur son bureau…

 

Fourré à la pistache...Une tuerie ce truc!

17h00 : Enfilage du pantalon choisi pour le lendemain. Propre il est légèrement serré (à moins que ça ne soit dû au petit goûter…), quelques étirements sont nécessaires….

17h20 : Repassage de la tenue… Ai-je bien fait de choisir cette chemise ? Puis-je me rhabiller de la même façon que pour l’entretien ? Quel soutif avec ça ?

18h00 : Douche, shampooing, éradication des poils indésirables (non, je n’ai pas trouvé un job de strip teaseuse…) , brushing, sélection make-up du lendemain.

(Je vous laisse imaginer le temps de préparation pour un premier rencard…)

19h00 : Post sur WordPress en espérant attirer la sympathie ! Et si par hasard, certains de mes nouveaux collègues lisent mon blog : oui, je suis une chic fille, oui, je suis ultra sympa, oui, je suis tordante et s’il vous plait, s’il vous plait, ne me laissez pas déjeuner toute seule !!!!!

J’en profite pour remercier tous ceux qui m’ont soutenue durant cette période de recherche d’emploi. Merci de m’avoir remonté le moral, merci de m’avoir donné des pistes, merci de vos messages….

Et à tous ceux qui recherchent un job, ne baissez pas les bras !