De la difficulté de s’habiller pour un entretien d’embauche… quand il fait chaud !

Ça arrive même aux meilleures !!! @Google images

S’habiller pour un entretien n’est jamais chose facile mais quand il commence à faire chaud ça devient carrément mission impossible !

En hiver, pas de problème. Un manteau noir, un pantalon, des chaussures fermées, on s’en sort avec un ensemble pas trop compliqué.  Vous optez pour la jupe ? Encore mieux, le collant galbant  vous fera perdre 2/3 kilos sans être obligée de retenir votre respiration durant tout l’entretien.

Mais lorsque la température monte (dans l’air pas entre vous et votre recruteur) l’opération « s’habiller pour être recrutée » (ce qui est accessoirement le but ultime de l’entretien) devient nettement plus ardue.

Plus question de manteau au risque d’arriver rougeaude et haletante à votre rendez-vous. Mais sans veste vous avez l’air trop décontractée.

Les couleurs claires ? Ah oui c’est sympa l’été mais moins sympa si vous levez les bras et que votre déo n’est pas ultra performant (et ne tenter pas de vérifier discrètement, vous ne passerez pas inaperçue) Alors, à moins de rester les bras collés le  long du corps durant tout l’entretien, vaut mieux éviter les couleurs pastel de cet été.

Et finies les bottes qui allaient si bien avec votre jupe (et votre collant galbant) et qui cachaient si bien vos gros mollets. Cependant, impossible de les troquer contre des sandales au risque d’attirer l’attention sur vos pieds (que nous vous n’avez pas eu le temps de soigner à la sortie de l’hiver).

Sans parler du maquillage qui commence sérieusement à faire la tronche après une heure de trajet, coincée dans le métro surchauffé. Ne comptez pas sur une petite retouche : sous les néons blafards du métro, vous risqueriez de faire demi-tour en faisant face au miroir.

Et puis les cheveux longs, qu’est-ce que ça tient chaud…  Obligée de les attacher donc et de ressembler à une vieille instit à la retraite. (C’est bien la peine de les laisse pousser si on ne peut même pas jouer avec façon pub pour tenter d’hypnotiser son interlocuteur….).

Résultat : vous arrivez à votre entretien moite, décoiffée, rouge, assoiffée.

Je ne préfère même pas penser aux journées chaudes et pluvieuses… Là, je crois qu’il vaut mieux tout annuler sous peine de ressembler à une serpillère mal essorée.

Oui, la vie de candidate en été c’est compliquée (mais on est quand même bien contente de les passer ces entretiens, moite ou pas moite !).

Gérer la déception…

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Lundi je devais commencer un nouveau boulot, un super boulot… Mais le sort en a décidé autrement. Une sombre histoire de budget et me voilà de nouveau à la recherche d’un emploi… Manque de professionnalisme de la part de la boite, manque de maturité et d’expérience des dirigeants, peu importe, le résultat est le même : je me retrouve triste, en colère et surtout déçue. Un peu comme après une rupture amoureuse. On se projette, on fait quelques plans sur la comète et tout s’effondre.

Alors comment rebondir après une telle déception ? Comme dirait ma copine Bridget j’ai deux choix :

Dans des moments pareils, poursuivre sa vie semble impossible et engloutir tout le contenu de son frigo semble inévitable. J’ai deux solutions : renoncer et accepter ma condition de vieille fille (sans emploi) à perpétuité pour finir dévorée par des bergers allemands ou non. Et cette fois je décide que non.

Je n’ai pas envie de me laisser abattre même si ce serait si facile. Non, il faut encore que je lutte pour le trouver finalement ce job tant rêvé, pour me prouver que je peux le faire. Malheureusement je n’ai pas toute la vie devant moi car la question matérielle me revient vite à la figure. Je suis perdue mais pas encore prête à lâcher le morceau.

Sur ce, je file me prendre une cuite à la vodka en écoutant Chaka Khan…

 

 

Au chômage

Allez, on va se remettre à chercher...

Lorsque j’ai quitté mon boulot de chef de projet marketing fin 2010, je n’ai pas vraiment pensé au chômage. Je n’avais jusqu’alors jamais connu de période sans emploi et je pensais qu’il en serait de même lors des années à venir. Seulement, c’était sans compter ma reconversion professionnelle. Aurais-je eu envie de rester dans le même secteur, j’aurais sans doute retrouvé du travail plus facilement. Mais non, j’ai voulu faire un boulot qui me plaisait enfin. Un beau rêve…

Me voici donc inactive pour la première fois de ma vie. Les premières semaines je croisais des costards cravates en terrasse entre midi et deux et me disais que ce n’était vraiment pas ma place d’être « dehors ».

Je rentrais vite chez moi pour me remettre à la réécriture de mon CV. Je tâtonnais sur les sites d’emploi spécialisés dans la rédaction, je validais mes comptes sur les sites généralistes.

Au bout de quelques temps la culpabilité m’a envahi.  Je ne me sentais plus à ma place, chez moi, dans mon canapé tandis que les autres se levaient pour aller bosser. Alors j’ai tenté de garder le rythme : lever tôt, planning de recherche d’emploi, pauses syndicales, au lit  pas trop tard.

J’ai dégoté  un CDD par ci, une mission par-là, je me suis même lancée en tant que freelance pour ne pas rester sans rien faire.

Mais force est de constater que même si je galère, que si je vis mal cette situation, certains penseront toujours que je suis une assistée, que je ne souhaite pas réellement travailler.

Soit. Mais le fait est qu’il y a moins de travail, moins d’annonces auxquelles postuler, moins de contacts, bref je n’y croyais pas mais c’est vraiment la crise…

Et puis il y a les autres, ceux qui vous disent « Profite ». Mais profite de quoi au juste ? De la moitié de mon ancien salaire qui déjà ne le suffisait pas ?!!!  Profite de tes kilos en trop amassés à cause de ces journées passées devant le PC à grignoter tout ce qui passe sous ton nez pour tenter de calmer ennui et anxiété ?

J’ai aussi rencontré d’autres chômeurs dans mon entourage, on pouvait même former un club, mais c’est loin de me remonter le moral… ce serait même plutôt l’inverse !

Et puis les jours et les semaines passent… toujours plus angoissantes.

Mais je continue d’y croire. Alors en attendant de trouver le job de mes rêves, je ne baisse pas les bras, je regarde partout, je scrute internet, je discute, j’essaye de trouver de nouvelles idées, je postule à d’autres postes, …

Courage à tous les chercheurs d’emploi : le chômage c’est tabou, on en viendra tous à bout !!!

 

Une question d’orientation

L'orientation, le parcours du combattant !

Me voilà donc entrain de parcourir les nombreuses offres d’emploi et là me vient une idée de post (oui, ça me vient comme ça !). Un post pour parler boulot certes mais surtout pour échanger sur l’accès au travail, sur la réorientation, les périodes de chômage, les remises en question … ! Parce que toute  cette histoire commence à la sortie du lycée, continue pendant nos études et nous suit toute notre vie !

Voici donc un premier post pour parler orientation…

A la sortie du lycée, j’étais complètement paumée. Alors que mes copines savaient parfaitement où s’inscrire à la rentrée, moi je n’avais aucune idée de ce que je pourrais bien faire de ma vie. A 17 ans, ça me parait normal finalement ! A l’époque j’avais déjà peur de suivre une voie et de devoir ainsi faire le même boulot pour le restant de mes jours. Je pense qu’à part les passionnés ; personne n’a envie d’être enfermé dans un poste de nos jours. Et je pense que c’est aussi une question de génération. Nos parents n’avaient pas autant de choix de carrière, se posaient sans doute moins de questions et faisaient souvent passer vie de famille avant carrière surbookée. Ils avaient un boulot, ne se souciaient pas de savoir s’il était épanouissant ou pas. De nos jours nous avons le choix parmi des dizaines de formations, parmi des dizaines de nouveaux métiers qui fleurissent chaque jour. Bref,  on a l’embarras du choix et surtout l’envie d’aimer ce qu’on fait. Plus question de boulot alimentaire, on souhaite un vrai poste qui nous rend heureux, avec de vraies responsabilités et un vrai salaire de grande personne…

Alors à 17 ans, je me suis retrouvée à devoir faire un choix et ce dès le début d’année de Terminale. Je me souviens de la procédure RAVEL sur minitel (suis-je si vieille ?!). Tout le monde parlait de la fac, pourquoi pas moi ? J’ai donc fait un premier choix en psycho et un second en histoire de l’art.

3614 RAVEL

J’avoue que j’ai pris ça un peu à la légère me disant que j’avais bien le temps… Mais le bac en poche et au moment des inscriptions, il n’y avait plus de place en histoire de l’art et je n’avais reçu aucune réponse pour la psycho. Me voilà donc inscrite en toute hâte en fac d’histoire… 2 jours plus tard je me souviens avoir reçu un courrier m’indiquant que j’étais admise en fac de psycho… J’ai bien essayé de modifier mon inscription mais pour vous renseigner dans les couloirs des facs vous n’avez que des étudiants à peine plus âgés que vous et qui ne savent pas forcément de quoi ils parlent… On m’a fait remplir mon emploi du temps comme je pouvais et me voilà au mois d’octobre, déprimée comme jamais suite à ma première rupture amoureuse (mais ça c’est une autre histoire) à devoir affronter la fac. Moi qui venais d’un petit lycée privilégié, j’ai dû me battre non seulement pour savoir où se trouvait la salle mais également pour me trouver une place dans cet amphi de 300 personnes. C’était bien la première fois que je voyais un prof devoir utiliser un micro pour se faire entendre. Des étudiants allaient et venaient, d’autres écoutaient leur musique, d’autres jouaient aux cartes. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai compris que la fac et moi nous ne serions jamais copines… J’étais perdue !

J’ai vainement tenté de continuer mais très vite j’ai abandonné. Et puis moi qui n’avais jamais réussi à retenir la date de la bataille de Marignan, l’Histoire ce n’était sans doute pas fait pour moi…

Je m’arrête là pour la première partie sur l’importance de l’orientation. Avec le recul je me demande comment, à 17/18 ans, on peut décemment choisir sa voie et s’y tenir. En ayant fait 2 pauvres stages dont un au collège comment savoir quelle voie choisir ? Comment savoir quel métier nous conviendrait ? Se connait-on suffisamment ?! A l’époque, rencontrer plus souvent des professionnels, m’immerger dans le monde du travail m’aurait sans doute aidé. Mais non. Il fallait ingurgiter une tonne de cours pour obtenir son bac, pas le temps de prendre ce temps…

J’aurais également aimé qu’on me rassure en me disant que « perdre » une année ce n’était pas si grave, que je pourrais rebondir. J’aurais sans doute été moins angoissée de ne pas avoir trouvé ma voie de suite.

J’ai eu de la chance d’avoir des parents qui ne m’ont pas mis la pression, qui m’ont fait confiance pour reprendre mes études.  Tous les jeunes n’ont pas cette chance.

La suite au prochain épisode ! En attendant, à vous la parole sur votre bonne ou mauvaise orientation !