Zermati, retour sur mon (petit) parcours

Zermati, retour sur mon (petit) parcours

Là où tout a commencer !

Suite à mes derniers billets sur la méthode Zermati, j’ai reçu des commentaires et des questions sur mon propre parcours. Je remercie d’ailleurs celles qui m’ont laissé un message que ce soit pour partager leur propre expérience ou pour m’interroger. Ça me donne encore plus envie de m’investir dans mon parcours Zermati et de le partager avec vous.

Cependant, je ne sais pas si je suis la mieux placée pour parler de Zermati mais toute expérience est bonne à prendre et si cela peut ne serait-ce qu’aider à faire connaitre la méthode, j’en serai déjà heureuse.

Ceci étant dit, sachez surtout que chaque parcours est différent et que chacun rencontre ses propres difficultés, je ne m’impose donc pas grande prêtresse de Zermati !!!

Mais je vais tâcher au travers de ce billet de vous relater mon expérience avec Zermati et peut-être répondre à quelques questions par la même occasion.

Mon médecin a commencé à me parler de la méthode en 2010 je crois. Je ne connaissais ni Zermati, ni Apfeldorfer, ni le GROS. Il m’a juste posé une question : comment fait-on pour maigrir ? J’ai répondu naïvement un truc du genre : manger moins, faire du sport, etc… J’ai été surprise lorsqu’il m’a rétorqué que ce n’était pas la bonne méthode et qu’il fallait seulement manger quand on a faim.

Je m’étais donc renseignée sur le GROS, lu le livre de Zermati et commencé à faire quelques exercices. Encore une fois j’ai voulu avancer trop vite et me suis rapidement heurtée à des difficultés. Et puis la vie s’en est mêlée. Je me suis retrouvée à la recherche d’un emploi, puis j’ai commencé un nouveau job, puis rebelote pour chercher un emploi… Bref, des situations nouvelles et pas forcément faciles à vivre. Du coup j’ai laissé de côté Zermati, mon poids, pour me concentrer sur ce qui m’importait réellement à l’époque.

Fondant aux 2 chocolats, une tuerie !

En juin 2011, j’ai eu la chance de tester le site Line Coaching. J’ai donc voulu reprendre la méthode, j’ai recommencé les exercices mais je me heurtais à la pleine conscience et à la gestion de mes émotions. J’étais comme réfractaire à l’idée de me pencher sur mes émotions qui me faisaient manger. Impossible de mettre des mots là-dessus. Mon vocabulaire se trouve totalement restreint lorsqu’il s’agit de parler d’émotions ! J’ai donc abandonné le site. Je crois que j’ai réellement besoin d’un accompagnement plus personnel. J’ai besoin de faire face à quelqu’un à qui je peux poser toutes mes questions et qui prend le temps d’y répondre.

Et puis il y a quelques semaines j’ai repris ce travail sur les émotions avec mon médecin. J’écrirai prochainement un billet à ce sujet. Le fait d’avoir réellement entamé ce travail m’a donné le déclic pour rentrer à nouveau dans la méthode.

Jean-Pihilippe Zermati & Gérard Apfeldorfer

J’ai commencé avec l’exercice du chocolat mais ça ne m’a pas profondément convaincue. Mon médecin m’a conseillé d’aborder le sujet autrement. Si je ne savais pas gérer l’autorisation, je devais m’interdire de manger tant que je n’aurais pas faim. Un bon moyen pour reconnaitre ses sensations !

La première semaine je me suis trouvée tout un tas d’excuses pour manger, pour ne pas écouter ma faim (resto avec une copine, brunch entre amis, …). Marrant de voir comment on peut ruser et louvoyer pour manger…

La deuxième semaine par contre, je me suis lancée le défi de ne manger qu’avec faim. La première journée j’ai attendu qu’il soit 19h pour manger ! Je peux vous assurer que j’ai bien ressenti ma faim ! Cette journée de « sevrage » m’a été d’une aide précieuse pour les autres jours.

Chaque jour, je lis des articles, des témoignages, des livres sur Zermati. Ça me permet de baigner dans la méthode et de découvrir des petites astuces, de l’aide.

Une des nombreuses illustrations du site Line Coaching

Ce qui est très important également c’est de prendre note de ses journées. Je ne note pas forcément ce que je mange. Mais quand je mange ! Ça me permet de m’arrêter pour réfléchir 2 minutes avant de manger : ai-je vraiment faim ou seulement envie de manger? Le travail sur les émotions m’est alors d’une grande aide, mangeant la plupart du temps pour calmer une angoisse, remplir un vide, …

Une chose également importante c’est de cuisiner. Si j’ai envie de sucré, je me cuisine un gâteau. Le temps de cuisiner un bon petit plat et parfois je n’ai plus faim ! Et puis c’est encore plus savoureux de déguster cette nouvelle recette chopée sur Hellocoton !

J’ai encore bien sur des compulsions mais moindres. Pour l’instant je mange souvent au-delà de ma faim. Ce n’est pas grave, je me concentrerai sur la satiété plus tard, j’ai compris que je ne pouvais pas tout mener de front. Je consolide déjà mon travail sur les émotions et la faim. Il ne faut pas se mettre trop de pression car c’est tout de même pour notre bien qu’on entame ce processus !

Ainsi, j’essaye de ne pas trop me projeter dans l’avenir avec des questions telles que « vais-je perdre du poids ? », «mes compulsions vont-elles cesser ? ». Un jour après l’autre ! Toute petite victoire est bonne à prendre. Me coucher en sachant que je n’ai pas mangé au-delà de ma faim et que la nourriture ne me manque pas, ne pas me relever pour finir la plaquette de chocolat, passer plus de temps devant mon assiette, sont des petites réussites que je note scrupuleusement !

Je sais qu’en 3 semaines j’ai fait plus de progrès qu’en 2 ans ! Il suffit de trouver le bon moment et d’accepter de renoncer à ce qu’on connait en matière de nutrition.

Je perds du poids doucement. Et surtout lorsque j’ai une compulsion, je ne me traumatise plus. Je sais que le lendemain j’aurai faim plus tard. C’est certes un travail à long terme mais le bénéfice est bien plus important que celui d’un simple régime. Ce n’est pas qu’une question de poids c’est surtout une réconciliation avec la nourriture.

 

Edit du 20 juin : un petit concours ici bien appréciable pour toutes celles qui souhaiteraient essayer le site Line coaching et la méthode du dr Zermati !

Publicités

17 réflexions sur “Zermati, retour sur mon (petit) parcours

  1. J’ai aussi eu beaucoup de mal avec la gestion des émotions, la respiration pleine conscience…c’est toujours compliqué et parfois douleureux de creuser un petit plus la question du pourquoi je mange une plaquette de chocolat alors que je n’ai pas faim. C’est une méthode ou il faut aller à sa vitesse, et ça j’aime bien. On n’est pas dans l’objectif poids. Personnellement, j’ai commencé linecoaching en me disant, je veux perdre 8kg et petit à petit en assimilant bien les principes de la méthode, j’ai un peu mis de côté les 8kg. Bonne continuation dans cette méthode.

    1. C’est exactement ça : douloureux ! Mais une fois ce travail sur les émotions entamé, on se sent plus libre, plus serein finalement. C’est bien de ne pas te focaliser sur ton poids mais sur la méthode. C’est plus sain de penser de cette façon je crois !

  2. merci merci merci!!! pour cet article, et pour les autres aussi ! j’ai tout lu cet après midi et …je me rends compte que l’on a enormement de points en commun et pourtant deux vies tellement différentes ( j’ai deux enfants en bas age et un travail à temps plein ….moi ce qui me fait manger c’est la surdose d’activités…je me sens débordée et pas la hauteur…) bref….. une petite question : quand tu as ENVIE d’un truc, tu attends d’avoir faim pour le manger: j’ai bien compris??????

    1. Merci à toi pour ton témoignage. C’est super de pouvoir discuter avec des personnes qui connaissent la même chose même si nous avons des parcours différents !
      Alors pour répondre à ta question, oui, j’attends d’avoir faim pour me faire plaisir. Mais ce n’est pas toujours possible. Une mauvaise nouvelle, une journée plus difficile que les autres et mes compulsions me rattrapent. Dans ces cas-là, tant pis, je mange même si je n’ai pas faim en essayant de déguster (j’ai encore du mal avec la dégustation!). Je ne me culpabilise pas. Le lendemain j’aurais sans doute faim plus tard. C’est la régulation !

  3. Je pense qu’en effet il est plus intéressant et sain sur le long terme de réapprendre à manger plutôt que de se priver pour perdre beaucoup de poids pour le reprendre après, ou se sentir constamment frustré. Bon courage à toi en tout cas, je pense que tu es sur la bonne voie!

  4. Je trouve que cette méthode est en tous cas une bonne réflexion sur les envies et les besoins en général. Ça me fait penser qu’on est dans une société où on nous incite constamment à consommer plus et à se créer des besoins inutiles (iphone, télé écran plat, et cie). Donc je trouve très bénéfique de revenir à des valeurs plus saines, juste savoir si oui ou non tu as faim, et pas si tu en as « envie ». Bravo.

  5. Bonjour!

    Alors voici mon avis sur la question:
    Perso j’ai perdu 12kg sans aucune difficulté en deux mois, parce que j’allais bien, j’allais mieux (je divorçais) et du coup n’avais plus de compulsions et réussissais à écouter mon corps.
    Depuis quelques temps je ne suis plus en harmonie… COmment dire? J’écoute mon corps, je l’interroge et puis souvent je me dis tant pis…
    Et je mange, parce que je me sens vide, seule, ou triste, ou en colère…
    j’ai fait les exercices, j’ai compris comment ça et je fonctionne.
    Mais Je suis incapable de gérer l’émotionnel… Alors je n’ai pas repris de poids, enfin j’en ai repris suite à un mois de détresse, mais l’ai perdu ensuite.
    ALors si y’a des astuces pour gérer cela, je suis preneuse…

    Merci pour tes articles, j’aime partager, échanger autour de Zermati, mais je suis un peu lassée de tous les détracteurs…. qui sous pretexte qu’on ne perd pas de poids en un temps record et qu’on se fait confiance à soi plutot qu’à un régime draconien insensé, est jugé comme infaisable…

    Bref j’ai cessé de precher pour ma paroisse comme on dit, et suis ravie de lire tes articles et les divers commentaires!

    Bises

    1. Bonjour ! Je suis aussi ravie de discuter avec d’autres zermateuses ! La question des émotions… C’est également là où j’ai le plus de mal. Comme toi je fais les exercices, je connais bien les principes de la méthodes, etc… Mais dès qu’il s’agit de prendre 2min pour mettre un nom sur mes émotions, j’en suis incapable ! J’ai repris un super boulot depuis 1 mois et je pensais vraiment que ça allait m’apaiser. Bien au contraire, une fois à la maison, je me jette sur la nourriture sans vraiment savoir pourquoi. Je n’y réfléchis même pas (ou plutôt, je n’ai pas envie d’y réfléchir). Je pense que c’est du également à de la solitude certains soirs et au flou de ma vie amoureuse !
      En tout cas, laisse les détracteurs de côté, j’ai renonce depuis longtemps à vouloir convaincre qui que ce soit et surtout à rentrer dans une discussion « régime ».
      Je prépare en ce moment un article sur les émotions et le zermatage, j’espère qu’il nous permettra d’échanger avec d’autres des astuces et des conseils pour nous aider un peu !

      Biz

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s