Nourriture = 1, Marion = 0

Nourriture = 1, Marion = 0

La bouffe aura ma peau

Ça fait bien longtemps qu’on n’avait pas parlé de bouffe sur ce blog et que je ne m’étais pas mise à pleurer sur mes bourrelets…  Une petite mise à jour s’imposait.

L’année dernière j’ai pris pfff… un milliard de kilos (au moins). Et depuis, j’entretiens une relation étrange, une relation amour-haine avec mon corps.

C’est sans doute parce que je ne me suis pas vue grossir. Lorsque vous trainez toute la journée en pyjama à taille élastiquée et chaussettes en pilou, il est moins évident de voir les kilos s’installer. Sauf qu’un jour vous avez un entretien d’embauche. Et là, vous trainez dans les rayons H&M pour tenter, en vain, de trouver une tenue correcte. Vous vous apercevez alors  que non, vous ne rentrez plus dans du 42, ni dans du 44 d’ailleurs… Vous avez basculé dans le camp des filles qui doivent débourser plus cher pour se fringuer correctement. Finies les fringues achetées 3 francs 6 sous dans les boutiques de pouffes (font pas ma taille), finies les fringues au premier prix à la redoute (et hop 5 € de plus pour la taille au-dessus), finies le petit haut acheté en coup de vent sans essayage (en fait, finis les petits hauts, tout simplement).

Et c’est dans une maudite cabine d’essayage que j’ai commencé à  détester mon corps. En fait, à me  détester. Parce qu’il n’a pas grossi tout seul ce corps. Il a grossi à grand renforts de mal bouffe, d’heures passées sous la couette, de journées canapés-séries-gâteaux.

Cette année, de nouveau au chômage, j’ai donc décidé de ne pas commettre les mêmes erreurs (ou du moins de ne pas grossir encore plus). Inscription au sport pour bouger mon corps, sorties tous les jours (ou presque) et surtout, surtout, je tente de résister à la nourriture.

Mais ce n’est pas si facile. Parce que l’appel de la bouffe, le souvenir de son doux réconfort, est toujours là.

Mange-moi et tu te sentiras moins vide c’est ce que j’entends lorsque je passe devant une boite de gâteaux / muffin / … Bizarrement, les légumes, eux, ne me parlent jamais… Allez comprendre…

Alors pour résister, je n’achète rien de ce qui me ferait plaisir. Et lorsque j’ai vraiment envie d’un gâteau, je le cuisine moi-même avec farine complète, fructose et fruits, histoire de baisser son index glycémique et d’éviter le diabète à 35 ans.

Ce qu’en dit mon corps ? Je ne sais trop rien. Son poids ? Je ne le connais pas, je ne le contrôle pas, la moindre pesée me donne une crise d’angoisse, me rend malheureuse à vouloir bouffer tout ce que je trouve jusqu’à en crever. Je commence à le re-regarder dans le miroir, nu. Je le déteste et en même temps je le remercie d’être resté ferme malgré tous ces régimes yo yo, d’être en bonne santé, d’être là.

C’est  lorsque je me prépare à sortir, que mon regard devient le plus ambivalent sur ce corps. Je me regarde dans le miroir et je n’arrive pas à me trouver grosse. Un peu en formes c’est tout. Bien habillée, maquillée, je me trouve même jolie.

Et puis je me retrouve au milieu d’autre gens et là je me sens monstrueuse. Monstrueuse dans le sens hors norme. J’ai parfois l’impression que mon corps prend tout l’espace, qu’on ne voit que lui, que les autres pensent que je suis juste affreuse, énorme.  J’éprouve encore plus un grand sentiment de solitude face à tout ça. Ne pas être comme les autres, dans la norme, devoir être confrontée à cette répulsion, seule. M’en vouloir, seule. Me faire l’énième promesse de maigrir, seule.

Je sais bien que tout n’est pas vrai, que je suis loin d’être obèse mais ma perception de mon corps est complètement déformée. Je ne sais pas combien de temps ça va durer ni même si un jour je me réconcilierai avec mon corps. Ce que je sais, c’est qu’il suffit parfois de peu de temps pour développer des troubles alimentaires mais il en faut beaucoup pour les guérir.

 

Edit : Si vous aussi vous avez envie de pleurer sur vos kilos (en trop ou pas assez), soyez les bienvenues, c’est open.

 

28 réflexions sur “Nourriture = 1, Marion = 0

  1. Moi mon problème c’est que vraiment, je ne me vois pas grossir, et un matin je me réveille et je me dis mais merde, c’est quoi ça????

    Bon j’ai décidé d’arrêter de pleurer et de me remettre sérieusement au sport; je sais que je ne ferais plus jamais un 38 et je ne le veux pas, trop d’efforts, trop vieille pour cette merde.

    Mais bon, un peu d’effort quand même… Courage ma belle, je te comprends ♥

    1. J’ai aussi dit adieu à mon 38 mais au moins revenir à une taille plus « standard », ne plus être essoufflée à chaque escalier (et à chaque maudit cours de sport!), ce serait déjà un gros soulagement. Merci pour tes encouragements !

  2. Moi j’ai pris 15kilos en quelques mois, il y a quelques années. Depuis je ne les ai plus. En gros je pesais entre 65 et 70 kilos vers 16/17 ans et fin décembre 2007, j’en pesais 83kilos. J’en ai perdu, repris, perdu, repris. Je pèse toujours environ 82kilos mais je veux les perdre. J’ai juste aucune motivation, et pas envie de ne peux plus manger. Si tu veux je suis là avec toi! Courage!

  3. Tu essais de gérer au mieux les conséquences (la nourriture qui t’attire) mais d’après moi c’est un combat sans fin si tu ne règle pas la cause. Et tu l’as la cause, puisque tu l’écris : combler le vide !
    Quel vide ? Comment le combler différemment ?
    C’est peut être difficile de comprendre ce que tu remplace par la nourriture, et ça va prendre sûrement du temps à le déterminer, mais je pense franchement que ça changerait ta vie de savoir ce qui te manque.
    Parce que lorsqu’on connait le problème, c’est plus facile de s’y attaquer, et plus dérisoire de le combler par un substitut (la nourriture).

    1. J’ai déjà bien réfléchi à ce vide et je pense qu’il s’agit avant tout d’un gros vide affectif et il y a aussi ce boulot qui ne vient pas, c’est dur. Ce ne sont malheureusement pas des choses faciles à combler. Rencontrer quelqu’un, trouver un boulot ne sont pas des objectifs faciles à atteindre même si j’essaye de mettre toutes les chances de mon côté. Leur trouver un substitut n’est pas non plus aisé… Mais je reste confiante.

  4. Le chômage, c’est compliqué. Le rapport au corps, c’est compliqué. La nourriture, ça peut être compliqué.
    Je vais passer pour une fille monomaniaque, mais moi, le truc qui me sauve, c’est le sport. Parce que cela me permet de prendre de la distance par rapport à mon corps. De le voir comme un ensemble qui fonctionne, au lieu de le scruter comme une bête curieuse à la recherche de ses défauts (en même temps, pas besoin de chercher beaucoup, ça saute aux yeux ;)).
    Comme toi, je me dis que je ne suis pas mince, mais que mon corps fonctionne, et fonctionne bien. A partir de là, tout est possible non ?;)

    1. C’est vrai que le sport me fait du bien mais parfois ça me confronte encore plus à ce corps hors norme. Je sens bien que pour certains exercices je suis plus essoufflée que les autres, que je tiens moins longtemps certaines positions.. Du coup ça me fait du bien tout en me démoralisant un peu ! Mais je m’accroche!

  5. Arf, cet éternel combat ..! Je crois que les gens qui ont un rapport sain et zen à la bouffe sont vraiment rare mais ils ont de la chance >_<

    J'imagine que tu connais déjà les conseils de base par coeur genre faire les courses après manger, ne pas acheter des choses qui te feront culpabiliser après (perso j'essaie de ne pas acheter de gâteaux etc, par contre quand j'en mange à l'extérieur j'essaie de les savourer et de ne pas culpabiliser ; sinon c'est clair que si j'achète un paquet je vais me le faire en entier et j'en aurai même pas profité :/ ), s'occuper car clairement l'ennui donne envie de manger…

    Pour se motiver à faire du sport l'idéal c'est quand même de trouver une copine avec qui y aller ! Le jogging moi je trouve que ça ne sert à rien, c'est trop violent et ça ne donne pas envie d'y retourner… je préfère la natation ou la marche rapide (bien plus agréable que le jogging et plus efficace à long terme je pense). J'aime bien les cours collectifs genre step ou aérobic aussi 🙂 Et mon chouchou c'est l'aquagym, j'en fais depuis 5 ans 🙂

    Par contre une chose que moi j'ai apprise en perdant ou reprenant du poids c'est que c'est vraiment malsain de supprimer totalment un aliment. Tu le diabolises et tu risques de développer des toc avec la bouffe après -_- Un exemple moi je sais que si je commence une boite de chocolats je vais en manger jusqu'à l'écoeurement : eh bien si je le fais une fois, pas grave, mais je mets un point d'honneur à ne pas racheter une autre boite le lendemain, et j'essaie d'équilibrer sur les repas suivants 🙂

    Bon je vais arrêter mon roman car j'imagine qu'en plus tu sais déjà tout ça… je te souhaite bon courage en tous cas !!!

    1. C’est vrai que je connais pas mal les règles de « diététique’, de nutrition et cie ! Je crois même que je pourrais me reconvertir (je pourrais donner tout un tas de conseils mais je n’arriverais pas à les suivre!!!!). J’ai commencé le sport et comme tu dis avec une copine c’est toujours plus facile. Elle m’encourage et est fière de moi lorsque je tiens durant tout le cours!
      Pour ce qui est de profiter de la nourriture, j’ai bien essayé mais je ne sais pas (encore) faire. Peut-être que lorsque j’aurais mis un peu de calme dans ma vie, ce sera plus facile pour moi. Merci pour ton message d’encouragements en tout cas !

  6. Depuis 10 jours, je suis sur Linecoaching. Je sais que tu l’as fait.
    Je crois que ça me fait du bien, de voir que je ne déborde pas de mon jean, et de ne plus penser régime ni combien je pèse, parce que j’étouffe dans cette relation là. Pour le moment pas de miracle, juste de l’apaisement, mais punaise, comme c’est bon.
    Je crois que dès que je suis née, ma copine de couffin et moi nous papotions régime. J’ai d’ailleurs un master ès régime, je tente bientôt le doctorat…..
    Courage !
    PS : par contre le sport pour moi c’est NIET, une atroce souffrance, je ne supporte plus « de me forcer » !

    1. Oui j’ai tenté line Coaching mais je pense qu’il faut être bien dans sa tête pour suivre ce programme. En ce moment j’ai loin d’avoir la pêche, alors confronter mes émotions via un site internet j’ai du mal! Mais je reste persuadée que la méthode est bonne et que lorsque j’aurais mis un peu d’ordre dans ma petite vie, j’y reviendrais assurément.
      Je suis contente que tu ressentes un apaisement avec la nourriture, je sais au combien c’est difficile d’y parvenir et surtout comme cela fait du bien ! Je t’encourage à continuer et à nous dire tes progrès !
      Merci de ton soutien en tout cas!

  7. Ben moi je te trouve très belle. Alors, je ne pense pas que mon avis change grand chose à tout ça, mais je tiens quand même à te le dire, et ce en toute honnêteté et franchise. Tu es belle, resplendissante, lumineuse, et ça, c’est plus important que tous les kilos du monde. Et le mieux dans tout ça…?? C’est que tu n’est pas grosse ! Juste belle. T’en as de la chance quand même…

  8. Je suis dans le même cas toi. Une obsédé par la bouffe. Par ce que le chocolat et les gâteaux ça réconforte mieux quand même qu’une simple pomme. Je me trouve n’importe qu’elle prétexte pour manger des sucreries ou autres, et je ne pense qu’à maigrir. C’est un calvaire.

    Suis-tu une thérapie pour essayer de savoir d’ou vient ce manque, affectif? Et d’ou viennent ses compulsions?
    ça peut t’aider à te débarrasser des troubles alimentaires, et à évacuer tout ton stress et ton trop plein d’émotions.

    En tout cas je t’envoie tout mon courage.

    1. Voilà c’est exactement ça : une obsession ! Plus tu luttes contre la bouffe, plus tu succombes. Je vois en effet quelqu’un pour mon problème d’anxiété généralisée. C’est un pro-méthode-zermati! Il ne m’impose aucun régime (enfin!!!) mais je pense que j’ai encore un sacré travail de ce côté-là!
      Merci beaucoup pour ton message.

  9. Bon allez mon premier commentaire, mais je te lis depuis quelques temps. Je comprends ta détresse, on aimerait bien s’empiffrer de kebabs et avoir la ligne tout de même. Ce qui est bon dans la bouche ne l’est pas partout, étrange non? Et le fait de se sentir responsable, de se dire qu’on a fait en sorte de devenir ainsi c’est le plus dur à vivre je crois. Moi je ne fais plus de régimes, j’essaie juste de faire la cuisine moi-même et de bouger plus. Et je n’ai pas pris de poids en arrêtant de me priver. Je n’en ai pas perdu, mais je suis contente de constater que les privations ne mènent nulle part … Allez tiens bon, tu es une vraie sportive maintenant!

  10. alors je rebondis sur ce dernier commentaire…
    Je ne suis pas ronde, pas même enrobée mais je me trouve toujours pleine de défauts… et mes cuisses, ma culotte de cheval, mon petit ventre, tout est occasion pour me lamenter…
    plusieurs solutions : acheter des actions chez Kleenex et passer ses journées à pleurer… faire des régimes et se taper une dépression ou passer pour une folle auprès des autres… où alors ne plus en faire une fixation, se laisser aller tout en se sermonnant un peu parfois sur le fait de ne pas abuser…

    J’ai bien sur tout essayé !
    j’ai opté pour la troisième solution :
    me laisser aller parfois à manger rillettes et chocolat, et me dire « ma fille, tu as mangé des rillettes, évite de prendre le bus, marche un peu, cela te fera du bien »….
    Résultat des courses : je ne grossis pas, je ne me frustre pas et j’ai même des périodes où mon plaisir est de manger hyper diététique et hyper léger….

    1. Voilà, je pense que tu as exactement le bon comportement alimentaire ! Tu as l’air de savoir te réguler seule tout en faisant plaisir et ça c’est le mieux. C’est aussi comme ça que je fonctionnais plus jeune. Et puis la spirale des régimes est passée par là. Je ne vais pas pleurer sur ce que j’ai fait, c’est du passé! C’est à moi, maintenant, de résoudre ce problème de comportement alimentaire. J’espère sincèrement revenir au même mode d’alimentation et de rapport à la nourriture que toi très vite!

  11. Bonsoir Marion,

    Je suis très en retard pour répondre ce post, parce que j’ai longtemps hésité sur le fait de commenter ou pas, et de ramener de l’eau à ton moulin…….
    Je crois te l’avoir dit, j’ai moi aussi des problèmes de poids ( mais bien plus gros que les tiens, style 40 kilos quoi!).
    Tout a commencé avec 72 kilos pour 1.67m à 18 ans. A l’époque, c’était l’horreur totale, aujourd »hui, avec du recul, je me dis que j’aurais mieux fait de les garder.
    Bref, de régime en régime, j’ai perdu à ce jour plusieurs quintaux et j’en ai repris largement plus. Résultat des courses, je pèse 40 kilos de plus qu’à 18 ans et en ayant hérité en prime de problèmes de comportement alimentaire qui n’existaient pas à la base.
    Mon ressenti par rapport à tout ça, c’est qu’effectivement , pour moi, la bouffe sert à me remplir pour combler un manque que je ne suis pas encore arrivée à clairement définir, mais qui est très probablement d’ordre affectif.
    Je dis ça, parce que chaque fois que je suis amoureuse, mes kilos fondent alors que je mange largement autant que d’habitude et que je rajoute moults apéro, sorties au resto et desserts en tous genres. Y aurait-il donc une nourriture du bonheur, dépourvue de culpabilité qui nous ferait maintenir notre poids ou même mincir et une autre nourriture du « vide » qui nous ferait gonfler à vue d’oeil.
    Ce qui est sûr à mes yeux, c’est que le malaise est plus profond qu’avoir ou non un travail, ou tous ces obstacles plus ou moins grands que la vie pose sur notre chemin. Bien sûr, ce problème supplémentaire aggrave le manque que l’on ressent déjà, mais je ne crois pas que travailler régulièrement fasse passer nos pulsions alimentaires. Je parle en connaissance de cause, puisque ce n’est que depuis 2 ans que je connais mes problèmes professionnels alors que mes problèmes de poids, je me les traîne depuis l’adolescence.
    Comme je ne crois pas non plus qu’avoir un chéri c’est la solution. Au début, nous sommes toutes transportées par un état euphorique et où on se sent invincibles. Mais même si la relation perdure et que l’amour est toujours au rendez-vous, cet étât de grâce finit par passer.
    Je pense plutôt que nous avons un problème affectif qui remonte à l’enfance, et dont nous n’arrivons pas à nous défaire et l’identifier dans un premier temps, et le résoudre dans un second, serait la clé de tout ce malaise. Alors, bien sûr il faudrait consulter quelqu’un qui nous aiderait à décortiquer tout cela, bien sûr que le chemin va être long et peut-être pas facile. Jusqu’à maintenant j’ai refusé de me lancer là-dedans. Aujourd »hui je crois que je suis prête, parce que 30 ans ont passé et finalement rien n’a changé. Alors, peut-être que très bientôt je ferai ce qu’il faut.

    1. Merci pour ton commentaire. Je me retrouve dans ce que tu dis en particulier dans le fait de ne pas avoir été satisfaite de mon corps plus jeune alors qu’il était très bien comme ça. Je suis tombée sur des photos de moi plus jeune et franchement, j’étais mince. Quelle stupide idées tous ces régimes. Cette nourriture du vide dont tu parles résonne beaucoup en moi. Tu as peut-être raison, c’est sans doute utopique de croire que trouver un boulot, avoir un mec, etc, résoudra mes problèmes. Et je pense que je dois déjà régler ce problème avant d’entreprendre autre chose ou du moins de « séparer » tout ça. Ce que jais qu’aujourd’hui ça a pris une telle ampleur ce problème de poids que mon état anxieux est réapparu et que ça me bouffe (!) vraiment. Il faut sans doute apprendre à lâcher un peu de lest, à relâcher cette pression constante sur mon poids… et le reste. L’acceptation quoi. Je te souhaite bon courage pour affronter également ce chemin. Et merci d’avoir pris le temps de me répondre !

  12. C’est pas la première fois que je me reconnais dans un de tes articles (mais c’est bien la première fois que je commente ;)). Je connais un peu ça, le fait de ne pas se voir grossir (je n’ai pas pris plus de 20 kilos en 1 an, ça a été progressif…même pas une taille de plus par an, je ne l’ai vraiment pas vu), la galère quand on se rend compte qu’on ne fait même plus du 42/44 mais du 46/48 (heureusement qu’il y a H&M!), les problèmes (non résolus) avec la bouffe, le regard double qu’on a sur soi-même…Il y a un an environ, j’ai passé la barre des 90 kilos et j’ai dit stop. Presque du jour au lendemain, j’ai revu ma manière de manger, j’ai refait du sport (de la natation et de l’aquagym, parce que je me sens tellement mieux dans l’eau!) et là, j’ai perdu presque 10 kilos. Mon regard sur moi-même s’est fait nettement plus sympathique, aussi bien chez moi qu’à l’extérieur! J’ai pu mettre des fringues une taille en dessous, je me trouvais « mieux ». Finalement, j’arrivais à les perdre, ces kilos. Aujourd’hui, j’ai repris 2 kilos, ça fait 3 mois que j’ai arrêté mon « régime ». J’alterne les périodes de prise de conscience et les périodes chips, chocolat & coca. On dirait une espèce de narcomane après une période de désintox, et au final c’est un peu ça. Je passe mes émotions sur la bouffe : une angoisse, un Kinder Country ou un équivalent et ça va mieux. Évidemment, une pomme serait mieux, évidemment je le sais. Mais si c’était si facile, ça se saurait! Je n’arrive plus à me remettre dans l’état d’esprit d’il y a quelques mois, où même quand j’avais un paquet de gâteaux sous le nez, je n’en prenais pas plus d’un, juste pour le plaisir. Maintenant, il n’y a plus de plaisir, juste du remplissage et de la colère après coup…:S

    1. Et bien moi je me retrouve dans ton commentaire à plusieurs reprises ! Heureusement qu’il y a H&M ! : c’est exactement ce que je me suis dit la semaine dernière dans leurs rayons ! Et puis sur le fait ne plus réussir à entreprendre un régime, de plus se « contrôler ». Pourtant je l’ai fait tellement de fois, j’avais une volonté d’acier mais impossible de remettre la main dessus ! Pour moi non plus, il n’y a plus de plaisir dans la nourriture seulement remplissage et grosse culpabilité… J’espère sincèrement que tu retrouveras la paix alimentaire car comme cela doit être bon de manger en toute légèreté! Et merci pour ce premier commentaire !

  13. Je suis tombé par pur hasard sur ton blog, tous d’abord Félicitation ! Je trouve que tu as un regard sur la vie vraiment propre à toi…tu sais prendre du recul.
    J’ai moi aussi eu des problèmes de poids, l’inverse de vous, anorexie…dur dur de remonter la pente, d’allez chez les psychiatres, de faire style que tous va bien, de se dire qu’on est prêt à tous pour s’en sortir et pourtant une chose inconnue fait que rien ne change…C’est super compliqué mais je crois qu’il faut commencer par se dire que chacun est différent, on réussi pas mieux sa vie parce qu’on est mince, on n’est pas plus heureuse parce qu’on n’a pas de kilos en trop…Ok les stars ont un corps parfait…mais bordel elles ont le temps, l’argent…et que ça à penser !
    Moi j’ai réussi à repartir dans le droit chemin en faisant petit a petit…pas un changement radical du jour au lendemain mais déjà lister ses problèmes et tenter de les résoudre un par un…doucement mais surement…et puis si c’est plus long c’est pas important, une vie on en a qu’une, un jour on va nous la reprendre et moi j’ai envie de me dire que j’ai bien profité…pas des j’aurais du faire ci ou ça…
    Mais c’est long car on ne peux pas effacer de son cerveau tous ce qu’on a appris, lu et écouté pendant des heures…tu es une personne a part entière, pas des kilos avant tous…et ce qui plait le plus aux hommes c’est une femme souriante, qui respire la vie…pas une nana qui fait du 34 ! Et si tu en rencontres des comme ça, dit toi qu’il y a beaucoup mieux ailleurs…
    Aujourd’hui j’avance avec le chiffre 1, juste un repas équilibré par jour, juste un gâteau, juste 1 heure de sport…je fais progressivement. Le changement radical je ne m’y tient pas…

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire. C’est vrai qu’à force de vouloir tout changer dans ma vie (nouveau boulot, perte de kilo, nouvel amour…) je me perds et finalement je n’arrive à rien. Tu as raison, il faut prendre son temps et faire les choses petit à petit. Du coup je ne me mets plus la pression pour perdre mes kilos. Bien sûr, je ne vais pas mentir, j’ai envie de maigrir mais je sais qu’actuellement j’ai d’autres difficultés à affronter et que ça se fera en temps voulu, lorsque j’aurais l’esprit plus en paix. Alors félicitations pour ton travail progressif !

  14. Moi aussi j’ai pris pas mal de poids et souvent j’ai du mal à me regarder dans une glace. Ca fait du bien de lire ton blog car c’est pas souvent qu’on peut se confier et voir que beaucoup de filles vivent les mêmes choses ou du moins similaire.

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