La faim, toujours la faim

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Ce blog ne va pas devenir une ode à Zermati mais je pense qu’en écrivant régulièrement sur mes non progrès, j’y vois un peu plus clair sur mes blocages et autres…

Je reviens donc une nouvelle fois vous parler de la faim. Car oui, j’en suis encore à tenter de respecter ma faim et moi qui pensais passer déjà à l’étape satiété, je dois me rendre à l’évidence, ça va me prendre plus de temps que prévu.

Il faut donc que je relâche la pression sur mon timing qui me permettrait de voir déjà des résultats…

Je sais que cette méthode demande du temps et qu’une douzaine d’années de régime et de restriction cognitive ne s’envolent pas si facilement.

Alors où ça bloque ? Déjà, il est très dur pour moi de ne pas manger. Et je me rends bien compte que je pourrais facilement tenir toute la journée en me passant de mon petit-dej et en mangeant quelques cuillerées le midi et le soir. Moi qui adore bouffer, c’est une dure réalité que de me séparer de cette quantité astronomique de nourriture que j’avalais.

Où ça fonctionne ? Je me passe très bien du petit-déjeuner (enfin, la semaine car le week-end…). J’avale un jus de fruits, mon café et je pars bosser sans que cela me demande un suprême effort.

Je suis occupée donc cela est facile. Le soir et les week-ends de fainéantise, par contre, sont difficilement gérables. Je sais bien que je n’ai pas faim. Je le sais. Je me le dis. Je sais quelles en sont les conséquences (devoir attendre avant de remanger à nouveau) mais c’est plus fort que moi.

La nourriture gagne presque à chaque fois. Evidemment, je me félicite lorsque c’est moi qui gagne et qui défie la bouffe. Mais elle est plus forte que moi à bien des occasions.

Elle gagne lorsque je suis oisive, que je n’ai pas de projets précis pour le week-end, lorsque je ne suis pas occupée…

Je n’arrive pas vraiment à ressentir les émotions qui me font me jeter sur la nourriture. L’ennui je suppose. L’anxiété de ne pas arriver à me contrôler également.

Il va donc falloir que je trouve des dérivatifs et surtout que je sois un peu plus ferme avec moi-même.

J’ai déjà vaincu une bonne part de mes angoisses, pourquoi n’y arriverais-je pas avec le bouffe !

Je ressens aussi de la colère contre moi-même lors de ces laisser-aller.

Je sais bien que ni mon médecin ni Zermati ne me culpabiliserait de ne pas y arriver à chaque fois et que l’auto-flagellation n’est pas au programme mais merde, je peux le faire !!!!

Ce qui m’avait fait arrêter le programme Line Coaching était la quantité de carnets alimentaires à remplir. Cependant, je pense que de noter, non pas ce que je mange comme j’en avais l’habitude, mais dans quelles conditions je mange est un bon exercice.

Un bon exercice qui m’obligera à noter avant le repas mes sensations.

Il faut que sois un peu plus stricte et que je m’y tienne, en particulier avant d’engloutir toute nourriture.

Je vous joins le Tableau si cela intéresse certaines (il est tiré du livre Maigrir sans régime de Zermati).

Expérimenter la faim

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Je retente donc une nouvelle fois la méthode Zermati pour faire enfin la paix avec la bouffe et accessoirement perdre quelques kilos.

J’ai abandonné l’idée de vouloir mincir vite. Les régimes ne donnent plus rien, je me sens pas trop mal dans mon corps, je plais comme ça… Autant de raisons qui m’ont fait accepter mon poids. Je crois que depuis que j’ai mis ça au clair, je suis plus à même de suivre la méthode Zermati qui se pratique sur du long terme…

Tant pis pour les jolies robes que j’aurais aimé ressortir cet été, si je ne suis plus constamment en guerre avec mon assiette, ce sera déjà un énorme progrès !

Mais qui dit méthode Zermati, dit exercices et patience. Je me suis donc décidée de suivre la méthode à mon rythme, exercice par exercice. Lorsqu’un point sera assimilé, je me concentrerai sur un autre et ainsi de suite.

Premier exercice !

Il y a donc quelques temps je m’étais plus ou moins remise à la diète et je me suis aperçue que même en mangeant équilibré je ne perdais pas de poids. Au lieu de m’énerver contre mes 2 balances (qui n’indiquent jamais le même poids), je me suis reposée la question de la faim…

Certes, je mangeais équilibré (et je notais tout ce que je mangeais), mais je mangeais surtout sans avoir faim… A bien y réfléchir, je crois que 2 bouchées de mon plat de midi auraient pu largement me suffir. Aujourd’hui, je me tape tout le plat sans y penser. Plus jeune, je ne finissais jamais mon assiette au resto, aujourd’hui c’est rare si je laisse quelques miettes ! Ma perception de mes sensations n’est qu’un vague souvenir …

Mes petites expériences Zermatiennes n’étant pas si loin, je décidai de m’attaquer au vif du problème : le respect de ma faim.

Mon médecin qui m’avait connaitre la méthode, m’a alors demandé de supprimer le petit-déjeuner, de ne boire qu’une soupe le midi et de faire un repas « libre » le soir.

Je me suis aperçue très vite que je n’avais pas faim le matin. Mon petit-déjeuner était ancré dans ma routine et je ne me posais pas la question (et puis j’adore le petit-déjeuner moi !). Un jus d’orange et un café me suffisaient pour attendre le déjeuner. La soupe me calait bien jusqu’au diner.

C’est surtout le second jour que j’ai pu expérimenter la « vraie » faim avec gargouillis et mal de tête. Et je me suis rendue compte qu’il était bien plus agréable de manger en ayant faim.

C’est sympa d’expérimenter la faim mais du coup je passe mon temps à me demander ce que je vais manger le soir, vu que c’est « open bar » ! (Je reparlerai bientôt de ce fameux repas du soir qui fera l’objet de mon second exercice.)

J’ai envie de sucré (comme c’est souvent le cas), c’est gâteau maison ! J’ai envie de crêpes que je ne mange jamais chez moi d’habitude, je fais péter le nutella !

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J’entame ma seconde semaine de « Faim ». Certains jours la faim est plus prononcée, d’autres, je sens bien que j’aurais pu attendre pour manger. Les envies de manger se confondent souvent avec la faim. Quoi de plus réconfortant quand on a le cafard qu’une tablette de chocolat (c’est quand même vachement plus sympa que sortir prendre l’air sous la pluie !).

Ce n’est pas encore parfait du coup je persévère encore sans me mettre la pression. Tant pis si ce week-end j’ai mangé sans avoir faim. J’ai recommencé dès le lendemain.

Pour celles qui ont des « astuces » Zermatiennes concernant la faim, je prends !!!

Repartir (encore) à zéro

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4 années de blog et 4 années de désordre alimentaire. Je crois que c’est encore pire depuis que j’ai décidé de modifier mon comportement vis-à-vis de la bouffe.

Je ne mange jamais sereinement. Je ne suis jamais en paix avec la nourriture. Quoique je mange, ça suppose forcément, questionnement, culpabilité, joie, détresse, peur, Ca ne peut jamais être simple. On se met à table, on mange, on ne se focalise pas sur le contenu de son assiette. On mange. C’est tout.

Je ne sais pas faire ça. Je me bats perpétuellement avec la bouffe.

Plus de régime, je me fais plaisir, prise de poids, perte de poids, acceptation, renonciation,… Ma vie alimentaire et donc ma vie tout court est en dents de scie depuis 4 ans.

J’aurais aimé vous faire quelques articles sur la méthode Zemati et vous dire que ça fonctionne super bien. Adieu les compulsions alimentaires, adieu la culpabilité. Mais non. Parfois ça fonctionne. 1 semaine, 10 jours, 2 mois et puis je n’en peux plus d’attendre d’y arriver. Je me remets en mode diète pour dire adieu aux kilos. Encore 1 mois, puis 2. La fatigue, les angoisses. Je rechute dans mes travers alimentaires, dans ces crises d’hyperphagie durant lesquelles je dévore. Le lendemain je ne mange rien. Je tente d’oublier. Je sors ma balance. Puis, la seconde. Je range la première, déplace l’autre pour finalement les enfouir sous mon lit pour ne plus y penser.

Alors qu’est-ce qui change cette fois ? Pourquoi recommencer à espérer ? Qu’est-ce qui va faire que je vais enfin faire amie-amie avec la bouffe ? Rien. Je n’ai aucune certitude. C’est juste un essai, encore un autre. Je crois que tant que je n’arriverais pas à ne plus penser à la nourriture et tout ce que ça induit, je recommencerai. Si d’autres y sont arrivés, je peux bien le faire.  Pourquoi moi je n’y arriverai pas ?

Me voilà donc à tenter de ressentir la faim à nouveau. De nouveaux exercices, de nouvelles questions, de nouvelles incertitudes. De nouveaux échecs ? Une seule obsession : m’asseoir en paix devant mon assiette.

Les bons mots de la semaine

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Voici une phrase qui, je l’espère, va résumer mes semaines à venir. Un peu trop de laisser aller ces derniers temps et voilà 2 / 3 kilos qui sont revenus… Il faut dire, ils se sentent si bien avec moi…

Finalement que le soleil ne pointe pas le bout de son nez a tendance à m’arranger. Mes cuissots peuvent rester au chaud sous un legging !

Manger moins de cochonneries, me secouer un peu et être plus à l’écoute de ma faim, cela devrait m’aider pour me sentir mieux !

Bon courage à toutes celles qui prennent la même bonne résolution cette semaine !

Conseils pour calmer une période d’hyperphagie

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Je n’avais pas fait de crise d’hyperphagie depuis un bon moment mais les soucis m’ont rattrapé et avec eux un besoin de compenser en mangeant…

Dur de se raisonner lors de ces crises mais j’essaye tout de même de limiter les dégâts et de ne pas reprendre tous les kilos perdus durant cette période un peu difficile…

Voici donc quelques petits trucs que j’essaye d’appliquer tant bien que mal.

Identifier les raisons de ces crises

La première des choses à faire est de savoir pourquoi on est touchées par ces crises.  Raisons perso, pro, poser des mots sur ses soucis, même si ça ne les résout pas, c’est un premier pas pour calmer ses crises.

Ca peut aussi aider de noter ce qu’on mange, quand, et comment on se sent à ces moments là. Ca permet parfois d’identifier les émotions qui nous traversent et sur lesquelles on n’arrive pas toujours à mettre des mots sur l’instant. C’est d’ailleurs une des méthodes du Dr Zemati.

Pas de changement alimentaire radical

Je crois que ma plus grosse erreur dans le passé à été de vouloir, après chaque crise, me remettre dans une dynamique alimentaire stricte. Passer de gâteaux, pâte et frites à des légumes et des yaourts, c’est juste impossible à tenir sur la durée (voire même sur une matinée !). Le changement doit se faire progressivement. Le lundi on stoppe le gouter si l’on n’a pas faim, le mardi on troque son Twix de l’après-midi contre un yaourt un peu sympa, etc…

Manger des choses fun

Comment réintroduire des aliments sains au cours de crises alimentaires ? Il faut pouvoir trouver des aliments /recettes assez consistantes tout en étant légères. Pas facile hein ?! J’échange mes gratins de légumes contre des cakes, plus consistants mais toujours avec des légumes. Je troque également les pommes de terre contre des patates douces à l’Index Glycémique moins élevé.

Mais souvent, durant ces périodes d’hyperphagie, je n’ai pas envie de passer trop de temps en cuisine et je craque facilement pour des plats tout prêts. J’aime bien alors aller chez le traiteur chinois pour manger des rouleaux de printemps, des vapeurs ou des légumes sautés.  Ca remplit bien et c’est tout de même moins calorique qu’un kebab !

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Ne pas culpabiliser lors d’une crise.

Pas toujours évident car les crises nous poussent à manger n’importe quoi en très peu de temps (c’est la culpabilité qui nous poussent aussi à ingurgiter aussi vite).

Ok, on n’arrive pas à s’arrêter de manger. On a envie de bouffer des tas de trucs, sucrés, salés, gras, caloriques, peu importe, on a juste besoin de se remplir. Soit. Alors autant prendre du temps pour choisir des aliments qui nous font vraiment envie et pour tenter de les déguster (Zermati est encore passé par là !).

Quitte à avoir une crise de bouffe comme je les appelle, autant profiter de ce qu’on ingurgite et manger des aliments de qualité.

Penser à soi

Il est important durant ces périodes peu agréables de continuer à prendre soin de soi, à faire des choses uniquement pour soi. J’essaye de mon côté de profiter du moindre rayon de soleil, tellement bon pour me remonter le moral.

En bref, il faut s’occuper dès qu’on le peut en faisant des choses divertissantes, qui nous sortent d’un quotidien un peu morose.

Se raisonner pour retrouver petit à petit sa faim

S’il était si facile de s raisonner ça se saurait ! Mais prendre le temps de réfléchir avant d’engloutir le moindre gâteau peut vraiment être salvateur. Résister à une impulsion alimentaire c’est  se prouver qu’on arrive à être plus forte que l’hyperphagie. C’est aussi avoir une meilleure estime de soi, primordiale pour se sentir mieux en cas de gros coup de blues. Et n’oublions combien il est meilleur de manger lorsque la faim réapparait…

Bouger

Je ne suis pas allée à un cours de sport depuis une dizaine de jours. Je sens que ça joue beaucoup sur mon moral (et sur mes fesses !). Bouger, ne penser à rien d’autres qu’aux instructions données par le prof permet de me vider la tête pendant 1 heure et c’est toujours ça de pris. Prendre l’air, marcher, aller nager, à chacune de trouver l’activité qui lui convient et qui lui permettra de s’évader quelques heures par semaine.

J’espère que ces quelques petits trucs pourront aider certaines à trouver leurs propres solutions face à l’hyperphagie. D’autres astuces ? Je prends !

Ho ! Mes fesses !

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Je n’ai jamais vraiment porté attention à mes fesses même quand j’étais plus mince. Je les trouvais grosses un point c’est tout.

Mais voilà que depuis quelques jours j’y jette de plus en plus souvent un œil bienveillant… Surtout depuis que j’ai repris le sport et que je dois regarder dans cet immense miroir ma position lors du body pump. C’est lors d’un de ces moments-là à que j’ai pris conscience que j’aimais mes fesses. Moulées dans mon pantalon de sport elles m’ont paru certes dodues mais surtout fermes et rebondies.

Je dois avoir la paire de fesses la plus imposante du cours de sport. Peu m’importe. Avant ça me dérangeait et je comparais souvent mon fessier, du fond de la salle, à tous ces petits culs qui s’avançaient vers moi lors des squats. Mais finalement je suis bien contente d’avoir un cul rebondi, affirmé.

Car je trouve que c’est tout de suite plus joli qu’un fessier plat, inexistant, voire en gant de toilette comme dirait ma mère !

Les squats qui me demandent tant d’efforts ont finalement payé : j’ai le cul ferme !

Bien sûr, je n’ai pas des fesses irréprochables et cette garce de cellulite aime s’y nicher mais je peux tout de même affirmer que j’ai des fesses de bébé. Merci aux gommages et crèmes hydratantes que je ne manque pas d’appliquer quotidiennement !

Pourquoi vous parler de mes fesses ? Et bien je crois qu’apprivoiser son corps est une bonne façon de s’accepter. Et que ça commence par des petits compliments faits à soi-même. Des petits détails qu’on n’avait pas remarqués avant. Des petits atouts qu’on avait laissés de côté.  On est bien souvent trop dur avec son image, or, les gens ne nous en demandent pas tant. Relâcher un peu la pression sur nos soi-disant défauts, fait un bien fou.

Bon, j’arrête de vous parler de mon cul, jetez un œil au miroir et j’attends vos odes à la partie préférée de votre corps, à celle trop souvent négligée, à vos attributs redécouverts !

De la motivation ? En veux-tu, en voilà !

Stay motivated !
Stay motivated !

Bon, c’est bien beau de partir en vacances, de s’empiffrer de pancakes, de bagels et de M&M’s au beurre de cacahuète (mais pourquoi ça n’arrive pas jusqu’en France, pourquoi ?!) mais il serait peut-être bon se de remettre aux bonnes habitudes alimentaires !

Ma première motivation était mon voyage à NY. Maintenant, il me faut en trouver d’autres car j’ai tendance à relâcher mes bonnes résolutions et à repartir dans mes travers alimentaires… Voici donc mes petits « trucs » pour continuer sur ma lancée du bien-dans-mon-corps-bien-dans-ma-tête !

-Les fringues ! Pouvoir à nouveau faire les boutiques avec des copines et sortir de la cabine devant elles… Car autant j’aime faire les boutiques seule autant parfois c’est tout de même sympa de faire un peu de shopping entre nanas ! Ces derniers temps, il faut bien avouer que je les suivais péniblement dans les boutiques en sachant pertinemment que je ne trouverais pas ma taille. Et c’est sans compter les 4 boites de fringues trop petites qui attendent sagement sous mon lit ainsi que tout un tas d’ensembles de lingerie que je souhaiterais remettre….

Tara Lynn pour La Redoute
Tara Lynn pour La Redoute

– Je radote mais je  vais encore vous parler de Pinterest… Parfois je tombe sur des photos avant-après régime. Je ne me pose pas la question de savoir quelle diète ces jeunes femmes ont effectué (je pense que pour la plupart il s’agit de régime féroce…). J’épingle juste quelques photos pour me « rebooster » même si la plupart des jeunes femmes dont déjà bien minces avant « régime »…

Photo Pinterest
Photo Pinterest

– Une autre motivation : les recettes ! Je passe pas mal de temps à rechercher des recettes de « régime » appétissantes… J’avoue, parfois c’est difficile ! J’en ai testé des recettes pour un résultat pas toujours génial ! Mais j’ai maintenant  une petite liste qui m’aide bien à varier mes menus et donc à tenir sans démoraliser ! Je peux donc continuer à cuisiner et à manger de bons petits plats…

Petits flans de courgettes
Petits flans de courgettes

– En avril, je vais me remettre au sport et je sais qu’avec quelques kilos en moins, je suivrai les cours plus facilement !  Je vais enfin pouvoir porter mon joggi-jogg acheté chez Aeropostale à NY !

Aeropostale
Aeropostale

Bien sûr, je n’oublie pas mes premières motivations : me sentir mieux physiquement, pouvoir courir après mon bus sans suffoquer et écouter réellement mon corps !

Et vous, quelles sont vos astuces-motivation ?!

S’accepter, serait-ce la clé ?

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Suite aux différentes réactions reçues à mes derniers posts sur le poids et à la lecture de blogs traitant également de kilos, j’ai eu très envie de (ré)écrire sur l’acceptation de soi.

Avoir envie d’être plus mince ça nous est toutes arrivé et bien souvent, lorsqu’on souhaite mincir, on se jette à corps perdu dans un régime, n’importe lequel pourvu qu’on perde du poids et bien souvent on ne le fait pas pour les « bonnes » raisons.

Pas facile de s’y retrouver et de se sentir bien dans son corps. Car nous devons désormais « supporter » une double pression : la minceur à tout prix via les médias et la défense de la cause ronde qui émerge doucement. Vouloir maigrir ça a été d’ailleurs un peu trahir la seconde pour moi…

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Or, nous avons toutes le droit d’aspirer à se sentir mieux dans notre corps. J’en profite pour rappeler que ce n’est pas parce qu’on est grosse que l’on doit dénigrer les minces et inversement. Cessons la guerre rondes/minces et pensons à nous sentir bien d’abord.

Oui, il faut mincir avant tout pour soi. Certaines n’ont pas du tout envie de mincir, sont bien dans leur corps, épanouies. Pourquoi devraient-elles suivre des diktats qui ne leur correspondent pas ? D’autres n’arrivent pas à s’accepter. D’autres sont mal physiquement à cause de leur surpoids. Ce que je tente d’expliquer est que chacune est unique et que l’on doit prendre ses décisions pour soi avant tout.

Que vous ayez décidé de garder vos rondeurs ou de mincir, par pitié, faites-le pour vous. Et c’est là que ça se complique. Médias, familles, amis, boulot… On est tous les jours confrontées au regard des autres et à ces fameuses discussions (surtout à l’heure de déjeuner vous remarquerez) sur le poids…

Alors voici quelques petits conseils qui pourront j’espère vous aider à faire la paix avec vous-même avant de vouloir modifier votre apparence.

-S’entourer d’amis bienveillants. J’ai la grande chance d’avoir des amies qui m’ont toujours soutenue. Qui me trouvent jolie et me le disent (merci ma K.) que je sois mince ou grosse !

– Apprendre à se fringuer. Lorsque j’ai recommencé à bosser avec tous ces kilos en trop j’ai du abandonner mes tenues confortables de canapé-tv-recherche-boulot pour affronter la vie pro ! Même si je suivais déjà des blogs modes rondes avant, là j’ai vraiment pris en compte leurs conseils et me suis fournie en fringues pour me mettre en valeur.

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-Prendre soin de son corps… même plus rond ! Apprendre à se maquiller, changer de coiffure, parfois ce sont des petits détails qui nous font nous sentir tout de suite mieux…. Il faut se faire plaisir, se chouchouter, renouer avec un corps que l’on a parfois trop oublié… En priorité pour soi.

-Les plans sur la comète c’est maintenant. N’attendez pas d’avoir changé pour réaliser ce qui vous fait envie. N’attendez pas de perdre 10 kilos pour vous autoriser à faire de nouvelles rencontres. N’attendez pas de rentrer dans certaines fringues pour aller danser. Bref, vivez le moment présent car les regrets sont plus douloureux que les kilos.

Cela prend du temps de s’accepter. Et lorsqu’on a envie de mincir, que l’on ne se supporte plus, on est toujours devant « l’urgence ». Vite, il faut que je maigrisse, vite un régime, vite, vite, vite !

Or, l’acceptation est parfois longue comme en témoigne ce post que j’avais rédigé le 30 mars 2011.

Depuis, je me suis acceptée. J’ai pris confiance en moi avec mes kilos en trop, j’ai su que je plaisais aux hommes, j’ai su que je n’étais pas inintéressante pour autant.

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Il y a eu aussi beaucoup de changements positifs dans ma vie qui m’ont aidée à me sentir bien. Car entamer une rééducation alimentaire lorsqu’on croule sous les problèmes, que l’on est angoissée, mal, ce n’est sans doute pas l’idéal. On rentre vite dans la spirale régime-abandon-culpabilité-mauvaise-estime-de-soi.

Bref, il m’en aura fallu du temps et j’aurais peut-être du commencer par m’accepter, par me trouver jolie avant de vouloir maigrir à tout prix. J’ai d’ailleurs bien pris conscience que tous mes problèmes ne s’envoleront pas avec mes kilos. Ce n’est pas miraculeux de perdre du poids. Ca ne résout pas tout.

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Maintenant ? Oui, je maigris. Mais si je regrossis et bien je sais que je serais tout de même aimée, bien sapée et heureuse ! J’ai aussi appris à ne plus me mettre la pression comme lors de mes précédents régimes. Je n’ai pas de but pondéral, mais je mentirais si je disais que je ne suis pas contente de perdre du poids. Oui je me sens mieux même si je ne vois pas tellement de différence. Oui j’ai envie de remettre certaines fringues. Mais plus à n’importe quel prix.

Je ne dis pas que l’acceptation est la « solution » miracle et qu’elle convient à toutes mais il était important pour moi d’en parler.

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