Archives de Tag: zermati

Une question de poids

26 jan
Shootée (et un poil retouchée) par Skulicious.com !

Shootée (et un poil retouchée) par Skulicious.com !

Ce blog est rythmé depuis 3 ans (entre autres, heureusement) par mes problèmes avec la nourriture, ma prise de poids pour cause de ruptures, chômage, mal-être, mes essais Zermatiens, etc…

En novembre j’en ai eu marre. Marre de ne plus être aussi en forme physiquement, marre d’être essoufflée en montant les marches avec mes sacs de courses et puis, il faut bien l’avouer, marre de ne plus pouvoir enfiler toutes ces fringues prenant les ¾ de mon armoire (et les 4 boites glissées sous mon lit) !

Je n’ai pas eu un déclic à proprement parler (mise à part une sale photo dont l’auteur se reconnaîtra !). J’avais enfin accepté que je pouvais plaire telle quelle et que ma confiance en moi ne s’était pas dégradée mais tout le contraire ces derniers mois. Ma vie n’allait donc pas fondamentalement changer en mincissant, puisque je sais que beaucoup de gens m’apprécient telle que je suis. C’était plus une question de santé et une envie de profiter à fond de mon voyage à NY sans avoir mal aux gambettes au bout d’1 kilomètre !

Je suis donc allée voir mon médecin et lui ai expliqué la situation. Je vous rappelle qu’il est contre tout régime et que c’est lui qui m’avait fait découvrir Zermati.

Il a parfaitement compris mon envie et surtout mon besoin de voir mon poids vite descendre sur la balance les premiers temps histoire de rester motivée.

Il m’a donc prescrit (à contrecœur je crois !) en gros, de manger des protéines le midi et de la soupe (n’importe laquelle) le soir.

Autant vous dire qu’au bout du premier sachet de protéines, il était hors de question que je continue ! Trop dégeu ces trucs là ! (Mon médecin me l’a dit plus tard mais il le savait à l’avance !).

Alors j’ai concocté mon propre «programme » piochant ici et là des recettes protéinées, lights,… pour le midi. Le soir je m’en tenais à ma soupe. Evidemment, je ne me privais pas de restos entre amis, faut pas déconner… Et mes compulsions alimentaires se sont considérablement arrêtées, voire envolées. Alors c’était ça le truc ? Etre plus stricte envers moi-même pour faire la paix avec la nourriture ?

Bien sûr j’ai gardé la notion de manger uniquement lorsque j’ai faim de mon cher Zermati. Et là encore, je ressens une plus grande facilité à suivre sa devise. Le soir pas faim ? Je ne mange pas (et passe ma soirée sur Pinterest !)

Bon, le bilan ?! Alors le premier mois j’ai perdu 6 kilos. Beaucoup trop m’a dit mon médecin en me sermonnant (surtout sur le fait que je n’étais pas encore suffisamment fière de moi) ! Pourtant promis, je ne me suis pas affamée, loin de là. En décembre les choses se sont gâtées dû à quelques petits tracas et bien sûr au fêtes de Noël dont je n’allais pas me priver (ma mère cuisine trop bien que voulez-vous !). J’ai repris 1.5 kilos. J’étais bien sûr un peu contrariée mais pas grave, on reprend calmement et tout ira bien ! Et à ce jour j’ai perdu 8 kilos.

Le chemin est long mais je suis plutôt fière de moi et surtout, au-delà du poids perdu, le plus important est de m’être débarrassée de mon aphagie, une vraie victoire ! Plus de compensation par la nourriture et je respecte ma faim.

Attention ! Je sais que cet équilibre est encore fragile. Que j’ai besoin de temps pour être vraiment « guérie » mais je sais aussi que ma force réside dans le fait que je me suis acceptée avec mes kilos en trop avant d’entamer ce programme.

Je ne vais pas mentir, bien sûr que j’ai hâte de maigrir, seulement je ne peux pas le faire à n’importe quel prix. Les privations de régimes dangereux j’ai connus et elles m’ont sans doute en grande partie amenée à mes problèmes de nourriture.

Voilà le récit de cette perte de poids. Je ne la vois pas vraiment sur moi. Mais hier j’ai vu une amie que je n’avais pas rencontrée depuis fin octobre et qui m’a assurée que « ça » se voyait. Elle a sans doute dit ça pour me faire plaisir mais je m’en fiche, ça m’a fait du bien de l’entendre !!!

Je ne renie aucune parole prononcée sur ce blog. Je suis toujours contre les régimes affamant, les régimes qui n’ont pas lieu d’être, les médecins qui prescrivent des diètes strictes à des gamines juste mal dans leur peau sans prendre la peine de leur parler. Je suis à fond pour la méthode Zermati mais parfois, certaines personnes, comme moi, ont du mal à gérer les permissions !

Je continue mon petit bonhomme de chemin, sans objectif précis (« c’est scier la branche sur laquelle on est assis » dixit mon médecin). J’aurais toujours des « rondeurs » mais je m’en fous, je sais qu’on peut m’apprécier avec alors, pourquoi m’en priver complètement ?!!!

Avant j’étais tout le temps au régime, mais ça, c’était avant… Zermati !

24 sept

Non !

Plus jeune j’étais mince. Oui j’avais des hanches, des cuisses mais j’étais mince, et finalement je ne me sentais pas trop mal dans mon corps. A la sortie de l’adolescence je faisais un petit 38 et ne me préoccupais pas trop de mon poids. Mes parents ne m’ont jamais incité à faire un régime, ne m’ont jamais dit que j’étais rondouillette, enfant,  ou que je devais changer (et je les en remercie vivement).

C’est toute seule que je suis tombée dans mon premier régime. Hyperprotéiné avec sachets… J’allais avoir 20 ans et pendant plus de 2 mois, je n’ai mangé que des milkshakes dégeu.

Ah, oui j’ai maigris. Même trop ! J’avais perdu le peu de sein que j’avais à l’époque et ce n’était vraiment pas joli. Je n’ai pas été suivie pour la stabilisation. J’avais juste une liste d’aliments à bannir. J’ai donc regrossi mais raisonnablement. J’étais toujours mince avec des formes, j’avais le corps qui me convenait voilà tout.  Mais j’étais tombée dans le cercle vicieux du contrôle de mon corps. Je savais que je pouvais le faire obéir, être toujours plus mince, me priver de certains aliments, être euphorique en rentrant dans du 36 ; j’avais mis le doigt dans l’engrenage.

Un régime en entrainant un autre, j’ai alors essayé tout un tas de trucs, hypocalorique avec un petit bouquin récapitulant toutes les calories qui me suivait partout, le régime d’un ex qui consistait à manger pratiquement la même chose tous les jours, le régime IG, etc… Avec cet inévitable effet yoyo entre ces diverses méthodes amaigrissantes…

Mais un jour,  à force de frustration, d’interdits, de quantité limitée, j’ai complètement rejeté cette notion de régime. Après une rupture et un chômage difficile il m’est devenu impossible de me priver, de peser mes aliments, de me retenir devant un gâteau, bref j’ai connu alors une complète euphorie alimentaire. Je m’auto punissais de toutes ces privations que j’avais infligées à mon corps. Non, on ne peut vivre sous contrôle toute sa vie sans un jour péter un câble (surtout lorsqu’on vit des moments difficiles)!

Et puis j’ai découvert la méthode Zermati dont je vous ai déjà parlé (cf le menu des tribulations zermatiennes).  Pour rappel rapide, il s’agit d’écouter sa faim. De manger lorsque celle-ci se fait sentir et d’arrêter lorsqu’on ressent la satiété. Bien sûr c’est légèrement plus compliqué que ça surtout lorsqu’on ne sait plus du tout écouter son corps ni les signaux qu’il nous envoie. Mais c’est tellement libérateur et déculpabilisant !

Mensonges, régime Dukan et Balivernes, hâte de le lire….

 

Tout ce petit laïus pour vous parler de ce nouveau site no-régime lancé par les docteurs Zermati et Apfeldorfer. Ils nous alertent sur les risques des régimes amaigrissants qui nous font trop souvent tomber dans les Troubles du Comportement Alimentaire. Il existe d’autres moyens pour se réapproprier son corps, pour mincir et se sentir enfin bien dans sa peau !

Vous y trouverez également une pétition contre les régimes, bien trop souvent prescrits sans suivi, que je vous invite à signer si vous aussi, vous êtes une victime des régimes !

Il serait temps qu’on arrête de parler contrôle et qu’enfin nous apprenions à écouter notre corps, nos besoins. Il serait temps que les médecins aient d’autres solutions aux problèmes de poids que les régimes frustrants sans suivi et sans discussion avec leur patient. Il serait temps d’arrêter de vouloir rentrer dans un moule (taille 36 !) et de se comparer aux autres.

Chacun est différent, c’est ça qui est intéressant !

Zermati, retour sur mon (petit) parcours

16 mai

Là où tout a commencer !

Suite à mes derniers billets sur la méthode Zermati, j’ai reçu des commentaires et des questions sur mon propre parcours. Je remercie d’ailleurs celles qui m’ont laissé un message que ce soit pour partager leur propre expérience ou pour m’interroger. Ça me donne encore plus envie de m’investir dans mon parcours Zermati et de le partager avec vous.

Cependant, je ne sais pas si je suis la mieux placée pour parler de Zermati mais toute expérience est bonne à prendre et si cela peut ne serait-ce qu’aider à faire connaitre la méthode, j’en serai déjà heureuse.

Ceci étant dit, sachez surtout que chaque parcours est différent et que chacun rencontre ses propres difficultés, je ne m’impose donc pas grande prêtresse de Zermati !!!

Mais je vais tâcher au travers de ce billet de vous relater mon expérience avec Zermati et peut-être répondre à quelques questions par la même occasion.

Mon médecin a commencé à me parler de la méthode en 2010 je crois. Je ne connaissais ni Zermati, ni Apfeldorfer, ni le GROS. Il m’a juste posé une question : comment fait-on pour maigrir ? J’ai répondu naïvement un truc du genre : manger moins, faire du sport, etc… J’ai été surprise lorsqu’il m’a rétorqué que ce n’était pas la bonne méthode et qu’il fallait seulement manger quand on a faim.

Je m’étais donc renseignée sur le GROS, lu le livre de Zermati et commencé à faire quelques exercices. Encore une fois j’ai voulu avancer trop vite et me suis rapidement heurtée à des difficultés. Et puis la vie s’en est mêlée. Je me suis retrouvée à la recherche d’un emploi, puis j’ai commencé un nouveau job, puis rebelote pour chercher un emploi… Bref, des situations nouvelles et pas forcément faciles à vivre. Du coup j’ai laissé de côté Zermati, mon poids, pour me concentrer sur ce qui m’importait réellement à l’époque.

Fondant aux 2 chocolats, une tuerie !

En juin 2011, j’ai eu la chance de tester le site Line Coaching. J’ai donc voulu reprendre la méthode, j’ai recommencé les exercices mais je me heurtais à la pleine conscience et à la gestion de mes émotions. J’étais comme réfractaire à l’idée de me pencher sur mes émotions qui me faisaient manger. Impossible de mettre des mots là-dessus. Mon vocabulaire se trouve totalement restreint lorsqu’il s’agit de parler d’émotions ! J’ai donc abandonné le site. Je crois que j’ai réellement besoin d’un accompagnement plus personnel. J’ai besoin de faire face à quelqu’un à qui je peux poser toutes mes questions et qui prend le temps d’y répondre.

Et puis il y a quelques semaines j’ai repris ce travail sur les émotions avec mon médecin. J’écrirai prochainement un billet à ce sujet. Le fait d’avoir réellement entamé ce travail m’a donné le déclic pour rentrer à nouveau dans la méthode.

Jean-Pihilippe Zermati & Gérard Apfeldorfer

J’ai commencé avec l’exercice du chocolat mais ça ne m’a pas profondément convaincue. Mon médecin m’a conseillé d’aborder le sujet autrement. Si je ne savais pas gérer l’autorisation, je devais m’interdire de manger tant que je n’aurais pas faim. Un bon moyen pour reconnaitre ses sensations !

La première semaine je me suis trouvée tout un tas d’excuses pour manger, pour ne pas écouter ma faim (resto avec une copine, brunch entre amis, …). Marrant de voir comment on peut ruser et louvoyer pour manger…

La deuxième semaine par contre, je me suis lancée le défi de ne manger qu’avec faim. La première journée j’ai attendu qu’il soit 19h pour manger ! Je peux vous assurer que j’ai bien ressenti ma faim ! Cette journée de « sevrage » m’a été d’une aide précieuse pour les autres jours.

Chaque jour, je lis des articles, des témoignages, des livres sur Zermati. Ça me permet de baigner dans la méthode et de découvrir des petites astuces, de l’aide.

Une des nombreuses illustrations du site Line Coaching

Ce qui est très important également c’est de prendre note de ses journées. Je ne note pas forcément ce que je mange. Mais quand je mange ! Ça me permet de m’arrêter pour réfléchir 2 minutes avant de manger : ai-je vraiment faim ou seulement envie de manger? Le travail sur les émotions m’est alors d’une grande aide, mangeant la plupart du temps pour calmer une angoisse, remplir un vide, …

Une chose également importante c’est de cuisiner. Si j’ai envie de sucré, je me cuisine un gâteau. Le temps de cuisiner un bon petit plat et parfois je n’ai plus faim ! Et puis c’est encore plus savoureux de déguster cette nouvelle recette chopée sur Hellocoton !

J’ai encore bien sur des compulsions mais moindres. Pour l’instant je mange souvent au-delà de ma faim. Ce n’est pas grave, je me concentrerai sur la satiété plus tard, j’ai compris que je ne pouvais pas tout mener de front. Je consolide déjà mon travail sur les émotions et la faim. Il ne faut pas se mettre trop de pression car c’est tout de même pour notre bien qu’on entame ce processus !

Ainsi, j’essaye de ne pas trop me projeter dans l’avenir avec des questions telles que « vais-je perdre du poids ? », «mes compulsions vont-elles cesser ? ». Un jour après l’autre ! Toute petite victoire est bonne à prendre. Me coucher en sachant que je n’ai pas mangé au-delà de ma faim et que la nourriture ne me manque pas, ne pas me relever pour finir la plaquette de chocolat, passer plus de temps devant mon assiette, sont des petites réussites que je note scrupuleusement !

Je sais qu’en 3 semaines j’ai fait plus de progrès qu’en 2 ans ! Il suffit de trouver le bon moment et d’accepter de renoncer à ce qu’on connait en matière de nutrition.

Je perds du poids doucement. Et surtout lorsque j’ai une compulsion, je ne me traumatise plus. Je sais que le lendemain j’aurai faim plus tard. C’est certes un travail à long terme mais le bénéfice est bien plus important que celui d’un simple régime. Ce n’est pas qu’une question de poids c’est surtout une réconciliation avec la nourriture.

 

Edit du 20 juin : un petit concours ici bien appréciable pour toutes celles qui souhaiteraient essayer le site Line coaching et la méthode du dr Zermati !

Zermati : Envers et contre tous

11 mai

Miam !

En appliquant la méthode Zermati, je me suis vite rendue compte que j’allais être seule contre tous !

Finis les régimes, finie la notion de calories, finies les restrictions, finis les aliments interdits, tabous, finis les 3 repas obligatoires de la journée, bla bla bla !

Or, tous ces préceptes nous sont rabâchés à longueur de journée. Que ce soit dans les magazines que je m’obstine à lire tous les mois, que ce soit à la télé (Special K nous fait bien comprendre que le chocolat c’est le diable mais que grâce à eux on peut en manger en toute sécurité…), que ce soit chez nos médecins.

Il n’y a désormais qu’une seule personne à laquelle je pourrais me fier : moi ! Maintenant c’est ma faim et mes sensations alimentaires que je vais devoir écouter et personne d’autre. Et toc !

Mais ce n’est pas si simple ! Pendant des années j’ai lu tout un tas de trucs sur les régimes, l’équilibre alimentaire et c’est difficile d’oublier tout ça ! C’est difficile de penser que la plupart des nutritionnistes et spécialistes médicaux font fausse route en ne traitant que la quantité de nourriture absorbée sans tenir compte des sensations physiques et des émotions.

Difficile également de ne pas rentrer dans le moule, de ne plus vouloir participer à l’éternel débat comment faire pour maigrir ?, de ne pas se sentir concernée par les messages quasi-subliminaux qui défilent sous les publicités alimentaires. Et puis, il y a ce regard que vous jette les autres lorsque vous tentez de leur expliquez ce que vous faites. Ils vous regardent l’air de dire Encore une bonne excuse pour ne pas te mettre à la diète (mais moi aussi je prends un air ahuri lorsque je leur demande pourquoi ils se forcent à manger le matin s’ils n’ont pas faim…).

J’essaye donc de me rappeler que c’est uniquement pour moi que je fais cette démarche et que si les régimes amaigrissants fonctionnaient vraiment, je serais (restée) très mince !

Et lorsque je me suis  retrouvée dans un supermarché, j’étais complètement paumée ! Au rayon fromage, je n’avais plus besoin de prendre du 0%, au rayon pain, je pouvais prendre autre chose que du complet, au rayon gâteaux, je pouvais prendre autre chose que les « diététiques ».

En fait, je pouvais me laisser guider uniquement par mon plaisir et mes envies : une gamine dans un magasin de jouets avec budget illimité !

Mais j’ai encore du mal à me séparer de mes anciennes habitudes, à acheter des gâteaux ou des confiseries, de peur qu’ils ne fassent pas long feu dans mes placards. Et surtout de peur de ne pas avoir assez confiance dans mes sensations alimentaires. Je ne précipite pas donc pas les choses et y vais à mon rythme. Tant pis si je n’achète pas de gâteaux pour le moment, je le ferai quand j’aurais appris à bien connaitre ma faim.

Tout ce changement prend du temps mais j’ai l’impression que je suis sur la bonne voie.

Et comme me l’a rappelé mon médecin ce jour, je ne dois pas voir ça comme un travail long et pénible mais comme un changement de mode de vie qui va me libérer et dont je peux être fière.

Avec Zermati, c’est chocolat party !

7 mai

Varier les plaisirs !

J’ai tellement fait de régimes ces dix dernières années que je suis formatée à l’interdit. Confiture : interdit. Chocolat : interdit. Pomme de terre : interdit.  Salade : autorisée. Poulet : autorisé. Fromage blanc 0% : autorisé (mais dégeu).

Alors, lorsque j’ai décidé de reprendre plus attentivement la méthode Zermati, mon médecin m’a conseillé plusieurs exercices que je n’avais jamais pris la peine de faire. Nous avons donc commencé par l’exercice du chocolat. A savoir, remplacer un repas par jour par une plaquette de chocolat. Se peser au premier jour et au dernier de l’expérience pour constater qu’il n’y a pas de prise de poids, voire même une perte et donc arrêter de bannir le chocolat de son alimentation. Car celui-ci, ni aucun autre aliment « interdit » dans les régimes conventionnels, ne font grossir s’ils sont mangés avec faim.

J’adooooore le chocolat !

Mais pour une grosse restriction cognitive comme la mienne, il fallait frapper fort : remplacer tous les repas de la journée par une tablette de chocolat. Super programme !

Il me fallait trouver un moment idéal pour commencer cette chocolat party. Me voilà donc un midi au ciné pour y voir le film Mince Alors ! Idéal je vous dis !

Je sors donc ma plaquette de Nestlé fondant ultime (tout un programme) de son emballage alu histoire de respecter le 3 autres nanas présentes dans la salle et pouvoir suçoter mes carrés de chocolat tranquille.

J’ai essayé de laisser fondre chaque carré doucement sur mon palais… Ce n’est pas une habitude pour moi de déguster. Je dois y réfléchir, me rappeler à l’ordre sans cesse. Je me rends compte de l’ampleur du problème….

J’avoue que ça m’a fait tout drôle de bouffer une plaquette de chocolat en matant un film sur une cure d’amaigrissement à Bride les Bains ! Mais je me suis bien marrer, je pense que c’est le principal !

Vers 17h30, prise d’un mélange de faim et d’envie (plus d’envie je pense), je me suis tapée une tablette de Crunch… Faut savoir varier les plaisirs !

Le soir, en rentrant du sport vers 21h, j’avoue que les odeurs émanant des restos et la description des pâtes de ma copine S. m’ont donné une furieuse envie d’une plâtrée de pasta ! Mais j’ai décidé de faire l’expérience jusqu’au bout (et je n’avais rien à mettre sur mes pâtes) et ai donc jeté mon dévolu sur une tablette de Lindt double lait.

Je l’ai mangée sans faim réelle celle-là et elle m’est un peu restée sur l’estomac…. Trop de chocolat, tue le chocolat !

2ème jour

J’ai commencé ma plaquette de Milka aux éclats de Daim vers 11h car pas de signaux de faim avant. Je vous déconseille ce chocolat pour la dégustation : ça fait mal au palais les petits morceaux de caramel une fois le chocolat fondu !!

Vers 17h30, gros coup de barre avec mal de tête en prime. Vite, du chocolat !!! Bon, j’avoue, j’avais carrément envie d’autre chose comme du fromage, de la viande, ou juste du pain beurré ! Du salé quoi !!

Mais je n’en suis qu’à 2 jours de cette chocolat party, ce serait dommage d’arrêter mon expérience maintenant. Je me rabats donc sur une plaquette de Crunch…

3ème jour

Le chocolat j’en ai marre ! Mais je continue l’expérience en avalant une plaquette à la première sensation de faim vers 13h.

Dans l’après-midi, impossible de manger encore du chocolat. Je me prépare des nouilles sautées façon chinoise. Je les mange avec bonheur !

Au 4ème jour je me suis pesée et j’avais perdu 1.1kilo. Mais ça ne suffit pas à me convaincre intimement que les aliments qui m’ont été si longtemps interdits peuvent être mangés sans culpabilité. Je sais que le chemin est long pour que je cesse toute référence et culpabilité face à mes anciens régimes. Je suis conditionnée…

C’est difficile de prendre conscience de ses troubles alimentaires et encore plus d’y faire face. C’est même bien plus difficile qu’un régime !

Au prochain épisode, les émotions qui nous font manger…

 

Edit : Attention ! Ce que je décris plus haut n’est en aucun cas un régime ! C’est un exercice proposé par le docteur Zermati qui permet de prendre conscience de ses restrictions cognitives et d’apprendre à écouter sa faim.

 

Zermati fait des petits

16 jan

Marie Claire Février 2012

Le dernier numéro de Marie Claire nous propose le dernier régime de notre vie. Alléluia, je n’attendais que ça…
J’ai donc calculé mon poids idéal selon la méthode Dukan (grincement de dents) qui coïncide pour une fois au poids que j’aimerais retrouver, et me voilà plongée dans la nouvelle méthode Weight Watchers. Finis les points à comptabiliser à chaque repas : il était temps ! Pas très pratiques ni très discrets la calculette et le calepin à chaque repas.

On écoute notre satiété ! En voilà une bonne nouvelle ! Les principes des Dr Zermati et Apfeldorfer seraient-ils enfin en train de faire des émules ?
Mais non. C’était trop beau pour être vrai ! Il y a encore cette liste d’aliments à respecter, ces journées de « rattrapage », cette notion d’écart, d’excès, cette fameuse journée type que j’ai dû lire un million de fois dans chaque dossier spécial régime (et qui ne donne vraiment pas envie de suivre un régime).
On commence donc doucement par reprendre des conseils de bon sens : manger à satiété mais malheureusement on s’arrête là.
Car point d’aliment interdit chez Zermati ! Point de journée de diète après un excès, juste une écoute de ses sensations alimentaires.
J’essaye de nouveau de suivre ces principes et je ne m’en porte pas plus mal. Je ne prends d’ailleurs plus de petit-déjeuner, preuve sans doute que je mange trop le soir.
Je me fais un bon resto ou une bonne bouffe un soir ? Le lendemain, j’attends d’avoir faim pour manger. Je culpabilise toujours lorsque je mange, j’ai du mal avec la satiété, les émotions, mais je prends mon temps. Je me pèse plus régulièrement, je lis de nouveau des conseils des deux médecins, des bloggeuses qui ont suivi la méthode, bref, je me réapproprie la méthode doucement mais sûrement.
Alors, non nous ne sommes pas encore dans la révolution diététique, mais si les nutritionnistes qui conseillent les magazines reprennent peu à peu les principes de la méthode Zermati, on va peut-être  évoluer vers quelque chose de plus sain, de moins restrictif, de plus sensé.

Zermati, où j’en suis ?

20 sept

Miam Miam!

Il y a quelques temps je vous parlais de mon expérience sur le site Linecoaching des docteurs Zermati et Apfeldorfer.

Je ne suis pas arrivée à suivre leurs recommandations sur le long terme. Impossible pour moi de pratiquer la pleine conscience sans être assaillie de pensées anxiogènes, impossible de me concentrer sur mes sensations, impossible de prendre du temps pour déguster. Et ce n’était pas faute d’essayer pourtant.

Mais à force de trop vouloir y arriver, à trop me concentrer sur mes sensations alimentaires, celles-ci m’obnubilaient. Je finissais par culpabiliser dès que je mangeais le moindre truc en dehors des repas. Je culpabilisais également de ne pas pouvoir suivre les conseils qui me paraissaient simples mais que je n’arrivais pas à suivre. Le site est certes bien fait mais n’offre pas de réel accompagnement lorsque vous « décrochez ».

Et au bout du 3ème carnet alimentaire qu’on m’a demandée de remplir, j’ai dit STOP. Reconnaître ses envies de manger émotionnelles… Trop difficile pour moi étant constamment anxieuse.

Attention, je ne dénigre absolument pas la méthode que je trouve être la plus saine pour mincir ou du moins pour arriver à son juste poids. C’est sans doute qu’elle mêle perte de poids et travail sur les émotions et que ce travail je le fais ailleurs, d’une autre façon, à mon rythme.

Du coup, j’ai relâché la pression mais pas question de continuer à prendre du poids. J’ai donc repris une alimentation équilibrée, mais plus question de régime drastique. Je privilégie simplement légumes, aliments complets, protéines naturelles, rien d’exubérant !

Et là, depuis quelques jours, la révélation. J’arrive à sentir quand je n’ai plus faim (pas tout le temps, hein !) et à manger seulement lorsque j’ai faim. Je ne sais pas pourquoi ça me parait plus naturel, plus simple maintenant.  Je ne grignote plus dans l’après-midi, même seule chez moi ! Alors j’ai décidé de ne pas trop y penser, de prendre les choses comme elles viennent. Je sais désormais que je ne perdrais pas 20 kilos en 2 mois, que ça va me prendre du temps, que ça va me demander des efforts mais ça ne me parait plus insurmontable.

J’avoue que faire du sport m’aide également à prendre soin de mon corps. A chaque mouvement de body pump, à chaque suée, à chaque effort, je sais que je me fais du bien, que mon corps en a besoin.

Et je continue à suivre bien sûr les blogs des Zermateuses et rigole doucement lorsqu’on me parle du dernier régime à la mode… !

Line Coaching étape 1 : faire table rase du passé !

13 juin

Cesser la lecture de ces bouquins tu devras...

Ces 10 dernières années j’ai testé beaucoup de régimes : hyperprotéiné, index glycémique bas, hypocalorique… Tous me demandaient de respecter des règles strictes et me faisaient ingurgiter non pas des aliments mais des soi-disant vérités alimentaires obligatoires pour maigrir.Au chocolat au lait, tu préfèreras le chocolat noir,

Aux aliments raffinés, tu préfèreras les aliments complets,

Aux protéines et féculents, des légumes toujours tu ajouteras,

Aucun repas tu ne sauteras,

La viande rouge par du poisson tu remplaceras…..

Du fromage blanc 0% pour te caler tu ingurgiteras,

Bref, en 10 ans, toutes ces règles se sont mélangées, se sont imprimées et je ne peux plus manger sans y penser. Dur alors de ne pas culpabiliser lorsque je mange du chocolat au lait car non, le chocolat noir je n’aime pas ça, que je mange uniquement des pâtes sans aucun légume, que je grignote une baguette et délaisse le pain complet, etc…

J’en ai marre, je suis fatiguée de devoir me poser tout plein de questions lorsque je fais les courses, marre de culpabiliser lorsque je mange le moindre truc non « conforme » aux règles lues dans les livres, les magazines ou apprises chez le nutritionniste. J’ai juste envie de manger en paix. Sans prise de tête inutile pour quelque chose de finalement très naturel : me nourrir.

C’est aussi pour ça que j’ai choisi la méthode Zermati : pas d’association d’aliments à respecter, pas de pesée des aliments, pas d’interdits, pas de culpabilité. On repart à quelque chose de simple (ou du moins qui devrait être simple) : écouter son corps.

Envie d'un muffin ?

Mais c’est un long chemin que d’abandonner des contraintes qui vous suivent depuis si longtemps, de vous persuader que non, vous n’allez pas grossir si vous mangez en ayant faim, même du chocolat. Lorsque j’arriverai à manger sans elles dans mon assiette, j’aurais gagné un sacré combat.

Line coaching ou comment retrouver ses sensations alimentaires

9 juin

Mardi soir dernier j’ai eu la chance d’être conviée à la présentation du nouveau site de coaching alimentaire des spécialistes Gérard Apfeldorfer et Jean-Philippe Zermati : Line Coaching.

Je me suis alors sentie investie d’une mission journalistique et suis venue avec bloc note et crayon pour vous faire un compte-rendu détaillé de ma première conférence !

Petit come-back nécessaire pour vous parler de la méthode. J’ai découvert le docteur Zermati il y a environ un an grâce à mon médecin qui m’a révélée le secret pour retrouver mon poids de forme : manger en écoutant sa faim et respecter ses sensations alimentaires. Quoi ?! Plus de restrictions ? Plus de blanc de poulet sans sel ? Plus de fromage blanc acide ? Plus d’haricots verts sans matière grasse ? Le bonheur !

Mais bien sûr après 10 ans de régimes, de privations, de lectures effrénées sur les régimes miraculeux, ma tête est pétrie d’idées reçues. 3 repas par jour tu feras, aliments complets tu privilégieras, moins gras le soir tu mangeras, chocolat et viennoiseries tu banniras…

Difficile alors de retrouver ses sensations corporelles, de prendre plaisir à manger, de savoir déguster et aussi de savoir s’arrêter…

C’est pour aider les femmes pour qui tous les régimes ont échoué et qui souhaitent retrouver une sérénité alimentaire que le psychiatre Gérard Apfeldorfer et le médecin nutritionniste Jean-Philippe Zermati ont créé le GROS (Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le Surpoids) il y a plusieurs années afin de trouver des alternatives aux régimes restrictifs voués à coup sûr à l’échec.

Des ouvrages tels que le célèbre « Maigrir sans régime » écrit par le docteur Zermati ont également vus le jour en parallèle. Cependant, peu de praticiens conseillent encore cette méthode et il n’est pas toujours facile de trouver un médecin formé près de chez soi.

Ainsi, depuis le 3 juin, le site Line coaching propose la méthode du GROS sur internet. Derrière ce titre quelque peu marketing, Line Coaching est un espace d’échange et de conseils pour suivre les grandes étapes de la méthode inspirée des thérapies comportementales et cognitives qui permettent de corriger nos comportements et schémas de pensés inadaptés.

Ca vous dirait de :

-          Réapprendre à déguster et à manger en « pleine conscience ».

-          Manger pour le plaisir.

-          En finir avec la diabolisation de certains aliments, notions apportées par les régimes successifs.

-          Ne plus « manger vos émotions ».

Ici pas question de régime mais d’une nouvelle façon de manger !

La démo du site nous a permis de constater qu’il est très complet et intuitif. On y trouve des vidéos explicatives, un espace d’échange avec des coach formés au GROS, des conseils, des exercices pour mettre en pratique la méthode. La possibilité de dialoguer avec les médecins et le chat disponible permettent de se sentir soutenu et de poser toutes ses questions.

La présentation s’est poursuivie avec une dégustation en pleine conscience. C’est là que, pour moi, les choses se corsent ! Difficile de prendre son temps, de déguster, de reconnaître toutes les saveurs d’un aliment lorsqu’on avale son repas en 8min top chrono ! Mais découvrir en dégustant lentement une pâte de fruit fraise, citron vert et basilic de Pierre Hermé n’est finalement pas si difficile !

Pouvant profiter de 3 mois de « coaching » sur le site, j’ai décidé de vous faire suivre pas à pas mes progrès, mes difficultés et ma redécouverte des sensations alimentaires dans une nouvelle rubrique : Tribulations zermatiennes (Pardon, docteur !).

J’en profite pour remercier l’équipe qui m’a gentiment conviée à la présentation, les médecins Zermati et Apfeldorfer, très accessibles, ainsi que les bloggeuses rencontrées à l’occasion ! Il est bien agréable de mettre un visage sur les textes découverts au fil de mes tribulations !

Line coaching : www.linecoaching.com

Tarifs :  19 €/mois pour une inscription de 6 mois

29€/mois pour une inscription de 3 mois

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 101 followers

%d bloggers like this: