Line Coaching un mois après

Line Coaching un mois après

Résistera, résistera pas ?

Voici un mois que je pratique, ou tente de pratiquer, la méthode Zermati via le site line Coaching. Un premier bilan s’impose.

Commençons par le site en lui-même. Il est intuitif et bien travaillé malgré les illustrations que je trouve un peu simplistes. Il est facile de contacter un coach, formé à la méthode, ou de poser ses questions directement aux docteurs Zermati / Apfeldorfer lors des chats hebdomadaires même lorsque l’on ne peut y assister au jour dit.

Cependant, ce qui m’ennuie fortement c’est le fait de devoir valider différentes étapes pour passer à la suivante. Je m’explique : les premières semaines sont centrées sur la pleine conscience (méthode de respiration pour aider à mieux percevoir nos sensations alimentaires) et l’apprentissage de la dégustation.

Ces deux points sont la base de cette méthode car pour pouvoir manger sereinement il faut savoir reconnaitre sa faim, prendre son temps, déguster, ne plus se laisser perturber par son environnement ou ses émotions. Mais force est de constater que pour moi ça ne fonctionne pas, je n’y arrive pas. Impossible de prendre le temps de déguster quoique ce soit lorsque j’ai juste envie d’engloutir, impossible de pratiquer la pleine conscience sans faire ressortir toutes mes angoisses ; en 10 minutes, me viennent tout un tas de pensées mais aucune n’a de rapport avec ma respiration. Oui, la pleine conscience m’ennuie, m’angoisse et je n’ai pas envie de me forcer, je sais, c’est mal.

J’aurais donc préféré commencer, pour ma part, par l’analyse des émotions qui me font manger. En effet, c’est là que le bât blesse avec une technique de suivi sur internet plutôt qu’une bonne vieille consultation : les besoins individuels ne peuvent être pris en compte.

Du coup, je fais les exercices demandés sans aucune grande conviction, je culpabilise à mort de ne pas y arriver, de ne pas me faire assez violence et souhaite ardemment en finir avec ces étapes pour apprendre, enfin, à comprendre puis à gérer les émotions qui me font bâfrer, en espérant que le programme va m’y mener. Car je pense sincèrement que tant qu’on ne travaille pas sur la cause de notre dérèglement alimentaire, aucun régime, aucun anneau gastrique, aucune méthode ne pourra venir à bout de nos problèmes. Perdez vos kilos, les troubles restent.

Je vais tout de même aborder quelques points positifs, toujours personnels : j’arrive et c’est déjà pas mal me direz-vous, à ne pas prendre de petit déjeuner lorsque je n’ai pas faim. C’est-à-dire pratiquement tous les matins vu ce que j’engloutis le soir… J’arrive également à  moins manger en dehors des repas. Bon point pour moi qui ne cessais de grignoter à longueur de journée.

Plus j’avance dans le programme plus la constatation que mon corps et moi on n’est plus copains du tout se fait cruellement sentir. Je ne le reconnais plus, il ne m’appartient plus. Il me faudra sans doute plus que 3 mois de suivi sur internet pour me retrouver et comprendre ce qui cloche en profondeur dans ma relation avec la nourriture.

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22 réflexions sur “Line Coaching un mois après

  1. Ce serait intéressant que tu comprennes pourquoi tu fuis ainsi la pleine conscience. C’est peut être la clé de beaucoup de choses.

    On a toutes de bonnes raisons pour manger sans faim, les découvrir est la 1ère étape pour ne plus mettre la nourriture au centre de notre vie.
    Bon courage pour la suite.

    1. Je n’arrive pas du tout à canaliser mes pensées. Je devrais sans doute me forcer mais pour l’instant mes tentatives se soldent par des échecs. Je ne suis peut-être pas dans de bonnes dispositions pour le moment..

      Merci pour tes encouragements !

  2. J’ai lu le livre et je suis tentée par ce site (dont j’ai entendu parler cette semaine pour la 1ère fois)
    Moi ce qui me freine ce n’est pas de m’écouter et écouter ma faim c’est vraiment le truc de manger en toute tranquillité, prendre mon temps et ne pas me laisser troubler par mon environnement…ça c’est impossible pour moi (et pas parce que je ne veux pas!)
    En dehors de ma gourmandise ce qui me fait grossir c’est bien les contraintes familiales comment faire…mystère ^^

    1. Ah! Manger en toute tranquillité, sans rien faire d’autre… Dur, dur ! Surtout lorsque comme moi on mange souvent seule, profession freelance oblige. C’est là qu’on se rend compte que 20 minutes ça peut être très long ! Je n’ai toujours pas trouvé la solution. Je suis en vacances en ce moment et mange à table en compagnie de ma famille et c’est vrai que c’est nettement plus agréable mais là encore je ne suis pas hyper concentrée ! Je pense qu’il n’y a que « l’entrainement », mais bien sûr tous les repas ne peuvent être parfaits !!! Bon courage !

  3. Si j ai un petit conseil a te donner c est de ne pas chercher a canaliser tes pensees mais a les considérer simplement pour ce qu elles sont : des pensees. Essaie de te servir de ta respiration comme point d’ancrage et essaie simplement d’ être avec la nourriture que tu manges. Pour le moment rien de plus. Bon courage. Guillaume

  4. Coucou! je suis la methode zermati depuis maintenant un an et demie, mais comme toi, je n’ai jamais reussi a me mettre a la pleine conscience. Resultat en 18 mois j’ai fait des progres incroyables sur l’acceptation de mon corps, de ma personnalite, j’ai beaucoup fait evoluer mon style vestimentaire, bref plein de petites choses qui rendent ma vie mille fois plus facile. Honnetement, cette methode a ete une revolution pour moi et je me sens beaucoup plus heureuse maintenant.

    Par contre, pas de degustation = pas de perte de poids. C’est un parti pris que j’ai accepte. La pleine conscience et la meditation, j’ai horreur de ca (j’ai fait une therapie qui m’a permis de savoir pourquoi, mais pas de depasser le blocage) et j’estime que la perte de poids n’en vaut pas la peine. Voila, j’ai des limites, c’est vrai, mais ce n’est pas grave, elles font la personne que je suis et je suis donc contente de vivre avec. 🙂

    Pour moi, le plus important c’est de faire ce choix consciemment, au lieu de le subir. De vraiment me dire « je ne veux pas perdre du poids a tout prix, et pas au prix de la pleine conscience que je trouve trop eleve », et d’assumer ce choix qui est le mien, et qui est donc le bon, en tout cas ici et maintenant.

    Bon, c’est un sujet delicat, mais voila je voulais surtout te souhaiter d’etre en paix avec toi-meme, quelle que soit ta demarche.

    bises

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire qui résonne vraiment en moi. La pleine conscience et moi ça fait 2 et du coup je me sens (sentais!) coupable de ne pas y arriver. Et plus le temps passe plus je me dis que l’important et ce que j’aimerais vraiment parvenir à faire c’est de ne plus m’angoisser à cause de la bouffe. Ne plus me dire devant mon assiette « prends ton temps », « c’est gras ça fait grossir, « je devrais manger des légumes », « j’ai faim ou pas? » « je ne devrais pas manger ça ». Etre enfin en paix avec la nourriture. Pour moi je pense sincèrement que c’est plus important que de perdre du poids. Et pourtant, j’aimerais vraiment en perdre !!!
      Si j’arrivais enfin à ne plus me prendre la tête sur mon assiette, je serais li-bé-rée.
      Merci encore pour ton témoignage qui me déculpabilise et me redonne confiance !

      1. Je comprend tout a fait ce que tu veux dire! A force de vouloir suivre la methode tout pile comme il faut, ca devient une contrainte terrible, et c’est comme d’etre au regime. 😦 Franchement, on a toutes des rythmes differents. Moi j’ai eu besoin de passer par une periode « je mange quand je mange, et puis basta!! » quitte a ensuite appliquer certains principes de pleine conscience a toute petite dose, quand je m’y sens prete. Comme savourer un dessert tres lentement, alors qu’on a englouti un sandwich sans y penser avant. Ou me pardonner mes compulsions, meme si je n’ai pas fais les exos de respiration pour les empecher! Chacune son rythme! Respecter ses sensations, manger tres lentement, deguster et compagnie, c’est avant tout cense procurer un reel plaisir. Donc si ce n’est pas le cas, on lache l’affaire! L’important c’est de se respecter et d’etre guidee par notre plaisir (je pense). Donc si tu as du vrai plaisir a manger vite de grandes quantite, alors ok! profites en! un jour peut-etre tu n’auras plus envie d’avoir mal a l’estomac apres le repas et donc, toujours guidee par ton plaisir, tu mangeras un peu moins, ou plus lentement. Ou tu auras envie de faire durer un gateau au chocolat une semaine au lieu de le manger en un jour. Mais si pour le moment ca te frustres au lieu de te faire plaisir, alors basta! 😉 (bon, je ne suis pas coach certifiee, et encore une fois je n’ai pas perdu un gramme en un an et demie, hein!! ne l’oublions pas! :D)

      2. C’est vrai que là je me rends compte que ça devient une obsession et ça, c’est pas bon ! Je pense aussi que lorsque j’aurais retrouvé une activité normal (boulot à temps plein), j’aurais moins le temps de ne penser qu’à la bouffe. Ah, j’ai hâte de me sentir plus « légère » à ce niveau là (à défaut d’être plus légère sur la balance) !!!!
        En tous cas, merci pour tes conseils ça fait du bien de ne plus se sentir seule face aux difficultés de la méthode zermati !

    1. Oh oui je connais bien le forum! A chaque fois que j’y vais pour me rassurer je vois la courbe de poids et le témoignage des participantes…. Et là je me dis, mais merde c’est plus dur qu’un régime leur méthode !!!

      1. En effet, j’y suis depuis quelque temps…et je perds du poids, mais la méthode est dure car…il n’y a pas de méthode. Il faut apprendre à manger sans considérer que c’est un supplice ou une tentation démoniaque: je veux un mille-feuille à 6h du mat? très bien, j’aurai moins faim plus tard…Sauf si je pense que ce que je ressens à 7 heures c’est de la faim…
        Il n’y a aucun miracle, ni dans cette méthode ni dans une autre, ou comme dirait mon cousin plein de bon sens paysan, « y a pas besoin de tortiller du derrière pour ch…droit »…
        Ce qui m’étonne, moi, c’est ce besoin tout féminin de se prendre la tête : un homme, en deux mois de « pleine conscience » aurait déjà ouvert une école de Yoga. Une femme, des années de travail sur elle plus tard, « ne se sent pas prête, n’est pas sûre d’y arriver, etc » . La pire erreur, à mon sens, n’est pas de trop manger, c’est le perfectionnisme tout féminin qui détruit tout: amaigrissement, carrière, et le reste.

      2. Oui c’est vrai que lorsqu’on suit un régime « traditionnel », on a des règles : ne pas manger ceci, prendre cette quantité de cela, etc… Zermati est plus « permissif » et il faut savoir se faire confiance… Dur, dur !
        C’est le lot de beaucoup de femmes malheureusement de se poser trop de questions, de tergiverser, etc… C’est d’ailleurs pour cette raison que parfois j’aimerais être un homme ! Moins de prise de tête et plus d’actions !!!

  5. Bonjour. J’ai quelques expériences en commun avec vous, et je découvre votre blog en cherchant des avis sur « linecoaching ». Par contre pour information, j’ai fait une formation ciblée de pleine conscience, cela s’apprend, c’est un module de 8 semaines (intensives) à raison de 1 cours par semaine (soir) et des exercices quotidiens. Si on s’y tient on progresse forcément, et c’est très enrichissant (je précise que je n’ai pas été la plus appliquée… ). L’objectif le plus important est d’y apprendre qu’il n’y a pas d’échec, on apprend justement à manipuler un outil, sans prise de tête, et avec un bon support. C’est pragmatique et applicable dans la vraie vie … Site officiel : http://www.association-mindfulness.org/index.php – Pour trouver des contacts locaux, aller dans « Annuaire ».

  6. J’ai oublié de préciser : il y a un lien très important entre la prise de conscience et l’alimentation émotionnelle, c’est sur ce plan que la pleine conscience m’a le plus apporté : pourquoi j’ai envie de manger sucré, que s’est-il passé juste avant, comment je me sens … Prendre conscience que j’ai besoin de me réconforter me permet de éventuellement trouver un autre moyen …
    Bonne « route » à vous :o)

    1. C’est vrai que j’ai beaucoup de mal à être « dans l’instant ». Et cela m’ handicape pour beaucoup de choses. Je sais que j’ai vraiment un travail à faire là-dessus. Je vous remercie pour vos conseils et le lien. J’espère réussir à faire de vrais progrès sur cette question.

      1. oui c’est vrai que c’est difficile, ce n’est pas dans notre culture (occidentale) d’efficacité … Moi je n’ai pas vraiment tout assimilé dans ce cours, mais j’ai progressé sur certains points qui me sont très utiles au quotidien, pour l’alimentation ou les relations aux autres (surtout la gestion des conflits).

  7. Bonjour,

    Je découvrir avec plaisir ce blog !

    Je cherchais justement des informations sur la méthode Zermati.

    Question régime bon… moi je crois que j’ai tout fait…
    J’ai couru aux toilettes avec la semaine choux…
    J’ai eu de troubles rénaux avec la méthode Dukan…
    J’ai grossi avec la chrononutrition…

    J’ai eu une belle perte de poids avec la méthode WW…
    pour vous dire j’ai même été animatrice !

    Jusqu’au jour ou j’ai vu des femmes magnifiques Rondes ou pas d’ailleurs mais pas dans leur IMC, dans la souffrance de vouloir maigrir…
    Alors il faut compter… compter…
    Les recettes sont par contre tout a fait a garder…
    mais être perpétuellement et je dirais même obsessionnellement dans le « comptage »
    Contrôle… contrôle … contrôle… Donc trop souvent PERTE DE CONTRÔLÉ !

    J’aime cette phrase ;

    « Perdez vos kilos, les troubles restent. »

    Il y a bientôt un an, j’ai pris la décision d’arrêter d’être en guerre avec mon corps, donc d’arrêter les régimes.¨vous me croirez ou non, c’est super dur de ne plus faire de régime.

    Ce sevrage a pris presque 1 an, j’ai grossi au départ puis je stabilise.

    je n’ai plus de balance je le sens à mes vêtements.
    j’ai travaillé sur l’image que j’ai de mon propre corps, notamment par la danse orientale.

    Aujourd’hui je lis le livre du Dr Zermati.
    Pour être honnête j’ai habité Paris et je suis une fois aller voir une thérapeute formée à la méthode Zermati mais cela fait plusieurs années, et en consultation, c’est une approche plus psychologique que diététique… A l’époque je n’étais pas prête…

    Alors je ne doute pas que cette méthode soit un sacré chamboulement,

    « tribulation féminine », j’ai cru comprendre que tu vivais sur Paris, pourquoi ne pas aller suivre la consultation directement au cabinet du Dr Zermati ?

    Comment te sens tu maintenant ?
    Conseilles tu inscription sur le site ?

    Merci

    Virginie

    1. Merci pour ton témoignage Virginie car je crois qu’il reflète ce que beaucoup de femmes ressentent après avoir essayé beaucoup de régimes sans réelle stabilisation ni satisfaction quant à leur poids.
      Je sais à quel point c’est dur de ne plus être au régime et de se déconditionner des aliments interdits, des calories, de la culpabilité que chaque restriction induit.

      J’ai commencé à m’intéresser à la méthode Zermati il y a plus d’un an maintenant et comme tu le dis, c’est une approche plus psychologique que diététique (c’est d’ailleurs pourquoi certains sont sceptiques!). Malheureusement, pour ce genre de méthode je crois qu’il faut vraiment être bien dans sa tête pour la suivre sereinement. En effet, on touche à ses émotions, à son passé, à ses sensations physiques trop souvent abandonnées… Or, depuis plus d’un an j’ai subi pas mal de passes difficiles : séparation, difficultés dans mon ancien boulot, chômage, …
      Alors écouter mes émotions et ma satiété n’a plus été ma priorité… Je me suis d’ailleurs réfugiée dans la nourriture avec tout plein de kilos en plus !
      Mais depuis très récemment, j’ai repris mon travail sur les émotions qui me font manger. J’espère pouvoir en parler très vite sur le blog. Je peux le faire car je me sens mieux, plus forte, plus sereine. Mais c’est un long chemin qui ne se fait pas en 1 jour !

      Je ne suis pas allée consulter le dr Zermati car je suis déjà suivie en TCC (Thérapie Comportementale et Cognitive) pour mes troubles anxieux et je travaille avec mon médecin sur cette méthode.
      Concernant le site, j’ai été un peu frustrée et j’ai abandonné au bout du 4ème carnet alimentaire qu’on me demandait de remplir, seule. Je crois que rien ne remplace un face à face avec un bon médecin même si les coachs sont très rapides pour répondre aux questions. Perso, j’ai besoin d’être plus encadrée et qu’on m’explique vraiment en détails certains points sur les émotions par exemple. Or, avec un site, c’est plus difficile d’obtenir des réponses personnalisées.

      Mais, je pense que même si tu n’es pas sur Paris, tu peux trouver un autre médecin formé aux TCC et à la méthode Zermati (les 2 se rejoignent).

      Je te souhaite bon courage dans ton parcours, et à bientôt!
      Marion

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