T’en es où ?

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Cela fait longtemps que je n’ai pas parlé de mon parcours alimentaire, si chaotique ces dernières années…

En 5 ans, j’ai pris du poids, rejeté mon corps, perdu du poids, regrossi, appris à aimer mon corps, rencontré la méthode Zermati, me suis fiée à la mienne… Bref, des hauts et des bas dans mon comportement alimentaire si difficile à apaiser suite aux nombreux régimes effectués auparavant.

Alors où en suis-je désormais ? Et bien j’ai lâché la méthode Zermati. Pas complètement, car j’essaie au maximum de me fier à mes sensations lorsqu’il s’agit de manger et tente de ne pas culpabiliser au moindre « écart ». Mais à force de me triturer le cerveau pour savoir si j’avais faim, un peu, beaucoup, passionnément, j’ai développé l’angoisse de mal faire et surtout je ne pensais plus qu’à ça. C’était un peu le contraire du résultat escompté : le lâche prise alimentaire !

Je ne renie pas la méthode cependant qui a montré son efficacité sur bien des personnes. Seulement, je crois qu’il ne sert à rien de rester butée si on ne le sent pas !

Alors maintenant ?! Et bien, étant à la recherche d’un nouveau boulot depuis septembre, j’avais très peur de retomber dans mes travers et de reprendre du poids. Donc j’ai décidé de prendre les choses en mains rapidement et me suis inscrite dès la rentrée en salle de muscu.

J’ai du temps ce qui me permets d’y aller 4 fois par semaine environ 1h30/2h. J’y suis allée pour m’affiner mais c’est un vrai moment de détente et ça me permet d’avoir la pêche !

Mon coach est contre les régimes et me rappelle que rien ne vaut une alimentation équilibrée et ce fameux principe : 30% de gym pour 70% de « bonne » alimentation.

J’avais légèrement perdu de vu ce principe les premières semaines. Je me suis « légèrement » lâchée sur le sucré me disant que le sport comblerait tout ça… Que nenni !!

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Et puis il ne faut pas oublier qu’après tous les régimes effectués, mon corps est devenu plus réfractaire. Je devais donc faire des efforts sur la nourriture.

Je mange donc 4 repas par jour : Un petit-déjeuner souvent composé de barres protéinées car j’en ai trouvé de très bonnes et c’est pratique quand on a la flemme de cuisiner le matin comme moi. Sinon, je me préparer des pancakes ou de la brioche pour varier les plaisirs.

Après le sport, le temps de rentrer et de prendre ma douche, il est temps de préparer le déjeuner.

Je fais la part belle aux protéines et aux légumes. Je cuisine désormais des plats du type pot au feu qui sont rassasiants sans être trop gras. Etant addicte au sucre et sur les conseils de mon prof de sport, j’ai laissé tomber le dessert. Très difficile les premiers temps, je m’en passe désormais facilement.

Vers 16h30, je me rattrape sur le sucré avec un fruit, une mousse au chocolat faite maison avec du tofu, une barre special K, une part de gâteau… Bref, je me fais plaisir sans pour autant « déborder ». Et c’est là que c’est difficile 😉

Le soir si j’ai faim à 19h30, je mange ! Je n’attends pas sinon je grignote et je remange sans avoir faim. Je me prépare de la soupe, du jambon, des œufs,… La aussi beaucoup de protéines et de légumes et je zappe encore le dessert.

Le goûter me permet d’avoir moins faim le soir et de satisfaire mon envie de sucre donc c’est tout bénef et quand on travaille, ça évite le coup de barre de fin de journée.

Ce rythme me convient même si j’ai encore des phases d’aphagie où je pourrais engloutir 4 paquets de gâteaux sans problème. Je ne suis donc pas encore prête à avoir des gâteaux à la maison…. Ca viendra petit à petit j’espère.

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Je ne m’interdis pas de sortie et me fais plaisir avec un bon resto de temps en temps. Le lendemain, je reprends mon « rythme alimentaire ». Parfois, c’est difficile car on se laisse facilement aller à continuer dans la mauvaise direction. J’angoisse d’ailleurs un peu pour la semaine de Noël durant laquelle je vais très bien (trop) manger et me remettre sur les rails va être difficile.

Je m’aide également beaucoup de mon compte tumblr sur lequel je reblogue des idées de recettes saines, des petites phrases de motivation, etc.. Je ferai un post particulier à ce sujet.

La paix alimentaire est encore loin mais petit à petit je trouve ce qui me convient et c’est déjà pas mal !

Avec Zermati, c’est chocolat party !

Varier les plaisirs !

J’ai tellement fait de régimes ces dix dernières années que je suis formatée à l’interdit. Confiture : interdit. Chocolat : interdit. Pomme de terre : interdit.  Salade : autorisée. Poulet : autorisé. Fromage blanc 0% : autorisé (mais dégeu).

Alors, lorsque j’ai décidé de reprendre plus attentivement la méthode Zermati, mon médecin m’a conseillé plusieurs exercices que je n’avais jamais pris la peine de faire. Nous avons donc commencé par l’exercice du chocolat. A savoir, remplacer un repas par jour par une plaquette de chocolat. Se peser au premier jour et au dernier de l’expérience pour constater qu’il n’y a pas de prise de poids, voire même une perte et donc arrêter de bannir le chocolat de son alimentation. Car celui-ci, ni aucun autre aliment « interdit » dans les régimes conventionnels, ne font grossir s’ils sont mangés avec faim.

J’adooooore le chocolat !

Mais pour une grosse restriction cognitive comme la mienne, il fallait frapper fort : remplacer tous les repas de la journée par une tablette de chocolat. Super programme !

Il me fallait trouver un moment idéal pour commencer cette chocolat party. Me voilà donc un midi au ciné pour y voir le film Mince Alors ! Idéal je vous dis !

Je sors donc ma plaquette de Nestlé fondant ultime (tout un programme) de son emballage alu histoire de respecter le 3 autres nanas présentes dans la salle et pouvoir suçoter mes carrés de chocolat tranquille.

J’ai essayé de laisser fondre chaque carré doucement sur mon palais… Ce n’est pas une habitude pour moi de déguster. Je dois y réfléchir, me rappeler à l’ordre sans cesse. Je me rends compte de l’ampleur du problème….

J’avoue que ça m’a fait tout drôle de bouffer une plaquette de chocolat en matant un film sur une cure d’amaigrissement à Bride les Bains ! Mais je me suis bien marrer, je pense que c’est le principal !

Vers 17h30, prise d’un mélange de faim et d’envie (plus d’envie je pense), je me suis tapée une tablette de Crunch… Faut savoir varier les plaisirs !

Le soir, en rentrant du sport vers 21h, j’avoue que les odeurs émanant des restos et la description des pâtes de ma copine S. m’ont donné une furieuse envie d’une plâtrée de pasta ! Mais j’ai décidé de faire l’expérience jusqu’au bout (et je n’avais rien à mettre sur mes pâtes) et ai donc jeté mon dévolu sur une tablette de Lindt double lait.

Je l’ai mangée sans faim réelle celle-là et elle m’est un peu restée sur l’estomac…. Trop de chocolat, tue le chocolat !

2ème jour

J’ai commencé ma plaquette de Milka aux éclats de Daim vers 11h car pas de signaux de faim avant. Je vous déconseille ce chocolat pour la dégustation : ça fait mal au palais les petits morceaux de caramel une fois le chocolat fondu !!

Vers 17h30, gros coup de barre avec mal de tête en prime. Vite, du chocolat !!! Bon, j’avoue, j’avais carrément envie d’autre chose comme du fromage, de la viande, ou juste du pain beurré ! Du salé quoi !!

Mais je n’en suis qu’à 2 jours de cette chocolat party, ce serait dommage d’arrêter mon expérience maintenant. Je me rabats donc sur une plaquette de Crunch…

3ème jour

Le chocolat j’en ai marre ! Mais je continue l’expérience en avalant une plaquette à la première sensation de faim vers 13h.

Dans l’après-midi, impossible de manger encore du chocolat. Je me prépare des nouilles sautées façon chinoise. Je les mange avec bonheur !

Au 4ème jour je me suis pesée et j’avais perdu 1.1kilo. Mais ça ne suffit pas à me convaincre intimement que les aliments qui m’ont été si longtemps interdits peuvent être mangés sans culpabilité. Je sais que le chemin est long pour que je cesse toute référence et culpabilité face à mes anciens régimes. Je suis conditionnée…

C’est difficile de prendre conscience de ses troubles alimentaires et encore plus d’y faire face. C’est même bien plus difficile qu’un régime !

Au prochain épisode, les émotions qui nous font manger…

 

Edit : Attention ! Ce que je décris plus haut n’est en aucun cas un régime ! C’est un exercice proposé par le docteur Zermati qui permet de prendre conscience de ses restrictions cognitives et d’apprendre à écouter sa faim.

 

Line Coaching étape 1 : faire table rase du passé !

Cesser la lecture de ces bouquins tu devras...

Ces 10 dernières années j’ai testé beaucoup de régimes : hyperprotéiné, index glycémique bas, hypocalorique… Tous me demandaient de respecter des règles strictes et me faisaient ingurgiter non pas des aliments mais des soi-disant vérités alimentaires obligatoires pour maigrir.Au chocolat au lait, tu préfèreras le chocolat noir,

Aux aliments raffinés, tu préfèreras les aliments complets,

Aux protéines et féculents, des légumes toujours tu ajouteras,

Aucun repas tu ne sauteras,

La viande rouge par du poisson tu remplaceras…..

Du fromage blanc 0% pour te caler tu ingurgiteras,

Bref, en 10 ans, toutes ces règles se sont mélangées, se sont imprimées et je ne peux plus manger sans y penser. Dur alors de ne pas culpabiliser lorsque je mange du chocolat au lait car non, le chocolat noir je n’aime pas ça, que je mange uniquement des pâtes sans aucun légume, que je grignote une baguette et délaisse le pain complet, etc…

J’en ai marre, je suis fatiguée de devoir me poser tout plein de questions lorsque je fais les courses, marre de culpabiliser lorsque je mange le moindre truc non « conforme » aux règles lues dans les livres, les magazines ou apprises chez le nutritionniste. J’ai juste envie de manger en paix. Sans prise de tête inutile pour quelque chose de finalement très naturel : me nourrir.

C’est aussi pour ça que j’ai choisi la méthode Zermati : pas d’association d’aliments à respecter, pas de pesée des aliments, pas d’interdits, pas de culpabilité. On repart à quelque chose de simple (ou du moins qui devrait être simple) : écouter son corps.

Envie d'un muffin ?

Mais c’est un long chemin que d’abandonner des contraintes qui vous suivent depuis si longtemps, de vous persuader que non, vous n’allez pas grossir si vous mangez en ayant faim, même du chocolat. Lorsque j’arriverai à manger sans elles dans mon assiette, j’aurais gagné un sacré combat.